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Index des auteurs

mercredi 29 décembre 2010

Quand le danger rôde - Charlaine Harris

Le premier tome de la série "La communauté du sud" a inspiré la série à succès diffusée par HBO. Série à laquelle je n'ai vraiment pas adhéré. Je n'ai pas accroché au premier épisode et je n'ai pas encore eu le courage de re-tenter le coup.
Par contre, en me promenant en librairie, je me demandais si le bouquin ne me plairait pas plus. Je me suis donc laissée tentée par cette série qui (si je ne me trompe pas) compte déjà 10 tomes en français.
J'ai quand même hésité à le prendre en anglais, me disant que ça devait être une lecture "facile" et donc une bonne occasion de m'exercer en VO. Finalament, j'ai opté pour la VF (vu que ma PAL VO est déjà pas mal fournie, dont Dexter dans le domaine des séries).
Bref, me voilà donc embarquée dans une nouvelle série de vampires -après Twilight, que je conchie; et la série Anita Blake, dont le tome 2 m'attend déjà.
Eh bien, je me suis bien amusée à la lecture de ce roman. Même si Sookie Stackhouse peut sembler greluche (c'était ma première idée quand j'ai vu la série), elle n'en est pas moins sympathique. La lecture est facile. Le style de la narration est léger, Sookie nous raconte le déroulement de l'intrigue "comme on parle", pas de longues descriptions, et pas mal de dialogues entre les protagonistes. L'intrigue est intéressante également : Sookie, télépathe, peut entendre les pensées des gens qui l'entourent. Elle travaille dans un bar, "Chez Merlotte", du nom de son propriétaire, Sam Merlotte. Elle rêve de rencontrer un vampire. Il faut savoir que les vampires sont plus ou moins intégrés à la société et peuvent survivre grâce à du sang de synthèse. Son vœu se réalise avec l'arrivée de Bill dans la petite ville plutôt tranquille. Sauf que cette arrivée coïncide avec le début d'une série de meurtre de jeunes femmes.
Pour la suite, je vous laisse découvrir par vous même. Je crois que ça vaut la peine de tenter l'affaire! Bon je suppose qu'on est loin du grand classique de Bram Stoker (que je n'ai pas encore lu), on n'est pas dans de la "grande littérature", mais j'ai passé un bon moment de lecture avec ce roman. Je l'ai dévoré en quelques jours. Non seulement, ça se laisse lire assez vite, mais on n'est pas non plus dans la prise de tête. Une bonne lecture pour se détendre. Et surtout, on est à 100 000 lieues de la neuneu Bella et de son bellâtre Edward.
Je pense que je vais continuer à lire la série. On verra au fil des tomes si je m'en lasse... ou pas.
Ca me rappelle qu'une bloggueuse a lancé un challenge "finir les séries entamées"... et pourquoi pas y participer... (je ne me souviens plus qui avait lancé l'idée... faut que je la retrouve).

Ma note : 3 étoiles

Quand le danger rôde, La communauté du sud tome 1, Charlaine Harris, Jai Lu, Août 2009, 314 pages

lundi 27 décembre 2010

Zombillenium T.1 : Gretchen - Arthur de Pins

Bienvenue dans l'horrible monde de Zombillenium. Un par d'attraction où les seuls vivants sont les visiteurs. Les employés sont, entre autres, vampires, loup-garous ou momies. Trompé par sa femme, Aurélien s'apprête à faire un cambriolage dans un bar. Stoppé à temps par la mystérieuse Gretchen, il ressort du troquet et se fait renverser par une voiture. Le voilà alors embarqué, malgré lui, au parc Zombillenium, où il va y re-retrouver Gretchen. Cette dernière est en fait une sorcière stagiaire... et cache plus d'un mystère.
Tombée un peu "par hasard" (quoiqu'il aurait été difficile de passer à côté) sur cette BD, j'ai été tout de suite attirée par la couverture. Un gros plan de Gretchen, lunettes noires, cheveux rouges. Un dessin très proche de la "réalité", qui donne envie de traverser le carton et de se plonger dans l'histoire.
Je découvre avec plaisir cet auteur avec cette nouvelle série (je zieutais déjà depuis un bout de temps la série pêchés mignons, et là faut vraiment que je me lance!). Un premier tome qui laisse présager une suite, et qui donne surtout envie de lire la suite!
J'ai vraiment apprécié les images : des personnages "ronds", des couleurs "douces" et flashies à la fois (aaaah c'est difficile de parler de BD ;-) ). Bref un graphisme qui donne "faim", qui rend gourmand.
Le récit et l'intrigue sont bien ficelés. Et l'auteur donne envie d'en savoir plus. Les personnages sont "attachants", j'avais envie de passer un pu plus de temps avec eux. Le texte déborde aussi d'humour. On sourit à chaque page.
Bref, une lecture très agréable. J'attends la suite avec impatience!


