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lundi 19 août 2013

Un livre dans les oreilles : La mort s'invite....

Reçu il y a quelques mois déjà, je me suis plongée dans le dernier titre de P.D. James : La mort s'invite à Pemberley. Petite particularité de cette lecture, il s'agit d'un Audiolib (un livre audio).
C'était donc une expérience que de découvrir ce roman lu par Guila Klara Kessous (une comédienne et enseignante française). J'en profite pour remercier les éditions Audiolib pour cette proposition.
Malheureusement, je n'ai pas été au bout de ma lecture (tu te montres du doigt et tu te hues!).
Mais ce n'est pas parce que je ne l'ai pas fini que je ne peux pas en parler, ma p'tite dame!
En plus de l'appréciation du roman, ma note prend en compte l'expérience avec l'audiobook.


 

  Vous prendrez bien un petit biscuit pour nous raconter tout ça!


Quand j'ai reçu la proposition de tester un Audiolib, j'ai tout de suite sauté sur l'occasion. Comment rentabiliser en matière de lecture les moments où on a les mains prises? Grâce à un livre audio pardi! Par contre, de mon côté, les débuts ont été un peu laborieux.
J'ai tout d'abord testé le principe en voiture... pas de bol, mes trajets entre la maison et le boulot étant vraiment très courts (3/4km), je n'avais pas vraiment le temps de me plonger dans l'histoire sans en
Audiolib, 16 janvier 2013, 1CD, 10h
perdre le fil.
Nouveau test vers une destination plus lointaine, et là c'est ma concentration qui est mise à rude épreuve. Je me suis rendue compte que la route prenait le pas sur l'histoire, et que j'en perdais également le fil. Maintenant, je pense qu'il s'agit d'une question d'habitude (moi, la bagnole, c'est plutôt chanter à tue-tête, hurler des insultes aux conducteurs du dimanche, enfin faire des choses qui ne demandent pas trop de concentration).
Par contre, je sais que certaines y ont vraiment pris goût.... (par contre, je suis sûre d'avoir vu un reportage où une bloggeuse expliquait son utilisation des livres audio.... mais je n'arrive pas à mettre la souris dessus... lien donc à mettre à jour).

Je ne vais pas m'étendre sur le testing "au boulot", parce que là c'est carrément impossible de tenter de rédiger un texte avec un conteur dans les oreilles. Impossible de dissocier mon cerveau... dommage. On en revient au point de départ. La bagnole, le boulot 1 -  moi 0.

Bon, vu que je ne m'arrête pas sur un "échec", j'ai mis à profit un moment de je-ne-fous-rien-dans-le-divan pour écouter le CD... Aaah ça, c'était plutôt positif. J'arrive à suivre et à écouter l'histoire. Qui plus est, j'ai un peu de temps devant moi... Mettons ça à profit!
Sauf que (baaah wais, y a un sauf que....) je me suis endormie au bout de 15 minutes! L'agréable voix qui nous conte une histoire, c'est un peu une réminiscence des histoires que les parents racontent avant d'aller dormir. On peut donc dire que cette position est une réussite à 75%, vu que j'ai quand même pu avancer dans ma lecture. Même si je ne prends pas assez souvent le temps de me vautrer ainsi, ça vaut la peine d'être exploité (en général, soit je glandouille sur du Candy crush, du FB, du zapping, ou un bouquin; soit je m'endors).

Nouvelle tentative, qui a porté ses fruits cette fois, car j'ai réussi à m'enfiler plusieurs heures de lecture audio (finalement, je ne suis peut-être pas loin de la fin du bouquin!) : pendant le bricolage!
J'avais le projet de terminer le décapage de l'escalier. Travail long et répétitif -voire complètement chiant. Le fait de me mettre le casque sur les oreilles avec une bonne histoire m'a donné des ailes...
Pas besoin de faire fonctionner mes neurones (juste quelques unes pour ne pas me brûler), je pouvais être tout ouïe!

Et le contenu alors?


