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samedi 28 août 2010

Comment dormir...

"Petit précis de savoir-vivre de chambre, à l'usage de celles et ceux qui veulent illuminer leurs nuits" par le Dr. Ralph Y. Hopton et Anne Balliol.
Livre reçu dans le cadre d'un partenariat spécial lire à deux, Monsieur Toussaint Louverture & BOB.
Qui dit "lire à deux", dit "chronique à deux", c'est donc parti pour un billet à quatre mains... et comme on est galant, on va commencer par la fille (moi).

Résumé :
La sombre lutte pour plaire régit des millions de vies, engendre des tonnes de livres et permet à bon nombre de pédagogues de ne pas finir à la rue. Cependant, dans tous ces livres de savoir-vivre, il n'y a jamais eu un seul mot d'écrit sur la façon de plaire à l'unique personne dont le mécontentement vous affecte le plus. On vous apprend à souhaiter correctement une « bonne nuit » aux Jones, mais apparemment, peu importe que vous disiez « bonne nuit » à votre femme ou à votre mari, ou que vous l'assommiez d'un coup de tisonnier. S'il y a une chose que vous ne pouvez sûrement pas vous payer cette année, c'est bien un divorce, alors évitez une telle dépense et achetez ce livre.

L'avis de la fille (Valériane) :
Ecrit à la manière d'un manuel de bon usage de la vie quotidienne un peu pédant, on sent tout de suite que ce livre veut être lu au millième degrés. Le Dr Ralph Y. Hopton et Anne Balliol nous rapportent, lors de courts chapitres, la manière de se comporter au moment du coucher. Suivre ces consignes, nous permettra d'éviter une rupture inévitable à cause de mauvaises pratiques nocturnes.
En ouvrant mon colis, j'ai été agréablement surprise par l'objet-livre en lui même. Un format un peu plus large (mais pas plus haut) qu'un livre de poche. Une couverture cartonnée et habillée de tissu rouge satiné qui est du plus bel effet! Assez claââss en fait.
L'édition est donc assez agréable : beau livre, belle police de caractère. Un bel objet.
Après l'avoir trituré dans tous les sens, j'entre enfin dans le texte. L'accueil est assez sympathique et la lecture facile. Le texte m'a fait sourire plus d'une fois. Les chapitres se suivent en proposant des thèmes saugrenus : entre se déshabiller, rentrer d'un diner bien arrosé (entre hommes), secousses physiques, dormir à bord d'un yacht d'un ami, et j'en passe...
Le livre se lit assez vite, par contre, je pense que c'est mieux de le lire par épisodes.
J'ai enchainé plusieurs chapitres d'affilée, et je me suis rendue compte que je souriais plus au début qu'à la fin. C'est un peu inégal.
L'idée de base des auteurs est sympathique, mais à déguster petit à petit.
Un livre à laisser dans un endroit où vos invités peuvent trouver un peu de divertissement pour quelques minutes...
En gros, inspirée par les toilettes d'une amie, j'envisage aussi d'installer une étagère dans mes cabinets pour y installer de jolis bouquins, sympathiques, qu'on peut lire à la volée. Et je pense que celui-ci ravirait mes convives!
Ma note : 3 étoiles (2,5 pour le texte et 4 pour l'objet)

L'avis du garçon (Chouffel) :
J'ai commencé ce livre comme il se doit: dans le lit! L'introduction est assez alléchante et propose de combler l'inculture aussi bien masculine que féminine dans l'art de se mettre au lit dans toutes les situations.
Le ton employé est totalement décalé, style parodie des manuels de savoir-vivre des années 50-60. Cela a beaucoup de charme et permet de brosser toutes les situations de mise au lit, des plus courantes et connues de tous (le fameux jeté de caleçon grâce à un mouvement fouetté du pied que beaucoup reconnaitront) jusqu'aux plus inhabituelles, par exemple comment dormir dans la maison de campagne d'un ami riche.
Cela fait souvent sourire si le lecteur prend la peine de se mettre en scène. Malheureusement, je trouve qu'il n'y a pas assez de situations de la vie courante; car c'est dans celles-ci que l'on rit le plus tant on s'y reconnait de suite. Je me suis donc retrouvé assez vite à parcourir le livre à la recherche de passages me ressemblant plus. Après tout, c'est ce que l'introduction propose: tout ce qui ne s'est jamais dit dans les manuels de savoir-vivre. Car, bien qu'il s'agisse d'un ouvrage à lire au Xième degré, il n'en demeure pas moins que le sujet devrait plus coller à la réalité afin que tout le monde se retrouve et puisse rire de ses propres maladroitesses.
Au final, il s'agit donc d'un ouvrage dans lequel il est fort agréable de venir y lire un chapitre de temps en temps, mais qui ne prête pas à une lecture d'une seule traite.



