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mardi 24 décembre 2013

La mort en tête - Sire Cédric

❢ Enfin je découvre un livre de Sire Cédric! Depuis le temps que Carole m'a mis l'eau à la bouche avec cet auteur, il était temps que je m'y mette. C'est grâce à une opération Babélio-Le pré aux clercs que j'ai passé le cap du "j'aimerais bien lire Sire Cédric" à "j'ai lu Sire Cédric".
La mort en tête plonge le lecteur dans un thriller plutôt haletant, rapide et qui percute.



Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?

❢ Alexandre Vauvert et Eva Svärta, deux enquêteurs hors du commun, se sont rencontrés lors d'une affaire précédente. Inspectrice aux 36 Quai des Orfèvres, la jeune femme est enceinte de son policier toulousain. Une nuit, Eva est appelée pour une séance d'exorcisme qui a mal tourné, un enfant est décédé. Cadre un peu particulier car la séance était filmée par un journaliste spécialisé dans les reportages scandaleux, Dorian Barbossa.
Une rencontre qui risque d'entraîner l'enquêtrice dans une spirale infernale.

Auteur : Sire Cédric
Editions : Le Pré aux Clercs
Parution : 30 octobre 2013
554 pages

Et mon avis, vous voulez le tremper dedans?

❢ Cette première rencontre avec Sire Cédric me laisse une assez bonne impression. La mort en tête est en fait le 4ème tome-si je ne me trompe- de la série qui met en scène Vauvert et Svärta. Alors d'habitude, je n'aime pas trop démarrer une série en cours, je préfère la commencer par le début, mais pour le coup, je n'ai eu aucun souci à m'intégrer dans le récit "sur le long court".
Sire Cédric propose un thriller palpitant qui ne laisse aucun répit à son lecteur. Dès les premières pages, j'ai été happée dans la spirale dans laquelle il plonge ses protagonistes. Il faut dire qu'il ne laisse guère le temps de reprendre son souffle.
Thriller oui, mais pas que... parce que Sire Cédric sait y distiller des éléments quelque peu fantastiques et ésotériques. Ce qui apporte un grain de mystère à son intrigue.

❢ De ce que je connaissais de cet auteur, je pensais que la plume de Sire Cédric était plus orientée fantastico-gothique, et bien je me trompais, du moins avec cette série-très certainement influencée également par le style vestimentaire de l'auteur. Je pensais que son style littéraire se rapprochait plus du Lost soul de Poppy Z. Brite ou autres (maintenant, peut-être que ses premiers romans sont plus dans ce goût-là, à voir et à tester donc).

❢ J'ai trouvé l'intrigue de La mort en tête plutôt bien ficelée. On en apprend déjà pas mal dès le début, ce n'est donc pas un "whodunit". L'auteur nous entraîne dans une spirale psychologique infernale, voire même carrément une traque. La pression monte au fur et à mesure qu'on tourne les pages. Il est bien souvent difficile de lâcher le bouquin, tant l'envie est grande de savoir.
Les protagonistes sont assez passionnants. On s'attache aux gentils, on s'interroge sur les vilains, certains sont très futés, d'autres très cons, néanmoins les personnages ne sont pas manichéens. Ni tout blanc, ni tout noir, je dirais qu'ils sont plutôt hauts en couleurs.


❢ Comme je l'ai déjà dit, le livre est haletant, d'une part par son intrigue, mais également par le style de Sire Cédric. N'essayez pas de reprendre votre souffle, ça va très vite. L'auteur propose une bonne balance entre les focalisations internes et les dialogues, ce qui apporte un bon rythme au niveau des points de vue sur l'intrigue. Mais sa manière d'enchaîner les actions apportent une impression de vitesse vertigineuse. En "général", chaque chapitre alterne entre les situations des personnages principaux. Dès lors, on est toujours dans l'action. Les personnages ne s'arrêtent pas pour penser, ils le font dans le mouvement.
Sire Cédric décrit pas mal de scène violente, mais je m'attendais franchement à pire-rapport au présumé côté fantastico-goth. Mais bon, ce ne sont pas non plus de jolies promenades bucoliques dont il fait état ici.