P.D. James revisite le classique de Jane Austen, Orgueil et préjugés selon l'angle de l'enquête policière. Plutôt que revisiter, je devrais dire "apporte une suite". N'ayant pas (encore) lu le titre d'Austen, je n'ai pas eu le plaisir de retrouver les personnages. Néanmoins, à l'écoute, j'ai été directement plongée dans l'Angleterre du 19ème siècle. A la veille d'un grand bal annuel se déroulant dans la somptueuse demeure des Darcy, un cadavre est découvert sur les terres du domaine. Cet évènement va évidemment mettre sans dessous-dessus tous les projets de fêtes.
J'ai bien avancé dans ma lecture, prenant plaisir au récit, que je compte bien achever quand même. Je n'ai jamais lu de P.D. James auparavant, mais celui-ci avait un petit goût d'Agatha Christie. Le fait que cela se passe dans un cadre déjà "existant" est assez sympathique aussi (enfin j'imagine) pour celui qui aime les "que sont-ils devenus?"
N'ayant pas été jusqu'au dénouement, je ne saurais donner un avis affirmé sur l'éventuel retournement de situation.... ou pas.



En bref, l'audiobook est vraiment un chouette concept. Concept qui n'est pas neuf, mais ce "retour" sur le devant des librairies rime avec une diminution du coût des livres audio (si mes souvenirs sont bons, le 3ème tome de Harry Potter comptait 10CD et coûtait plus de 40 euros, maintenant le prix est quasi similaire à celui du grand format), ainsi qu'un élargissement du catalogue. Aujourd'hui, quasi toutes les nouveautés sont disponibles en audiolivre. Ce qui est également profitable aux personnes mal/non voyantes.
De plus, ces livres sont lus par des conteurs de qualité (en général des comédiens), ce qui ne gâche rien au plaisir.
Alors même si je n'ai pas encore été au bout de ma lecture, j'en retire une expérience agréable.


vendredi 9 août 2013

Le trône de fer, tome 1 - George R.R. Martin

Ou comment une série télé m'a donné envie de découvrir le bouquin... ou pas...
Suite au début de la diffusion de la série télé, j'étais tentée de découvrir la saga papier -ce qui sous-entend lire les bouquins avant de la regarder.
Une oreille attentive ayant capté ma requête m'a offert le premier tome pour mon anniversaire. Or (attention, c'est du tout moi) le livre est resté près d'un an dans ma PAL (sans blague). Au point que j'ai finalement craqué et avalé les trois saisons télé quasi d'une traite (c'était tellement bien tombé, que la saison 3 commençait quelques semaines après qu'on ai fini la 2).
Donc, même si l'envie de lecture était là avant de voir la série, c'est lors du visionnage que j'ai brûlé d'ouvrir le premier tome et me plonger corps et âmes dans le livre.
Ce premier tome constitue la "première partie" du premier tome en version originale "A game of thrones". A l'instar des éditions françaises de romans de Robin Hobb, l'oeuvre de Martin est également scindée.
Résultat : j'en veux encore!







Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?

J'ai Lu, 12 janvier 2011, 477p.
Petit synopsis (piqué sur le wiki de la garde de nuit) qui fait clairement le résumé que j'aurais fait, mais en plus brouillon.
Le royaume des Sept Couronnes vit depuis près de quinze ans sous le règne du roi Robert Baratheon qui a mis fin à la lignée des Targaryen lors d'une rébellion qui vit la chute du roi Aerys II Targaryen. Depuis près de neuf ans, après la tentative de rébellion de lord Balon Greyjoy, le royaume est en paix et connaît la prospérité apportée par l'été le plus long connu de mémoire d'homme. Cependant, cette époque touche à son terme... Au-delà du Mur qui marque la frontière septentrionale du royaume, d'étranges événements annoncent la venue prochaine de l'hiver. Pendant ce temps, à Port-Réal, capitale du royaume, lord Jon Arryn qui fut la Main du roi Robert lors des quinze premières années de son règne, décède. Lord Eddard Stark, ami d'enfance du roi et seigneur suzerain du Nord est pressenti pour lui succéder, malgré son aversion pour les intrigues de la Cour. Mais un autre péril menace l'unité du royaume car, au-delà du détroit, dans les cités libres, les derniers héritiers de la dynastie targaryenne conspirent pour reprendre le Trône de Fer qui leur a été usurpé...