Ma note : 4,5 étoiles


Zombillenium, tome 1 : Gretchen, Arthur de Pins, Dupuis, Août 2010, 48 pages

dimanche 26 décembre 2010

Le carré de la vengeance - Peter Aspe

J'ai été très contente de découvrir ce polar. Il tombait à point dans une période de désert littéraire (en gros, j'étais un peu en "panne", les yeux en grève ;-) ).
Pieter Aspe est un écrivain bien de chez moi (quoiqu'on en pense, la Belgique ne fait encore qu'une, et Bruges fait toujours partie de ma patrie!!).
Ce tome ouvre le cycle des enquêtes du commissaire PieterVan In. Jeune quarantenaire (fin trentenaire?) divorcé, accro à la clope, amateur de Duvel et de bonne bouffe est un fin détective. On fait également la rencontre de guido Versavel, brigadier homosexuel et d'Hannelore Martens, substitut du procureur (plutôt sexy-chocolat).
L'histoire : alors qu'il subit sa permanence à travers les rues de Bruges avec un jeune policier plutôt ennuyant, Versavel est amené à découvrir le "casse" d'une célèbre bigouterie, chez Degroof.
Van In est sur le coup. Tout porte à croire qu'il ne s'agit pas d'un simple cambriolage, mais qu'il s'agit d'une histoire de vengeance. C'est pour ça que je mets "casse" entre guillemets car les auteurs ne sont pas partis avec leur butin, mais on fondu tout l'or dans de l'eau régale, réduisant à néant le travail d'orfèvrerie du propriétaire de la bijouterie. L'enquête pourrait se dérouler au mieux si Van In n'était pas pris dans un étau : d'un côté, son supérieur lui demande d'étouffer l'affaire au maximum; de l'autre, la nouvelle procureur, Hannelore Martens, veut mettre un grand coup et lancer des appels à témoins via la radio.
Une intrigue qui promet de nombreux rebondissements!
Et j'en pense quoi... : J'ai vraiment apprécié me plonger dans le monde de Pieter Aspe. L'intrigue principale se déroule à Bruges (et donne envie d'aller y faire un petit tour), mais traverse également d'autres villes de Belgique. Ca fait bizarre, mais je me suis sentie un peu "à la maison" en lisant ce bouquin. Le récit se déroule vers les années 1995. L'auteur fait également référence à diverses "affaires" politiques ou judiciaires belges. En plus de la Duvel qui coule à flot... un récit qui hume bon les moules frites! (bon, j'aurais pu dire le waterzooi ou la roulade de chicons). Ouvrir ce bouquin, c'est être happé par une atmosphère particulière.
Les personnages sont plutôt intéressants, sont bien dépeints. Aspe m'a donné envie d'aller plus loin et de découvrir d'autres aventures de Van In, Versavel and Martens!
Le style est agréable à lire : on avance au rythme des "pensée" du héros et les nombreux dialogues apportent une certaines dynamiques. On n'a pas le temps de s'endormir sur des descriptions ou des monologues sans fin.
Le quatrième de couverture présente Van In ou Versavel (ce n'est pas très clair), comme le nouvel Hercule Poirot (j'allais écrire le Hercule Poirot belge... mais Hercule est déjà belge ;-) ).
Je n'ai donc pu m'empêcher de chercher le rapprochement avec Agatha Christie. Au niveau du personnage, je ne suis pas encore "fixée", mais oui pourquoi pas voir en Van In un Poirot (il faudra voir à l'usage). Au niveau du décor, je trouve que le roman de Aspe a aussi un petit côté "terroir" (je ne trouve pas le terme bien approprié...) bien agréable. On est en plein en Belgique (comme on est en plein Angleterre quand on lit du Christie). Au niveau de l'intrigue, on part d'un évènement plutôt anodin qui cache un noeud et on se prend au jeu de délier tous les fils avec le détective.
Donc oui, Aspe peut rappeler Christie.
Ce fût vraiment un bon moment de lecture qui m'a donné envie de continuer à découvrir cet auteur.
Et je conseille cette série (du moins ce premier tome déjà) au fan de polar. Une intrigue "simple" et bien ficelée avec des personnages attachants qu'on a hâte de retrouver!