❢ En bref, La mort dans la tête a été une chouette découverte qui m'a donné envie de lire d'autres livres de cet auteur. J'aurais bien envie d'en savoir plus sur le duo qu'il propose ici, néanmoins, je pense que ma prochaine lecture de cet auteur ira sans doute vers un autre de ses titres, histoire de connaître une autre facette du bonhomme.
Ami des thrillers, des enquêtes qui font froid dans le dos et des sprints, laisse-toi tenter par Sire Cédric.


jeudi 19 décembre 2013

Journal de bord #11 qui sent le sapin

❢ La fin de l'année approche, accompagnée de ses traditionnelles et rituelles fêtes, et ça se sent à travers de nombreux blogs que je visite régulièrement.
Certaines participent au challenge de saison intitulé "Il était une fois Noel" et organisé par Samarian, Petit-Speculoos &Chicky Poo; d'autres évoquent leur déco hivernale, comme Acro et Hilde; et d'ici peu vont fleurir de nombreux articles qui vont donner l'eau à la bouche.

❢ Je ne suis pas du genre à sortir l'artillerie lourde côté déco de Noel. Après avoir sorti pendant une dizaine d'année mon sapin argenté suédois dépliable et prédécoré, j'ai eu envie de changer un peu, de faire un truc un peu sympa et qui change de l'ordinaire.
Et donc, ça y est! J'ai fait mon Xmas books tree!
Aaaah et je le trouve vraiment super beau (au point d'en imprimer la photo pour la poser sur mon bureau -dites madame vous allez bien oui?!).

❢ Il trône dans le salon depuis 4 jours, et n'a pas encore volé sa tête à terre, malgré les allées et venues de Stitch -à qui le coussin a été déplacé pour l'occasion-, et de Robert la Terrible.
Je prends vraiment beaucoup de plaisir à le regarder again and again. 

❢ Sur ce, je vais arrêter de faire du vent, une photo vaut plus que mille mots... 




Construction réalisée avec mon architecte en chef, Chouffel, qui a su faire taire mon compas dans l'oeil et permis que ce bôôô sapin soit assez stable.



dimanche 8 décembre 2013

Journal de bord #10 : avec de la coulure de bougies dans le dedans...

❢ Ô joli mois de ma...novembre!
Tu es passé à une vitesse folle-d'ailleurs je ne t'ai pas vu filer.
Côté challenge, on s'est vu offrir un "free month" dans la Maison hantée. Si ça c'est pas chouette!
Bon du coup, je n'en ai pas profité pour terminer toutes mes lectures prévues pour Halloween-celui qui veut, le chemin de mon bilan est par là :-), je l'ai même remis à jour!
Mon second tome de Dexter est toujours en cours de lecture, par contre, j'ai bouclé la BD Les abandonnés de Ross Campbell, qui végétait depuis des lustres dans ma bibliothèque.

❢ Bref, j'ai quitté la Maison hantée en douceur et sans forcer. Et surtout, les mains chargées de cadeaux! Un grand Merci à Hilde et Lou, qui m'ont permis de remporter le tome 3 de la série Zombillénium d'Arthur des Pins. J'attends évidemment son arrivée avec impatience, et je lui réserve une danse de la joie spéciale!


❢ Décembre est là, et il amène avec lui une année supplémentaire à ce blog.
Ouvert le 1er décembre 2005, "Marque-ta-page" vient de fêter sa 8ème année.
Murder on birthday by Muratsuyur
Soucieux de son apparence, en 2013 il s'est offert un petit lifting, grâce à l'aide précieuse du sieur Eskilax-aka le grand tyran du grand concours de l'année.
Une nouvelle apparence et des nouvelles "cotes", qui j'espère plaisent aux lecteurs qui passent par ici, et qui surtout me plaisent beaucoup!

❢ Cette année, je me suis lancée dans quelques défis et challenges (Le grand concours, le ValériAcr0, l'Halloween, le Kill/PAL ou le Fin de série). Echanges d'avis, conseils et découvertes, débats, plein de petites choses qui entretiennent les liens avec d'autres blogolecteurs.
Il me semble avoir également adopté un "meilleur" rythme de publication-même si je pense que ça ne sert à rien de poster du vent... euh je fais pas du vent là? :-)
Et j'ose espérer que l'année qui arrive sera aussi fructueuse!

❢ Un grand merci pour vos visites et vos commentaires qui animent un peu cet espace, la porte reste évidemment grand ouverte! Bisous, bisous!


jeudi 5 décembre 2013

The night circus (Le cirque des rêves) - Erin Morgenstern

❢  Acquis lors de mon dernier voyage à Londres en septembre dernier, ce bouquin n'a pas fait long feu dans ma PAL. Tiré de son léger sommeil par une Acr0 plus que convaincue par ce titre, ce livre était mon défi du mois de novembre. Y a pas à dire, c'était une excellente période pour lire ce livre.
Alors d'abord, un grand merci à Acr0 d'en avoir parlé chez elle. J'ai été tout de suite tentée au vu de son avis sur la chose. Puis un second merci de me l'avoir choisi si vite. Me connaissant, j'allais encore faire traîner mes titres anglais par pure flemme.






Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?

❢ "The circus arrives without warning. No announcements precede it. It is simply there, when yesterday it was not. Within the black-and-white striped canvas tents is an utterly unique experience full of breathtaking amazements. It is called Le Cirque des Rêves, and it is only open at night." 
Le Cirque des rêves arrive toujours sans prévenir. Il apparaît comme par magie et n'ouvre qu'à la tombée de la nuit. Le Cirque des rêves c'est un endroit féerique et mystérieux. Baigné de rayures noires et blanches, le cirque embaume le caramel. D'où vient-il, où va-t-il, personne ne le sait.
La seule certitude, c'est qu'il entraîne ses visiteurs dans un monde onirique. Un voyage qui laisse des séquelles : l'attente avide de son retour.
Mais ce livre, c'est aussi l'histoire d'un duel entre deux enchanteurs. Hector Bowen et A.H. Alexander ont chacun entraîné leur "poulain" en vue de remporter un challenge qu'ils se lancent régulièrement : lequel des deux est le meilleurs enchanteurs.


Et mon avis pour tremper dans le dedans?

❢ C'est en VO que j'ai découvert ce titre. Je me suis glissée dedans avec une assez grande facilité, malgré le fait que je n'ai plus lu en anglais depuis quelques mois-mini holà pour moi. C'est dire si c'était prenant. Malgré le côté mystérieux et intrigant du début du récit, j'ai tout de suite accroché. J'ai dompté la bête telle une mère lionne avec ses petits!
Vintage, mai 2012, 512p.

❢ Le texte se présente sous la forme de "courts" chapitres, relatifs à deux périodes différentes. La première débutant à la fin du 19ème siècle, la seconde se déroulant début du 20ème siècle. Les périodes sont relativement proches et finissent par s'entrecroiser à la fin. J'ai vraiment apprécié cette manière de présenter le récit. J'y ai trouvé un bon rythme de lecture et ma curiosité n'en était que plus attisée. Le style était assez aisé à lire (surtout pour une VO) et j'ai dévoré les mots à bonne allure.

❢ Coup de coeur également pour les décors présentés par Erin Morgenstern. Le cadre du roman est vraiment onirique. D'une part, on déambule dans les rues d'un 19ème siècle finissant-principalement à Londres, mais parfois ailleurs en Europe ou aux Etats-Unis. Personnellement, je pense-je suis même certainement à 100%-qu'à cette époque la magie existait vraiment; mais avec les années, tout s'est perdu.
D'autre part, le lecteur se retrouve à arpenter les allées du Cirque des rêves, où se mêlent les textures, les drapés, et des senteurs qui ne sont pas sans rappeler l'enfance.

❢ Je me suis attachée à chacun des personnages. Chacun apporte sa petit touche à l'histoire, et je ne peux imaginer qu'on en retire l'un ou l'autre. Chaque personnage a sa place dan l'intrigue.
Une intrigue vraiment bien ficelée, qui m'a tenu en haleine d'un bout à l'autre des 500 pages. 
Attention, ici pas d'action extravagante ou de cascade, on entre vraiment d'un univers de contemplation et de découverte. Il ne faut pas non plus croire qu'on est dans le plat. L'univers et le récit créés par Morgenstern sont énigmatiques et donnent envie d'être découvert. 

❢ En bref, Le cirque des rêves est un de mes coup de coeur 2013. Je me suis laissé bercer par les mots qui jaillissaient de ce livre. D'ailleurs, une fois le roman terminé, je me suis sentie quelque peu orpheline de cet univers. Magie, fantaisie, énigme, mystère et enchantement sont, je pense, les qualificatifs qui vont le mieux à cette histoire. Ajoutez le côté sucré et l'odeur de caramel, et vous y êtes. Un livre à la fois palpitant et reposant qui m'a donné plein d'étoiles dans les yeux.


Défi ValériAcr0 #10

❢ Nouveau mois, nouvelle sélection pour le grand défi ValeriAcr0. 10ème et dernière sélection de l'année 2013, mais l'heure n'est pas au bilan. On verra ça d'ici deux mois.
Et en fait, c'est quoi ce fameux défi? Parce qu'il est toujours bon de faire un petit rappel de santé...