Comment dormir, Dr Ralph Y. Hopton & Anne Balliol, Louverture, 160 pages, mai 2009

On en parle aussi par là : Pralinerie

Merci aux éditions Monsieur Toussaint Louverture et à BOB!!

dimanche 22 août 2010

L'inconnu du Nord - Anna Jansson

L'avant-dernière sélection du Livre de poche 2010, nous plonge dans la littérature suédoise. Un style de polar, qui existait déjà avant Millénium, mais qui pullule sur les rayons depuis le succès de Stieg Larsson. Ce n'est pas pour me déplaire. J'ai découvert la Suède avec le feu-écrivain à succès et c'est toujours assez plaisant de refaire un tour dans le grand nord (accompagné de Kütbullar, à bord de mon lit en kit). En début d'année, j'avais déjà pris mon billet vers la Suède avec "Celui qu'on ne voit pas". Au final, Mary Jungstedt m'a plus emballée qu'Anna Jansson.

Résumé :
L'île de Gotland passe pour l'un des plus beaux sites sauvages de Suède. Visby, son chef-lieu, est une cité calme où chacun se connaît et se respecte. Forêts, plages et collines y sont autant de refuges pour les hommes et les oiseaux. L'inspecteur Maria Wern y mène l'existence d'une femme d'aujourd'hui, entre deux enfants qu'elle adore et un ex-mari souvent absent. Jusqu'au jour où l'île bascule dans la terreur En lisière de forêt, un campeur a été retrouvé égorgé tandis qu'à quelques kilomètres au sud se déclenche une épidémie de fièvre foudroyante. Les malades meurent les uns après les autres, au même rythme que les assassinats, qui se multiplient. Mais tout cela est-il vraiment une coïncidence ? Aidée du seul médecin qui lutte encore, Maria Wern veut tenir bon et aller au bout de son enquête. A ses risques et périls...

Mon avis :
Ce thriller est loin d'être un chef d'oeuvre, mais il se laisse lire. Quoiqu'il y a de quoi souffler à la fin quand on est féru de thriller. Le style n'a rien de complexe. Il est simple, fluide et assez rythmé.
Le problème réside plutôt dans l'intrigue et la manière de la présenter.
A ma gauche, une pandémie de grippe. A ma droite, des meurtres à résoudre. Au milieu... bah... un peu flou le milieu. Si bien sûr, il y a un lien, sinon quel serait l'intérêt de mêler les deux intrigues.
Par contre, les faits sont un peu étalés comme ça, genre téléfilm de 45 minutes. Je n'ai pas vraiment cherché à deviner "who is the killer?" J'ai suivi le fil de l'histoire.
Avec un peu de recul, je n'ai pas l'impression que l'intrigue était si bien ficelée que ça. Il manque quelque chose de surprenant. Certes, cette épidémie de grippe fait peur (celle-ci est la H1N1... le livre date de 2006) et je me suis dit "brrrrrr ça fait peur quand même". Mais bon voilà.
Les personnages ne sont pas hyper attachants et le déroulement un peu facile (parfois un peu neuneu aussi).
Je ne me suis pas ennuyée, mais je n'ai pas fait des bonds. Ce qui me chiffonne un peu, c'est mon impression qu'il y a des choses qui ont été contournée, ou sont bizarrement clôturée. On s'en sort vite fait, tant pis si c'est que moyennement cohérent (sans tout dévoiler, il y a la relation du médecin avec sa femme; puis aussi la toute fin...soit j'ai loupé une page au début... soit manque quand même quelque chose dans l'histoire d'Angela et de Ruben).
Bref, je ne conseillerai pas de s'attarder sur ce titre. Ce tome ne laisse pas supposer une suite, mais un encart pub nous annonce "une nouvelle enquête de Maria Wern" (le personnage principal qui ne brille pas par son charisme).
Peut-être que cela ira en s'améliorant... mais je laisserai quelqu'un d'autre tenter l'aventure.
Je ne suis pas fâchée de l'avoir lu, maintenant... ça me fait un peu "ni chaud-ni froid".