Ma note : 3,5 étoiles


Le carré de la vengeance, Pieter Aspe, Livre de poche, octobre 2009, 376 pages



Polar reçu dans le cadre d'un partenariat BOB/Livre de poche. Je les remercie tous les deux!!

samedi 18 décembre 2010

SNUFF 1 : La mélodie du bonheur - Nihoul & Lemmens

Panne de lecture, panne de chronique, je me mets enfin au clavier pour rédiger ma note à propos de la BD reçue dans le cadre de l'opération Babélio/Masse critique d'octobre.

Attirée par le résumé, j'ai tenté ma chance pour ce livre.
Petit coup d'oeil sur l'idée de la série :
Ethan Fargo déteste les oiseaux et déteste la vie. Il se trimballe un sac de clubs de golf sur le dos. Et tue le temps en regardant des comédies musicales. Alors qu'il se rend au vidéo club pour louer "La mélodie du bonheur", il est impliqué dans un braquage. Finalement @ home, il pense se remplir les oreilles des chants de Julie Andrews, mais découvre un spectacle plutôt horrible. Il est en possession d'un snuff movie. Une fausse coïncidence. Cette video fait l'effet d'une tornade et donne un nouveau souffle à sa vie.

Voilà une BD qui est agréable à découvrir. L'intrigue s'annonce palpitante et ce premier tome se termine sur un cliffhanger qui laisse présager une suite détonante.
Les personnages sont assez bien dépeints. Les auteurs n'ont pas lésiné sur la caricature. Le tout soupoudré d'une bonne dose de cynisme et d'humour noir. Malgré le sujet pesant, on sourit.
Au niveau du dessin, les couleurs sont assez sombres, parfois chaudes. Le graphisme est bien adapté aux situations décrites. Les illustrations sont assez réalistes. Les aplats de couleurs, ou de noir sont souvent utilisés.
J'attends la suite!

Ma note : 3,5 étoiles

Snuff, tome 1, Nihoul & Lemmens, Delcourt, 46 pages, septembre 2010

samedi 11 décembre 2010

Message à caractère informatif!

Voici deux informations qui peuvent vous intéresser :


Le 15 décembre Babelio relance son action Masse Critique. A partir de 8h30, connectez-vous sur le site, faites votre choix et vous recevrez peut-être le titre dans votre boîte aux lettres.
Il est seulement demandé d'en faire une chronique par la suite. Nouveauté depuis la dernière édition, les non-blogueurs peuvent participer, pour autant qu'ils soient membre de Babelio et aient déjà posté quelques critiques.








Les éditions Audiolib, qui proposent des livres Audio organisent un Quizz de Noël jusqu'au 14 décembre (mardi qui vient). 15 livres audio sont à remporter! Une initiative qui a pour but de faire connaître cette manière de "lire". Et ça se passe par ici : http://www.audiolib.fr/livre-audio-quiz-noel.php.

vendredi 3 décembre 2010

Evana 4 - Philip Le Roy

Je reviens sur mes lectures dans le cadre du prix des lecteurs du Livre de Poche. EEEh oui j'ai du retard. Evana 4 faisait partie de la sélection de juillet (avec Le Labyrinthe de la rose, que je n'avais que moyennement apprécié).
Evana 4 me laisse un bon souvenir de lecture. Pas un "grand" thriller, mais un agréable moment de lecture.