Ce défi, c'est le résultat d'une chouette amitié entre deux copinautes-Acr0. Plus de 1000 km les séparent, mais une passion commune : la lecture. Notons aussi, une PAL qui se dilate constamment et une vive propension à vouloir découvrir toujours plus de bouquins!

L'idée : chaque mois, l'une va piocher dans la PAL de l'autre et lui fait surprise d'une lecture pour le mois qui arrive.
Wais, parce que nous on est comme ça! On aime le challenge, le défi et...... les SURPRISES!!!-wais j'adoooOOre ça; et le jour du choix est toujours une grande fête!!!
Inspirées par le défi Âne Vs Papillon, nous nous sommes lancée dans cette aventure en mars 2013 et nous ne sommes pas encore lassée!



❢  Pour décembre, j'ai tranché dans le vif!
Alors évidemment, j'ai encore bien hésité pour ce mois-ci. J'avais plusieurs choix qui se disputaient dans ma tête...
Un choix thématique?
Une nouvelle série?
Une LC?
Un avancement pour un fin de série?
Et finalement mon choix s'est porté sur : (roulements de tambours)



Benjamin LACOMBE : Swinging Christmas (album, 48p)
Réaction à chaud de l'intéressée : "Oh Chère Valériane, saches que je suis ravie de ta sélection pile poil dans la thématique de cette fin d'année. J'ai gagné ce livre, il y a quelques temps déjà chez Hérisson, nous serons donc trois ravies de ma lecture."

❢  Et donc, voilà j'ai choisi ce titre pour la thématique Noel!
Mais qu'est-ce que je vais lire alors? Pour le savoir, il faut aller voir chez Acr0!


lundi 25 novembre 2013

Esprit d'hiver - Laura Kasischke

❢ Avec Esprit d'hiver, Laura Kasischke plonge son lecteur dans un ambiance neigeuse et de fêtes de fin d'année avec brio... mais pas que! Reçu dans le cadre de l'opération "Les Matchs de la rentrée littéraire 2013" organisée par Price Minister-Rakuten, j'ai découvert un roman fort, surprenant et dense. Pour l'opération, la cotation se fait sur 20.... ce sera donc un 16/20!



Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?


Ch. Bourgeois, août 2013, 276p.
❢ C'est le matin de Noel, Holly et son mari se réveille tardivement.
Lui, démarre en trombe vers l'aéroport pour aller chercher ses parents. Elle, se prépare pour recevoir ses invités pour le réveillon.
Mais Holly est submergée par un sentiment de culpabilité et une phrase qui lui revient sans cesse en tête "Quelque chose les avait suivis depuis la Russie jusque chez eux!"
Un malaise qui s'accroît alors qu'elle se retrouve seule avec leur fille, Tatiana, habituellement affectueuse, qui se montre plutôt froide et distante.

Un petit avis pour tremper dedans?


❢ Esprit d'hiver est le second roman de Laura Kasischke que je lis. Agréablement surprise avec La couronne verte, c'est assez bluffée que j'ai refermé ce nouveau livre.
Kasischke plonge son lecteur au coeur d'un récit introspectif et étouffant. Très rapidement, le décor est planté. Le malaise, déjà bien présent dès les premières pages, va aller crescendo.
Holly a loupé son réveil. Ca la stresse et lui file quasi des angoisses. Elle culpabilise et se persuade que c'est à cause de ça que sa fille se montre plutôt froide et distante.

❢ Introspectif, parce que tout au long de l'histoire, Holly se remémore les souvenirs de l'adoption de Tatiana. Toutes les démarches qu'ils ont entrepris, leurs voyages en Russie, le retour aux Etats-Unis, et ces 15 premières années avec leur fille. Tout cette démarche psychologique se fait au son d'une phrase qui lui revient constamment à l'esprit. Une phrase qui la torture, qu'elle souhaiterait mettre à plat sur papier... sauf qu'elle n'a pas le temps. Elle s'est levée trop tard et doit préparer le repas de Noel. Cette phrase participe au malaise ambiant qui règne. Pendant toute l'histoire, je n'ai pu m'empêcher de me demander ce qui c'était passé en Russie qui puisse la mettre dans un état pareil. Le genre de petit détail qui pousse à tourner les pages sans s'arrêter.

❢ Etouffant, parce que ce roman est un huis-clos. Mis à part la présence du mari dans les 2-3 premières pages, le lecteur se retrouve vite seul en compagnie d'Holly et de Tatiana. Les relations sont plutôt tendues entre la mère et la fille, et on se retrouve au milieu, tel un spectateur invisible de toute la scène. Seuls quelques coups de téléphone donnent un peu d'air.
Le blizzard qui s'installe, joue également un rôle important dans l'histoire.
Premièrement, il enferme encore plus la situation, impossible de sortir ou d'entrer. Ensuite, la manière dont il est décrit m'a vraiment donné l'impression d'être coincée en dessous-et donc d'étouffer. Mais en bonus, la présence de toute cette neige m'a vraiment plongé dans cette ambiance de Noel.