Et mon avis pour tremper dedans?


 Comment se fait-ce que je ne me suis pas lancée dans cette série plus tôt?!?! Bon en même temps... comment se fait-ce que je n'ai pas adhéré à la fantasy plus tôt?! Je ne sais pas si c'est l'effet "série télé" qui m'a fait apprécié ce premier tome, mais c'est sûr, j'ai passé un vraiment bon moment entre Winterfell et Port Royal.

 Côté intrigue, vu qu'il s'agit du premier tome d'une longue saga, les choses se mettent en place petit à petit. Les gros fils rouges du moment ce sont, d'une part, l'accès à la fonction de "Main du roi" par Ned Stark et l'enquête sur la disparition de John Arryn; et d'autre part, l'évolution des enfants Targaryen, désireux de reconquérir le trône de leur père.
Autour de ces deux larges bandes de circulation se déroulent de multiples intrigues secondaires -pour le moment, je suppose- mais qui auront leur importance dans la suite du récit. Ces intrigues n'en sont pas, pour le moins, inintéressantes.
Au final, l'histoire se tisse de milliers de fils qui se lacent, s'entrelacent et se dénouent, tout en tenant le lecteur en haleine. On découvre les décors, les persos et certains éléments plus importants se mettent déjà en place.J'ai de suite bien accroché et je me suis passionnée des événements qui s'y déroulaient.

❢ Côté personnages, chacun a sa personnalité propre, et Martin met un point d'honneur à donner une description plutôt détaillée de chacun. Même les rôles secondaires ne sont pas laissés de côté. Ils ont tous leurs particularités, tant psychologies que physiques. Certains sont attachants, d'autres moins, voire carrément détestables. Ce qui est sûr, c'est qu'ils ne manquent pas de caractère! Evidemment, les ayant "vus" à la télé, mon imagination était un peu moins libre de les esquisser à sa guise. Mais il faut dire que les acteurs ont été bien choisis pour incarner leur personnage.

❢ Au niveau de la structure narrative, Martin opte pour une construction "un chapitre, un personnage". A savoir que chaque chapitre est narré du point de vue d'un personnage central. Les chapitres ne sont ni trop courts, ni trop longs. Dès lors, le récit reste assez rythmé. On passe ainsi d'un personnage à l'autre, d'une situation à une autre, pour revenir ensuite dessus, et ainsi de suite. Evidemment, tous les personnages ne sont pas "narrateur".
Je trouve cette manière de présenter le récit assez appréciable. D'une part, pour la question du rythme de lecture, mais aussi pour l'exploration du monde.

❢ Impossible de faire l'impasse sur le style de la traduction française, tant la polémique a fait grand bruit. Le style de Jean Sola (le traducteur des 4 premiers tomes originaux) est qualifié d'archaïsant par rapport au style utilisé par Martin, qui n'est pas très "recherché" (ce n'est pas moi qui le dit, c'est wiki).
Au vu de cette critique, j'ai voulu m'essayer à la VO. Il me semble avoir bien tout capté de ce que j'ai lu (malgré le fait que je manque cruellement d'entrainement, mon dernier livre en VO datant de.... pfff). Néanmoins, j'ai lâché l'affaire au vu de l'épaisseur du bouquin et de la taille de ma PAL. (Puis bon, j'avais quand même peur de passer à côté de certaines choses, étant donné qu'il s'agit de fantasy... excuse à deux balles pour ne pas dire que je n'ai pas fait un grand effort).
Donc je me suis plongée dans la VF. Il est vrai qu'au début, le style semble un peu "pompeux", les tournures de phrases alambiquées, les expressions vieillotes. C'est du médiéval, et le traducteur a tenu vraiment à rendre l'époque à travers les mots. Je comprends que ça puisse rebuter pas mal de lecteurs, surtout que l'on parle ici de plusieurs milliers de pages.
Je n'ai quand même pas eu trop de mal à entrer dans le texte. Oui, au début, ça semble un peu fastidieux à lire. Mais au final, une fois qu'on est happé par le fond, la forme se digère.
Franchement, cela ne m'a pas gêné plus que ça.
La polémique s'étend également sur les choix de traduction réalisé par Sola, ce dernier ayant pris certaines "libertés" d'interprétation (exemple du dire-wolf traduit par loup-garou). De fait, je ne sais pas si le métier de traducteur permet une réécriture de l'oeuvre à sa sauce...
Mais bon, "problem solved", depuis le 5ème tome, la traduction a été confiée à Patrick Marcel.