Hop, un petit 4ème de couverture pour faire découvrir l'histoire :
Producteur mégalomane, Zender Arbacan est devenu célèbre dès son premier film, qui se conclut par le suicide de l’actrice principale à la fin du tournage. À l’époque six femmes s’étaient présentées devant ses caméras et dans sa vie pour obtenir le rôle mythique. Aucune n’en sortit indemne. Mais lorsque Arbacan est agressé le jour de ses noces, il est persuadé que l’une de ses anciennes égéries cherche à se venger. Pour démasquer la coupable, Arbacan les réunit dans sa somptueuse propriété de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Six femmes jeunes et belles, réunies autour d’un redoutable Pygmalion. Qui sera le prédateur ? Qui sera la proie ? Un hommage à l’âge d’or du cinéma hollywoodien.

Hop, un petit avis pour vous donner envie... ou pas :
Encore un auteur que je découvre via cette sélection (je le connaissais déjà de nom, mais je ne l'avais jamais lu). Je n'ai pas été déçue, mais je ne suis pas non plus complètement comblée, enrolée et devenue carrément fan de l'auteur.
L'intrigue est intéressante, les personnages sont plutôt bien dépeints, même s'ils sont parfois assez caricaturaux. On entre dans un thriller qui embrasse le monde du cinéma, le côté "superficiel" du cinéma même, et on a l'impression que les personnages jouent un rôle. Le héros, ou plutôt l'anti-héros, est un personnage totalement détestable!! Ah pour ça, il est bien réussi dans ce rôle de cinéaste, imbuvable, à la recherche de "l'absolu", le pseudo-intellectuel qu'on a envie de taper!
Le rythme du récit est assez soutenu, néanmoins certains rebondissements sont assez tirés par les cheveux. Ca va vite, et la fin m'a laissé un peu dubitative (si, si, je l'ai bien comprise cette fin, mais je la trouvais un peu bof quand même... un peu trop téléphonée, alors qu'on aurait pu espérer un revirement à 180° à couper le souffle).
Bref, difficile de s'étendre beaucoup plus vu que ça fait déjà un bout de temps que je l'ai lu. Une lecture qui m'a plu sur le moment, sans être un "grand moment", mais qui ne m'a pas séduite et donner envie d'en découvrir plus sur l'auteur.
Alors, je ne dis pas que je ne relirais pas un de ces textes... mais j'aurais peur de me lancer dans un pavé trop épais.
A lire comme on regarderait un téléfilm, si on veut tuer quelques heures, sur la plage ou dans le train.

Ma note : 2,5 étoiles

Evana 4, Philip Le Roy, Livre de Poche, Juin 2010, 403 pages

Seul contre tous - Jeffrey Archer

En août dernier se terminaient mes lectures pour le prix des lecteurs du Livre de Poche/polar, prix qui a couronné "La trilogie berlinoise" de Philip Kerr. Au final, j'ai voté pour la "trilogie", néanmoins mon coeur a beaucoup balancé au moment de faire mon choix. Dans l'autre plateau de la balance, ce bouquin de Jeffrey Archer, Seul contre tous (auteur que je ne connaissais pas encore).
Lorsque que j'ai reçu les derniers livres, je m'étais gardé celui-ci pour la fin (et donc débuté les lectures d'aout par l'inconnu du nord, qui m'avait un peu déçu) et j'ai bien fait!
Ce petit pavé de 638 pages nous plonge dans un univers de manipulations judiciaires.
Petit retour sur l'histoire : Danny Cartwright voit sa vie basculer. Alors que cela devait être une des plus belles de sa vie, la soirée qu'il passe en compagnie de sa fiancée et de son frère (le frère de la fille, son meilleur ami à lui), pour fêter la demande en mariage qu'il vient de faire, tourne mal. Suite à une "bagarre", le meilleur ami trouve la mort.
Danny est accusé de meurtre, à tort. Mais quand les seuls témoins sont 4 jeunes loups de la haute société anglaise... comment faire le poids. Voir son fiancé passer les 22 prochaines années en prison ne réjouit pas Beth Wilson, qui va se battre pour faire entendre justice... mais va-t-elle y arriver?!