❢ C'est également un roman très psychologique. Le récit est basé sur les souvenirs, les sentiments et les perceptions d'Holly. Mais le lecteur en prend aussi plein la tête. On tente de comprendre et de démêler les fils. La situation est complexe, et le malaise m'a également envahi. Laura Kasischke a construit son roman de telle manière que tout du long, on peut sentir que des éléments nous échappent. Et pour les découvrir, il faut...tourner les pages!
Sa manière de décrire l'environnement et de faire parler les personnages sont agréables. Le style est assez rythmé. Les focalisations internes sont prédominantes, mais les dialogues sont également présents, ce qui donne une bonne dynamique au récit.

En bref, thriller ou roman psychologique, Esprit d'hiver est avant tout un livre qui happe le lecteur dans une atmosphère palpitante et inquiétante à la fois. C'est un roman qui met mal à l'aise, qui dérange un peu, mais qui laisse planer une bonne dose de mystère du début à la fin.
Personnellement je me vois bien relire ce livre au coin du feu, avec une bonne couche de neige de l'autre côté de la vitre.



vendredi 22 novembre 2013

22/11/63 - Stephen King

❢ En 2013, je suis revenue à Stephen King avec beaucoup de plaisir. Ce fût en août avec Dôme, mais c'était d'abord en avril avec 22/11/63. Je n'avais pas encore parlé de ce livre, mais en ce 22-11-13-50 ans après la disparition de JFK- c'est une très bonne occasion de dépoussiérer mon avis.







Vous prendrez bien un petite résumé avec votre thé?

❢ Jake Epping, jeune professeur d'anglais dans le Maine, mène une vie tranquille jusqu'au jour où Al, le patron du diner local l'investit d'une mission particulière : empêcher l'assassinat de Kennedy.
Grâce à une faille temporelle située dans son arrière cuisine, Al a la possibilité d'être transporté en 1958. N'ayant pas encore réussi à sauver le président, et malheureusement atteint d'un cancer en phase terminale, Al informe Jake des possibilités de cette faille et lui demande de réaliser cette tâche pour lui. Jake va-t-il se laisser tenter...


Un peu de mon avis pour tremper dedans?

❢ Un peu mon n'veu que Jake va accepter la mission-il n'y aurait pas de livre sinon, c'était une question purement rhétorique, pas de spoil à ce niveau- et ce pour le plus grand bonheur du lecteur!
22/11/63, c'est le roman des "Et si...", un roman fantastico-uchronique, une brique de plus de 900 pages que j'ai dévorée avec avidité. Quand je me suis penchée sur cette nouvelle sortie-à l'époque de la sortie j'entends dire- j'ai été appâtée par :

  1. le côté "Retour vers le futur",
  2. l'incursion dans la grande histoire,
  3. le thème de l'assassinat de JFK.
Albin Michel, 27/02/13, 936p.
❢ Tout d'abord, je suis très fan de ces histoires de voyages dans le temps où il est "offert" aux héros de modifier le passé et de voir ce que ça donne dans le présent-d'ailleurs ce n'est pas pour rien que je me refais Back to te future à chaque rediff' télé. En janvier 2005, j'avais déjà fondu pour le Replay de Ken Grimwood, que je conseille au passage. Je trouve que ce genre de récit attise la curiosité du lecteur et donne donc envie d'aller voir plus loin dans le livre.
Cerise sur le gâteau, Stephen King inscrit son récit dans la grande histoire, dans la réalité. Là j'ai laissé les clés et j'ai dit "Stephen, drive me crazy".
Et enfin, le thème de l'assassinat de JFK est toujours un sujet qui attire mon attention. Pas que j'y connaisse quoique ce soit à la politique américaine ou aux tractations qui auraient pu conduire à cet attentat, mais je trouve que cet évènement fait partie des "mythes" du XXème siècle-si on se penche en plus sur les funestes destins qui ont touchés la quasi totalité de la famille, il y a de quoi blablater. JFK était également un des premiers "films de grands" que j'avais été voir au cinéma. Mais surtout, mon premier voyage aux Etats-Unis m'a amené à Dallas où j'ai pu voir en vrai l'endroit où tout ça s'est passé. Déjà impressionnée par l'environnement (les USA, ça change de la Belgique), à 13 ans et demi, je l'ai été doublement impressionnée de me retrouver dans un lieu marqué par l'histoire.