Ma note : 1,5 étoiles

L'inconnu du nord, Anna Jansson, Livre de poche, juin 2010, 408 pages

On en parle aussi chez : Le signet, Cuné

Seul le silence - R.J. Ellory

Reçu dans le cadre de la sélection polar du prix des lecteurs Livre de Poche du mois d'avril, c'est dire si ma note de lecture a pris un peu de retard.
Un petit pavé de 600 pages et quelques qui m'a plongé dans un univers sombre.

Géorgie 1939, la vie de Joseph, 12 ans, prend une triste tournure avec la mort de son père. Peu de temps après, il découvre, non loin de chez lui, le corps d'une fillette mutilée. Il s'agira ici de la première victime d'une longue série. Depuis son enfance jusqu'à l'âge adulte, Joseph va partir en quête de ce mystérieux Serial Killer qui a apeuré toute une comté des années durant.
Présenté au départ comme un thriller, j'ai plutôt eu l'impression de tomber dans un "roman de vie". Bien entendu, le lecteur est plongé dans la recherche d'un meurtrier, mais le récit va au-delà de l'enquête criminelle.
Joseph a un don pour l'écriture, un don que l'on ressent à travers les lignes que l'auteur nous donne à lire.
A certains moments, l'histoire m'a parue un peu longuette et s'attarde sur des choses qui perdaient mon attention, mais c'était contre-balancé par le style de l'auteur. Un style que je qualifierais de poétique. On voit, on imagine les décors décrits par Ellory, on sent les tensions, les émotions. Le style m'a touché et m'a donné envie d'aller jusqu'au bout.
J'ai plusieurs fois décroché de l'intrigue (la recherche du meurtrier), mais il me plaisait de continuer à écrouter Joseph raconter sa vie.
Une belle découverte d'écriture.
Ma note : 3,5 étoiles

Seul le silence, RJ Ellory, Livre de Poche, Août 2009, 601 pages

mercredi 18 août 2010

Vous me reconnaîtrez - Pascale Oriot

Belle découverte et coup de coeur de l'été 2010.
Reçu dans le cadre d'un partenariat Blog-O-Book/ TDO-Editions, j'ai dévoré ce titre dès que j'ai franchi les premières pages. L'auteur nous plonge dans une sorte de "thriller" psychologique déroutant. Difficile de définir le style de ce texte. Au début, j'avais l'impression d'être dans un roman, mais la suite m'a fait penché vers un style de polar.
Ecrit à la première personne, le texte prend la forme d'un tourbillon qui nous entraine de plus en plus vite dans les délires du "héros". Le soldat Dylan. D'un premier abord plutôt effacé, il va déployer une machination infernale pour attirer l'attention sur lui. D'une ambiance "bizarre", on passe à une situation totalement malsaine et tordue.
J'ai adoré découvrir le développement de la personnalité du personnage. Ce n'était pas sans me rappeler l'ambiance des romans d'Amélie Nothomb (certains d'il y a longtemps).
Entre sourire et effroi, le récit m'a arraché pas mal de sentiments.
Le résumé nous parle de "portrait au vitriol"... on ne pouvait trouver une meilleure expression pour décrire cette lecture.
Constitué de chapitres "ni trop courts-ni trop longs", l'histoire a une bonne dynamique, et nous entraine dans une lecture plutôt rapide.
Une intrigue bien ficelée, des personnages intéressants et un héros "exceptionnel", je conseille ce livre écrit sur fond de décors français.
Encore merci à la BOB-Team et aux Editions TDO pour ce partenariat!

Un petit tour du côté du 4ème de couverture :
« L homme est un loup pour l homme », écrivait Thomas Hobbes. Dans « Vous me reconnaîtrez », Pascale Oriot, femme de médias, met en scène un prédateur qui cherche sa place au soleil... Elle nous livre ici le portrait au vitriol du soldat Dylan, un homme en apparence ordinaire, que le désir de célébrité conduit aux pires extrémités. Elle dessine avec justesse les contours d un être froid et calculateur qui situe sa propre notoriété au-dessus de tout.