Et j'en penses quoi dans tout ça!?
Se déroulant à Londres, ce livre m'a permis de faire un plongeon dans cette capitale chérie que j'allais squatter quelques jours après ma lecture! Donc déjà, le cadre m'a beaucoup plu. L'auteur nous promène dans de nombreux quartiers de la ville, et nous déplace même jusque l'Ecosse.
Mais il nous fait également voyager à travers les diverses classes sociales des protagonistes. Du garagiste illettré à l'aristocrate, en passant par l'acteur à succès, l'avocat ou le trader, on découvre une belle brochette de personnages.
On y croit, les personnages ne sont pas "superficiels". J'ai trouvé qu'ils avaient une certaine consistance, ils portent bien l'histoire. Leur "psychologie" est bien développée. Je me suis laissée emportée dans les décisions prises, les actions réalisées. Oui! J'ai été bien emballée par le roman.
En ce qui concerne l'intrigue, je trouve qu'elle était assez bien ficelée. Bon ok, je ne vais pas dire que je ne me doutais pas de l'issue de l'histoire. Quoique, elle aurait pu être toute autre!!
Ce qui est le plus intéressant est le déroulement de cette intrigue. On court de rebondissements en rebondissements, dans un rythme assez rapide. Je ne me souviens pas m'être ennuyée un instant. Même les scènes de tribunal sont plutôt palpitantes.
Le style de Archer est agréable à lire. Le roman est découpé en 6 parties, chacune découpée en chapitres de longueurs moyennes (ni trop longues, ni trop courtes). Ce découpage assure un bon rythme de lecture et évite l'ennui. Le style d'écriture est fluide, même si le récit de Danny prime, on entre, tour à tour, dans chacun des personnages pour suivre la progression.
Au niveau du genre de roman, c'est vrai qu'on peut difficilement le qualifier de "thriller"... je dirais plus qu'on est dans le "polar" dans le sens où il s'agit plus d'une situation d'enquête et de recherche, qu'à la poursuite d'un horrible tueur menaçant. On est carrément dans une situation de conspiration.
Enfin, je suis tombée là sur une bonne histoire où le déroulement est prenant, les personnages attachants (ou détestables, c'est selon) et agréable à lire.
Je l'ai d'ailleurs dévoré en 1 semaine.

Ma note : 4 étoiles

Seul contre tous, Jeffrey Archer, Livre de Poche, mars 2010, 640 pages

Journal de bord/7

Aaah voilà déjà le mois de décembre et ses flocons de neige.
Dernière ligne droite avant une nouvelle année de lecture... pourquoi lire de janvier à décembre... question d'us et coutumes sans doute!!
L'heure du bilan annuel n'a pas encore sonné, mais je pense que j'ai "battu" mon record de lectures -bon ce n'est pas un concours, et il vaut mieux lire peu de livres qui nous plaisent que plein de bof.
Enfin là, je pense que c'est une bonne année de lecture. De chouettes découvertes, différents genres lus, des partenariats, et sans doute une diminution de ma PAL (bon pour l'année prochaine... faire diminuer la partie classique aussi!)
Par contre, j'ai été plus trainante sur ce mois de novembre. Peut-être l'effet "coup de coeur" (Alcool de Poppy Z. Brite, que je n'ai pas encore "chroniqué" dju!).
Je vais profiter d'être coincée au lit avec la crève pour mettre un peu de l'ordre dans les notes en retard (ça diminue!)
Et j'en profite pour fêter mon 5ème bloganniversaire, tiens donc!! (Ouverture le 1er décembre 2005 et première note le 8 décembre... Délivrez-moi de Jasper Fforde).