❢ Avec son 22/11/63, Stephen King propose non seulement un roman fantastique (j'ai parlé d'uchronie plus haut, dans le sens où il vise à repenser un présent influencé par un autre passé), mais aussi une superbe description des Etats-Unis des années 50-60. J'ai tout simplement adoré le voyage.
Je dirais que le roman de King est à double vitesse. D'une part, on a la mission de base donnée à Jake,   l'objectif "principal" de l'histoire. J'ai trouvé qu'il s'agissait d'une intrigue plutôt palpitante qui m'a donné envie d'avancer. D'autre part, c'est aussi -et surtout- le cheminent d'un homme à travers sa vie. Alors oui, il est mû par une mission, mais c'est aussi un être humain qui doit se construire dans une époque qu'il ne connaît qu'à travers les livres d'histoires. Tout au long des 936 pages, on voit évoluer Jake. Et ça, j'ai vraiment bien aimé! Je me suis réellement attachée à cet homme, et au delà de sa mission, sa vie m'a également passionnée. J'ai également été séduite par tous ces personnages qui jalonnent son parcours et qui apportent beaucoup de "couleurs" à l'histoire.

❢ Comme je l'avais déjà dit pour dôme, j'ai vraiment apprécié le style utilisé par King-Je pense franchement qu'ils sont tous deux dans mon top 5 2013. Son écriture était assez agréable à lire, simple, fluide, mais aussi très fouillue; beaucoup de vision interne et quelques dialogues. On ne peut pas dire qu'il va directement au fait, car il propose au lecteur pas mal de descriptions du décor, mais personnellement, ça ne m'a pas dérangé, dans le sens où j'étais prise dans le voyage.
L'auteur est bien connu pour les briques qu'il pond. Alors, une brique c'est top quand on accroche, mais ça peut paraître long quand on court après le train. Contrairement au Fléau ou aux Tommyknockers, que j'avais moins apprécié, j'ai retrouvé avec ce 22/11/63 un Stephen King qui m'avait totalement conquise avec son Simetierre ou son Misery-mon coup de cour de tous les temps.

❢  En bref, j'ai vraiment kiffé passer trois semaines à lire ce livre (au moins). J'ai apprécié sa "double" intrigue et j'ai marché à fond. Je suis entrée pieds joints dans son texte et je me suis laissée portée par le flux des mots. Et comme bien souvent avec ce genre de brique, j'ai ressenti un grand vide quand j'ai tourné la dernière page. Ce livre reçoit tout mon adhésion-ah oui, pas un mot négatif tiens donc! Ah bin si, je vais en avoir un... le prix du bouquin était un peu argh... environ 28€...- et vous pouvez également lire les avis de Lhisbei, Carole, Sandrine.


lundi 18 novembre 2013

Cinq jours - Douglas Kennedy

❢ Douglas Kennedy, auteur américain à succès, s'inscrit dans le "roman de vies". Mon expérience se limite à ce cinq jours et à La poursuite du bonheur (que j'avais vraiment adoré), mais ce que je peux en dire c'est que Douglas Kennedy dépeint la vie de ses héros à travers leurs questionnements, la société et l'époque dans laquelle ils évoluent.
Des romans assez forts qui plongent le lecteur dans la vie quotidienne de Monsieur et Madame Toulemonde. Un auteur de romans que certains rapprocheraient de Levy ou autres, mais qui selon moi vaut beaucoup plus que ça!-Non, je ne suis pas fan de Levy du tout...








Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?


❢ Laura, 42 ans, est technicienne en radiographie. Des enfants qui grandissent -la seconde s'apprête à quitter le nid-, un mari qui déprime et accepte mal la perte de son emploi 18 mois plus tôt, une carrière qu'elle avait envisagée un peu plus ambitieuse, Laura voit sa sensibilité s'exacerber de plus en plus. Alors qu'elle se rend à Boston pour un séjour professionnel, Laura va faire la rencontre de Richard, cinquantenaire, expert en assurances. Suite à un premier échange plutôt houleux, une pure coïncidence va les mettre en présence à nouveau. Vont s'en suivre des échanges assez profonds sur le sens de leurs vies respectives.


Un peu de mon avis pour tremper dedans?