❢ En breff-itude, je suis en train de découvrir une série qui me botte vraiment beaucoup, tant sur le plan littéraire que sur le plan télévisuel- j'en profite pour souligner le grand respect de l'adaptation télé par rapport aux livres (okay l'auteur veillait sans doute au grain)- et pour laquelle mon intérêt continuera à aller en grandissant. Affaire à suivre donc!




mercredi 7 août 2013

Journal de bord #6 avec du souvenir dans le dedans

 Parmi les lecteurs, nombreux sont ceux et celles qui tiennent un carnet de leurs lectures. Alors, TOC ou pense-bête, j'ai aussi cette petite manie. Tout d'abord parce que j'aime bien écrire, ensuite parce que j'aime bien lire, et enfin parce que j'adore les carnets et que je ne sais jamais quoi écrire dedans (donc tant qu'à faire des listes...).

 Aujourd'hui est un "jour" un peu spécial. Je dis "jour", mais c'est plutôt "mois" (et encore, je suis à la bourre pour souligner l'évènement), bref on va dire un MOMENT!
Il y a 20 ans j'entamais mon premier carnet de lectures (aouch mon c*l!!). Carnet que j'utilise d'ailleurs toujours actuellement.
Et il faut dire que depuis le temps, il a quand même un peu changé. Tout d'abord au niveau "physique", il a bien dû passer entre les mains expertes du Docteur Suture (j'ai dû procéder à plusieurs recollage minutieux des pages et des livrets de pages entre eux). Ensuite, au niveau de sa forme, où le début est marqué par l'utilisation d'un bic d'une même couleur à chaque fois (là on est passé du noir au bleu... ça fait désordre :-) ). Et enfin au niveau du contenu, le plus important au final.

❢ Petit retour en 1993 (nonante-trois!). A l'époque j'avais 14 ans et demi. J'avais donc décidé de reprendre mois par mois mes lectures; et dans le cas où une lecture chevauchait plusieurs mois, le titre était réinscrit sous le mois concerné. Les informations reprises étaient donc : le mois et l'année, le titre, l'auteur et la collection.
Evidemment, au niveau du comptage annuel (parce que oui, le lecteur compte le nombre de lectures réalisées sur l'année. Même s'il prétend que c'est la qualité et non la quantité qui compte, le nombre reste un petit défi personnel. Et la fierté est présente quand le lecteur bat son "record"), c'est pas très pratique, d'où le petit astérisque turquoise, précédé d'un chiffre.

❢ Ensuite, afin de pallier à ce manque de clarté, j'avais pris la décision de renoter la lecture qui "débordait" du mois au crayon. Changement crucial -cela va sans dire- qu'il était également accompagné des dates de début et de fin de lecture; et de la disparition de la collection. (Ce n'est pas illustré ici. Petite particularité, si la lecture débordait, la date de fin était indiquée en face de la ligne "bis" au crayon).


❢ Les années passant, je me suis aguerrie dans le maniement du carnet! J'ai pris de l'assurance et défini mes besoins en matière d'informations à conserver (oui,c'est tout un cheminement intellectuel profond qui nécessite une description minutieuse). Et donc au final, la double écriture a disparu. Les dates de début et de fin de lecture se suffisant amplement à elles-mêmes!
Autre tradition qui s'est instaurée au fil du temps, c'est le bilan de fin d'année. Ce bilan comprenait le nombre de lectures réalisées sur l'année, le top 5 (avec mention "coup de coeur" ou pas) et les abandons (s'il y en avait).
Et en fait, rien qu'à la lecture de ces petits bilans, je peux me souvenirs de ce qui s'est passé pendant l'année concernée. De même quand je parcours les différents mois. Je peux me rappeler dans quel état d'esprit je me trouvais à telle ou telle époque.