jeudi 2 décembre 2010

Moins que zéro - Bret Easton Ellis

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Il y a déjà 2 mois, blog-o-book (Merci à BOB et aux éditions Robert Laffont!!!) proposait de (re)découvrir le célèbre livre
-->"Moins que zéro" du non moins célèbre Bret Easton Ellis et ce à l’occasion de la sortie très médiatisée de sa séquelle : "Suite(s) impériale(s)". Ayant lu et adoré "American psycho" du même auteur, je ne pouvais que me jeter sur cette occasion de découvrir le premier ouvrage de cet auteur, ouvrage qui obtint à l’époque par le journal "Le Monde" un qualificatif qui plaçait la barre plutôt haute : "LE roman des années 80". Ça tombe bien : j’ai plutôt un faible pour cette époque.
Toutes les conditions étaient réunies pour me mettre dans un état d’excitation littéraire hors du commun. Quand le facteur a enfin apporté ce graal en grand format, c’est donc tout à fait logiquement que j’ai mis en pause ma lecture du moment (Histoire de Pi, de Yann Martel ; œuvre sur laquelle je reviendrai prochainement) afin de me plonger dans Moins que zéro.
L’histoire commence.
Clay, enfant d’une famille hollywoodienne active dans l’industrie du cinéma, revient de l’université afin de passer ses vacances de Noël chez lui, à Los Angeles. Sa petite amie le ramène en voiture. Dès le début, on peut voir que Clay est dans un état de détachement total par rapport à son environnement; détachement rapidement expliqué par sa consommation de drogues diverses ainsi que par sa famille, particulièrement riche et je-m’en-foutiste. Deuxième constat pour le lecteur : tout l’entourage de Clay est tout aussi riche et je-m’en-foutiste. Et drogué.
On assiste donc aux pérégrinations de Clay, de fête en fête, de dealer en dealer, de pote en pote, de déjeuner hype avec son père en soirée mutisme avec sa mère, d’achat de revue porno en séance avec un psy plus taré que ses patients. Toutes ces aventures sont entrecoupées de souvenirs et de rencontres aussi brèves que creuses avec ce qui semble être la galerie des personnages que l’on pouvait rencontrer à L.A. dans les eighties : des blondes peroxydées au cerveau aussi délavé que leurs cheveux, des drogués en porsche, des mères de famille irresponsables plus obsédées par l’intention de se faire sauter dans une Ferrari que par la prise de cocaïne régulière de leur fille de 12 ans, des dealers en ray-ban, des nettoyeurs de piscine tout en muscle et en marcel ayant pour principale utilité de servir de sextoy, des drogués, des punks en veston à badges fans de Billy Idol, des drogués en loft de luxe offert par papa, des nanas de 18 ans possédant déjà la carte de fidélité spéciale "gonflage des seins" du Cedars-Sinai, des dealers qui regardent MTV et s’habillent avec un drapeau américain, des drogués qui manquent de mourir noyés, aspirés par le tourbillon de leur jacuzzi ; j’en passe et des meilleures. Heu, j’ai dit qu’il y avait beaucoup de drogue ? Ah oui !
Bref, tout ceci je l’ai découvert après une dizaine de pages seulement. Quel condensé ! me direz-vous. C’est vrai oui ; je me dis à ce moment que l’auteur a posé ses bases, son ambiance, et que l’intrigue va démarrer. Et les pages se suivent. Les mêmes rencontres avec les mêmes personnages mais dans des lieux différents. Arrivé au trois quarts du livre, je commence à me rendre compte qu’il n’y a pas d’intrigue. Ce livre est une tranche de vie mais j’ai l’habitude que cela serve de décor une action quelconque. Or il n’est pas question d’action, mais bien de son contraire : l’inaction. Ce livre, qui couvre une période de deux semaines environ, résume les années 80 selon l’auteur : la drogue, des personnages typiques, l’inaction, et surtout le détachement par rapport au monde extérieur, l’isolation sociale d’un groupe de personnes caractérisées par une grosse fortune (initialement tout du moins) et un goût immodéré pour tout ce qui se pousse dans le nez ou dans les veines.
Malheureusement, toute cette galerie de personnages et de situations hors du commun présentées justement comme ultra-communes pour les protagonistes a fini par me lasser. Et c’est avec un immense sentiment de honte que j’ai laissé trainer le livre sur l’étagère, me promettant mollement de terminer LE roman des années 80. Promesse molle n’est pas facile à rompre (ben oui, elle plie), mais au bout d’un gros mois, j’ai enfin pu m’avouer que je ne le terminerais pas et donc enfin écrire cette petite chronique avec beaucoup de gêne.
D’abord la gêne d’écrire si tardivement la dite petite chronique.
Mais également la gêne de ne pas terminer un « classique » qui décrit une époque que j’aime particulièrement.
Mais maintenant que j’écris ces derniers mots, je me rends compte que ce sentiment de gêne vient de s’estomper. Je me suis vraiment ennuyé sur la fin de la lecture, et franchement je ne lis pas pour m’ennuyer. La partie que j’ai lue m’a (je pense) permis de comprendre l’essence de ce que l’auteur a voulu montrer. J’aurais peut-être dû le lire il y a quelques années, avant American Psycho (quoique…) mais surtout avant la sortie si médiatisée de Suite(s) impériale(s). Tant pis pour moi…