Belfond, octobre 2013, 352p.
❢ Ca faisait longtemps que je ne m'étais plus plongée dans un Douglas Kennedy, et ça m'a fait plaisir de retrouver sa plume. 5 jours, c'est le titre du roman, mais aussi la période couverte par le récit. 5 jours pendant lesquels on vit au rythme de Laura, cette jeune quarantenaire un peu mal dans ses baskets. Dès les premières pages, j'ai été plongée au coeur de l'histoire. Et il faut dire que le début est quelque peu plombant. Je me suis assez vite acclimatée à l'état d'esprit de l'héroïne.
C'est dire si le style de l'auteur est assez efficace.
L'intrigue prend place dans le quotidien d'une femme, qui peut-être celui de mille autres. Ce qui permet sans doute d'être prise au jeu (même si on n'a pas 40 ans).

❢ Les personnages n'ont rien d'extraordinaire. Ce sont des Monsieur, Madame Toulemonde. C'est ce qui fait l'intérêt du roman. Pas d'histoire rocambolesque, pas de super-héros, on est bien ancré dans la réalité. Même si l'auteur apporte une bonne dose de coïncidences, l'histoire se tient. La vie n'est-elle pas faite de coïncidences parfois?!
J'ai quand même été un peu "agacée" par les personnages, que ça soit lors de situations ou de répliques un peu téléphonées. Mon plaisir de lecture s'est un peu amoindri vers les 4/5 du roman, néanmoins Kennedy remonte bien la barre à la fin et sait attiser la curiosité du lecteur.

❢ Le style est assez agréable et vif. La narration est en "je" et le texte contient pas mal de dialogues. Le rythme est donc assez soutenu et les pages défilent rapidement. Les discussions entre les deux protagonistes sont animées. Elles brossent un tableau de leurs vies et permettent d'apprendre à les connaître et les apprécier.

❢ En bref, Kennedy offre avec ce roman un moment de lecture "divertissant". Une histoire plutôt grave, parfois sombre, mais qui laisse place à l'espoir. Une écriture fluide et légère qui se laisse lire n'importe où. Des dialogues bien travaillés, des discussions intéressantes autour de la culture et de la littérature. Le récit introspectif d'une jeune quarantenaire au tournant de sa vie, qui peut toucher le lecteur... Il n'est jamais trop tôt ou trop tard pour se remettre en question...
Au passage, je remercie les éditions Belfond (et Laura) de m'avoir permise de découvrir ce roman.


mercredi 13 novembre 2013

Les magiciens de Caprona - DIana Wynne Jones

❢ Diana Wynne Jones (1934-2011) est une auteur de romans fantastiques destinés aux enfants et aux adultes. Les magiciens de Caprona est le second tome de la série Chrestomanci (qui en compte 5). J'ai découvert la série il y a un peu plus de 10 ans, avec Ma soeur est une sorcière (1er volume) et  Les neuf vies du magiciens (4ème volume). Des livres qui m'avaient agréablement surprise. Par contre, j'ai ressenti moins de plaisir à revenir dans l'univers de Chrestomanci.
Un livre qui peut dire merci au Challenge Halloween 2013 qui m'a motivé à le sortir de ma PAL.








Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?

❢ Rien ne va plus dans la ville italienne de Caprona. Non seulement, les deux familles de magiciens qui y vivent, les Montana et les Petrocchi, se livrent une guéguerre depuis des générations, mais en plus, ces derniers doivent faire face à la perte de leurs pouvoirs. Une situation assez désastreuse étant donné le climat de conflit qui règne avec les villes voisines qui menacent de déclarer la guerre à Caprona.

Et mon avis pour tremper dedans?

Folio junior, 293p.
❢ Ce second tome de la série Chrestomanci n'est pas sans rappeler le Roméo et Juliette de Shakespeare. Deux familles qui se déchirent depuis des générations, des jeunes qui ont conscience de cette haine via les "légendes" racontées de génération en génération, et qui finalement n'y voient que peu d'intérêt. Des disputes intestines qui génèrent régulièrement des situations cocasses.

❢ Au niveau de l'intrigue, celle-ci est assez simple. Je dirai que c'est assez linéaire. L'intérêt réside plutôt dans la manière dont elle va être résolue. Au départ, il faut dire que c'est assez fouillu. Le lecteur fait la connaissance des divers personnages, des lieux, et ça peut-être parfois déroutant au vu du nombre de ceux-ci.
Le roman compte une foule de personnages différents et hauts-en-couleurs. Chacun, à sa manière, apporte sa petite touche à l'histoire : certains sont très sympas, d'autres détestables, ou encore louches, bizarroïdes. Bref, Diane Wynne Jones propose une belle brochette avec des petits bouts d'oignons et de poivrons.
Je pense que ce livre est bien adapté aux jeunes lecteurs (10-12 ans). Qui plus est, ce sont les jeunes des deux familles qui sont mis en avant et sont les véritables héros de l'histoire.