❢ Souvent il m'arrive d'avoir envie de démarrer un nouveau carnet; d'en acheter un supra beau (comme les Paper Blank qui font grimoires) et de remettre tout au propre. Mais finalement, ça ne serait que lui ôter toute l'âme dont il s'est nourri pendant plus de 20 ans maintenant. Puis bon, si c'est pour chier une pendule à chaque fois que je fais une rature... Au diable le neuf et le propre, mon carnet a vécu -voire survécu- il y a des ratures et des pages collées (baaah wais, quand il y a trop de saletés, faut quand même bien toiletter), mais c'est mon carnet! Bref... mon carnet est un prolongement de ma lecturitude, et je ne m'en séparerai jamais! NEVER! Do you hear me?!

❢ Et sinon vous, une manie du carnet aussi peut-être? Allongez-vous, on va en parler....




dimanche 4 août 2013

The boys - Intégrale tome 1 - Garth ENNIS & Darick ROBERTSON

Ça va faire très mal! est le premier intégral de la série de comic The boys créée par Garth Ennis, scénariste britannique (né en 1970), et Darick Robertson, dessinateur américain. La série compte actuellement 18 tomes en VF (et 20 en VO). Cette intégrale reprend les 3 premiers tomes VF.
Découverte chez Acr0, reçue à Noël, voici une nouvelle série qui m'a vraiment emballée.
3 intégrale VF existent déjà en librairie. La seconde m'attend déjà dans ma PAL.



Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?


Panini Comics, 14 mars 2012, 320p.

Et si les supers-héros avaient été créés par une entreprise d'armement grâce à un sérum qui procure des supers pouvoirs afin de protéger le monde. Et si en fait, ces supers-héros étaient un peu des connards qui se croyaient tout permis, mais restaient quand même sous la protection du chef d'état?

Alors, il faudrait quelqu'un pour les calmer un peu. Billy Butcher, britannique, est un type violent et amoral. Mais il a décidé de mettre tout en oeuvre pour venger sa femme, morte violée par un des ces supers-héros.
Engagé par la CIA, il a formé autour de lui un petit groupe pour faire la chasse aux supers-slips.

Hughie, écossais dont la copine vient d'être gentiment pulvérisée par un des "Sept", est recruté par Butcher pour intégrer l'équipe. C'est ainsi qu'il découvre l'envers d'une réalité pas très glorieuse.




Et mon avis pour tremper dedans?

Non mais quelle claque! Cette série est un petit bijou d'humour noir et de cynisme, agrémentée d'une
bonne dose de violence et de cruditude. Petit coup d'oeil sur le scénario. A l'heure où les supers-héros inondent les écrans avec leurs côtés sombres, mais avec cette volonté de sauver le monde des méchants-vilains, The Boys s'inscrit en totale contradiction avec cette imagerie. En fait, The boys nous donne la vraie réalité du monde des supers-héros! On nous fait avaler des couleuvres en nous présentant ces personnages exceptionnels comme des bienfaiteurs. Ce qu'on ne sait pas c'est qu'ils sont surtout égoïstes, égocentriques et mis à part la célébrité et l'argent, peu de choses les touchent.

Dès le départ, on entre dans le vif du sujet et on est confronté à un règlement de comptes de Supers qui tourne mal. De suite, l'Autorité s'en mêle pour s'assurer du silence de la victime. Chaque épisode met en scène une nouvelle intrigue et permet de voir évoluer les différents personnages, d'en apprendre un peu plus sur eux et le monde de The boys.