Ma note : 3 étoiles

Vous me reconnaitrez, Pascale Oriot, TDO Editions, avril 2010, 212 pages

vendredi 6 août 2010

Journal de bord/6

Tombée, pendant mon exploration bloguesque, sur des bilans, ça m'a donné envie de faire le mien à mi-parcours. 6 mois (même 7 d'ailleurs) de lectures en 2010, du thriller, du thriller et beaucoup de thrillers (bah oui, sélection des lecteurs Livre de poche oblige), mais aussi des BD plutôt drôles, des histoires de filles et autres mangas. Des notes en retard... oups... mais que je vais essayer de rattraper fissa!
Un petit bon dans le temps-pas jusqu'en 1985 pour retrouver Marty McFly... mais déjà en :

Janvier 2010
Les petites fées de New-York, Martin Millar (300p) (terminé le 6)
Lucie t.1 : Le train fantôme, Catell & Grisseaux (56p) (lu le 5)
Lucie t.2 : La funambule, Catell & Grissaux (56p) (lu le 5)
Lucie t.3 : Tout conte fait, Catelle & Grisseaux (56p) (lu le 5)
Les disparus de Dublin, Benjamin Black (436p) (7/1-25/1)
Level 26, Anthony E. Zuiker (373p) (25/1-4/2)

Février 2010
Disparue, Lisa Gardner (506p) (4/2-12/2)
La trilogie berlinoise, Philip Kerr (1015p) (12/2-3/3)

Mars 2010
Robe de Marié, Pierre Lemaître (313p) (4/3-9/3)
Celui qu'on ne voit pas, Mari Jungstedt (442p) (10/3-21/3)
Mon gras et moi, Gully (90p) (9/3)
Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses, Leslie Plée (108p) (13/3)
Switch Girl t.1, Aida Natsumi (180p) (21/3)
J'aurais adoré être ethnologue, Margaux Motin (135p) (21/3)
Last quarter t.1, Ai Yazawa (179p) (21/3)
Les vrais durs ne dansent pas, Norman Mailer (471p) (21/3-abandon)
Thérapie, Sébastian Fritzek (311p) (28/3-4/4)
Joséphine t.1, Pénélope Bagieu (60p)

Avril 2010
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patate, Shaffer&Barrows (396p) (5/4-12/4)
Seul le silence, RJ Ellory (601p) (12/4-20/4)
Maé saison 1, Paco (144p) (21/4)
Plaisirs coupables, Laurell K. Hamilton (352p) (22/4-9/5)

Mai 2010
Les ombres de Chicago, Linnet Burden (411p) (10/5-16-5)
Power plan, Joseph Finder (477p) (17/5-29/5)
Joséphine t.2, Pénélope Bagieu (64p)
Maudit Karma, David Safier (342p) (30/5-5/6)

Juin 2010
Cadavres Exquis, Pénélope Bagieu (124p)
Les fables de sang, Arnaud Delalande (433p) (6/6-17/6)
Obscura, Régis Descott (473p) (19/6-abandon)
Brèves de filles, Isabelle Alexis (300p) (16/6)
Marre de préparer les repas, Béatrice Carrot & Véronique Béviere (381p)

Juillet 2010
Mélancolie du rocker, Tobie Litt (304p) (3/7-8/7)
Lord of Burgers t.1 : Le clos des épices, Arleston, Alwett, Barbucci, Zimra (95p) (3/7)
Evana 4, Philip Le Roy (403p) (10/7-17/7)
Le labyrinthe de la Rose, Titania Hardie (570p) (18/7-3/8)
Régime express des paresseuses, Marie Belouze-Storm (308p)

Août 2010
Vous me reconnaîtrez, Pascale Oriot (213p) (Commencé le 3/8- 125 pages lues)

Déjà un beau petit paquet de lectures... avec seulement 2 abandons. Le premier, le Mailer, j'ai vraiment pas accroché et le livre m'est tombé des mains aux environs des pages 150-200. Pour le second, Obscura de Descott, l'histoire me plaisait, mais était vraiment beaucoup trop lente. Je n'ai pas eu le courage de le finir, et l'ai abandonné à moins de 100 pages de la fin (oui je sais c'est dommage).


Le coin des calculs d'apothicaire :
37 livres lus - 11210 pages (sans décomptage des pages non lues...)
Ce qui fait une moyenne de 51,5 pages lues par jour.

Je suis plutôt contente de cette première partie de l'année.
De belles découvertes, pas trop de déception, du temps passé le nez dans les bouquins. Ce n'est pas une course, mais je pense avoir dépassé mon "record total" de nombre de lectures/an. Evidemment, c'est toujours mieux de lire peu de livres mais plaisants, que beaucoup, mais bof.
Mais ça fait quand même plaisir de voir défiler toutes ces pages et de me dire que ma PAL pourrait, éventuellement, un peu diminuer un jour... ;-) (elle est scandaleusement haute...)

Et bon sur le temps que je passe mon temps à compter les pages tournées... mon livre m'attend sur la table. J'y retourne!