❢ Le Style est également très simple, mais ce n'est pas pour autant qu'il n'est pas bien construit. On n'est pas dans une histoire qui infantilise le lecteur. C'est une vraie aventure. L'auteur met en scène de nombreux comportements qui font appel à des valeurs fondamentales, voire des situations qui induit la réussite de "rites de passage".

❢ En bref, j'ai moyennement apprécié ma lecture, en même temps, je n'ai pas l'âge du public cible de ce livre. Je trouve la construction plutôt intéressante et le style d'écriture agréable. Ce livre est bien adapté à un jeune lectorat, qui y trouvera certainement son compte. L'intrigue est bien ficelée et plutôt haletante. Il n'y a pas vraiment de temps morts.
Personnellement, je me souviens avoir plus apprécié Ma soeur est une sorcière et  Les neuf vies du magicien, que ce tome... mais je les ai lu il y a plus de 10 ans...

On en parle : Pralinerie

Spirale - Junji Ito

❢ Opération je déblaye ma PAL, il était temps que je me plonge dans ce manga. De plus il s'inscrit vraiment bien dans la thématique du "Challenge Halloween". Bouclée en trois tomes, cette série a de quoi ravir les amateurs d'horreur. Junji Ito, mangaka japonais, est d'ailleurs considéré comme un des maîtres du manga d'horreur (source wikipedia).








Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?



❢ Kirié Goshima, vit dans la petite ville tranquille de Kurouzu. Encastrée entre une montagne et un lac, ce village a de quoi plaire. Si ce n'est que depuis quelques temps, des choses plutôt bizarres d'y passent. Tout débute quand le père de son petit ami développe une passion sur des objets comportant une spirale et se met à les fixer sans arrêt.
La spirale semble être à l'origine de nombreux autres évènements qui vont se dérouler à Kurouzu. Est-ce qu'il faut y voir la marque d'une malédiction? Kirié aurait-elle mieux fait d'écouter son petit ami et de fuir la ville avec lui?


Et voici mon avis pour tremper dedans.


Kirié Goshima
by Fradiavalo
❢ Ce manga m'avait été conseillé à l'époque par un super libraire bien sympathique. Loin des histoires fleuves, ce récit s'étend sur trois tomes. Trois tomes de fantastique et d'horreur.
L'histoire est racontée à travers la voix de Kirié Goshima, une jeune femme habitant Kurouzou. C'est le témoignage de choses étranges qui se sont déroulées dans ce village.
Très vite, l'auteur place ses deux personnages principaux et lance son intrigue. Dès les premières pages, Kirié est confrontée à des petites choses anodines qui paraissent sans importance, juste un peu bizarres. Alors qu'elle rentre de l'école, elle tombe sur le père de son petit ami, accroupi dans une ruelle, en train de fixer un escargot. C'est ainsi que débute la spirale infernale.

❢ On sent qu'une certaine tension s'installe. Rapidement, au delà des comportements étranges, les évènements deviennent de plus en plus malsains. Et cela va crescendo. De la fixette à la mutation, il n'y a qu'un pas. L'intrigue est assez intense et ne laisse aucun répit aux lecteurs.
Suichi by Syriac
Les trois tomes sont divisés en chapitres, relativement "courts" (un trentaine de pages). Chaque chapitre relate un nouveau fait qui se déroule dans le village. Cet enchainement apporte une dynamique rapide, tel un tourbillon.

❢ Côté graphisme, les traits de Junji Ito sont fins et détaillés, ce qui contribue à accentuer le réalisme des situations. Un réalisme très glauque. Dès lors, nombreuses illustrations peuvent choquer.
Je ne m'y connais pas beaucoup (voire pas du tout) en cinéma japonais (ni en cinéma de l'horreur japonais), néanmoins je trouve ce manga très cinématographique, que ce soit au niveau du rythme ou des images. D'ailleurs, ce manga a été adapté au cinéma sous le titre d'Uzumaki.


❢ En bref, un manga qui valait la peine d'être sorti de ma Pile à Lire. Une histoire qui fait peur, dans une atmosphère étouffante et un univers glauque. Des dessins très réalistes baignés de scènes d'horreur.

Titre : Spirale
Auteur : Junji Ito
Editions Tonkam - 3 tomes (200p.)

Une participation au mercredi BD fantastique du challenge Halloween 2013.