Les personnages sont vraiment bien réalisés. D'une part, on les découvre petit à petit sur le plan
psychologique. D'autre part, les particularités physiques collent vraiment bien aux physiques.
Chacun a sa personnalité, sa particularité, ses défauts et ses qualités.
Le ton du récit est assez cru et violent. Loin du salon de thé anglais, les héros évoluent dans la rue et doivent faire face à des actes violents envers des innocents. Ils s'expriment dans un langage "courant" et qui n'est pas très châtié. Évidemment, c'est en accord total avec le scénario et la cadre du récit. Prudes s'abstenir. L'humour et le cynisme imprègnent l'histoire. Les auteurs nous offrent également pas mal de scènes cocasses. Et comme c'est une BD, en plus des mots, on a droit aux images. Âmes sensibles s'abstenir.

Côté illustration, c'est assez jubilatoire. Les dessins sont très réalistes, avec des planches qui dévorent littéralement toute la page. Beaucoup "d'à-plats" de couleurs, ici peu d'espaces blancs (euh voire pas du tout). J'ai vraiment bien apprécié les traits des dessins. Les personnages et les décors sont à la fois "durs", mais la couleur "adouci" en quelque sorte le trait.
Je dis "durs" dans le sens où c'est très réaliste : décors ou humains,  les traits sont précis et reflètent bien les détails physiques. Cette technique rend extrêmement bien toutes les expressions corporelles et participe à la définition psychologique des personnages.
En majorité, les images sont sombres et reflètent bien l'ambiance générale de l'histoire.

En bref... J'ai adoré démarrer cette série, et il me tarde de la continuer. C'est drôle, noir, ironique, décalé, brute, cru, violent. Ça saigne et ça va faire mal! J'en connais plusieurs à qui ça pourrait plaire.

Et ça a été lu dans le cadre du défi ValériAcr0 de juillet 2013.


vendredi 2 août 2013

Défi ValeriAcr0 #6

Retour pour la sixième édition du grand Défi ValériAcr0, celui du mois d'août 2013!
Et comme on ne le répète jamais assez, ce défi ultra-totalement-complètement-giga-teuf se déroule entre deux gonzes bien barrées qui aiment le défi (non mais sans rire quoi!).
Et comme je suis même pas une grosse flemmarde, je ne vais même pas faire un bête recopiage de l'intro de présentation du mois dernier... ou pas... (ou presque pas).

Inspiré par un challenge qui se passe ailleurs, ce défi nous éclate bien! Et donc, pour savoir ce qui s'est passé à l'origine, faut cliquer ici.
Puis en fait, j'ai quand même une page spéciale qui récapitule tout le bazar.

Juillet a vu fleurir une très bonne BD pour moi (que je suis en train de terminer) et un super bouquin pour Acr0 (qu'elle est en train de terminer... enfin j'espère, sinon elle va devoir faire face à la grande colère des titans, alias la grande punition ancestrale (ou avoir recours à un joker).
Août s'annonce tout aussi chouette et plein d'ambition!

Au vu de la masse de lecture qu'Acr0 a décidé d'accumuler (et que le dernier choix étant une petite brique -plus de 600 pages, ça aurait pu être plus conséquent comme brique, mais avec les autres lectures en cours, c'est déjà pas mal), je opté pour une lecture plus rapide.
Une lecture qu'elle va pouvoir intégrer dans son challenge Fin de série, mais aussi dans le futur challenge Halloween 2013 (organisé par Lou et Hilde).
Une lecture qu'on va également pouvoir partager, étant donné que j'ai craqué et que je me suis également offert le tome il y a 15 jours.
Une lecture qui est en fait une relecture pour elle.

Tadaaaaaaa..... ça sera :

Joe Hill & Gabriel Rodriguez, Locke & key, tome 1 : Bienvenue à Lovecraft.



Alors Miss Acr0, un petite réaction?!
Ah, parfait ! J'avais bien l'intention de relire tous les tomes... c'est que le cinquième est attendu pour septembre !
En plus, on se fera une lecture commune dessus, que demander de plus ?


Et avec tout ça.... Elle m'a choisi quoi?!
Pour le savoir, il faut cliquer ICI!!