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vendredi 14 août 2009

Un sur deux - Steve Mosby


Mark Nelson, jeune inspecteur est nommé dans l'équipe d'un flic légendaire, John Mercer. 2 ans plus tôt, alors qu'il menait une enquête-qui finalement ne sera pas close- Mercer a perdu l'un de ses co-équipiers. Ce drame a plongé le policier dans une dépression dont il est sorti grâce au soutien de sa femme Eileen. Le premier jour de Mark n'est pas de tout repos. Le cadavre d'un jeune homme vient d'être découvert. Il a été torturé et victime d'un crime sauvage. Une jeune femme aurait quitté la maison de cette homme la veille. A la recherche de cette dernière, les policiers se rendent compte que celle-ci a été enlevée avec son compagnon. Une course effrénée est lancée pour les retrouver. Les enquêteurs n'ont que jusqu'au lever jour.
Le tueur a laissé sa marque. Une marque qui ne passe pas inaperçue aux yeux de Mercer et de ses équipiers. Il s'agit du serial-killer qui avait abattu leur collègue. Son mode operandi : il s'en prend a un couple. Avant d'assassiner un des deux, il les séquestre et les torture en demandant "qui des deux va survivre".
Partie en vacances avec une réserve de près de 10 bouquins, je me suis laissée tentée par celui-ci au détour d'un rayon de grande surface...
Un résumé plutôt alléchant. Par contre, je le redis, je ne me suis pas laissée embobinée par les commentaires sur la couverture. Ces petites phrases sensées apâter le passant.
Je débute l'introduction avant de m'endormir... merci, pour le cauchemar en début de nuit.
Effectivement, la mise en bouche est très peu ragoutante. Un meurtre plutôt glauque qui laisse supposer une suite dans le même goût. Et effectivement, l'auteur nous offre quelques scènes à ne pas lire devant son assiette.
L'intrigue est assez bien ficelée. Je me suis laissée prendre au jeu. Même si le rythme se ralentit un peu vers la fin... un coup de théâtre clôture le récit.
Un récit écrit à plusieurs voix. On passe ainsi d'un narrateur à l'autre.
J'ai bien apprécié cette construction qui donne à découvrir la psychologie des personnages de "l'intérieur".
Je ne dirais pas que je me suis trouvée face à un thriller incontournable, mais c'était une assez bonne lecture de vacances.
Je conseillerai ce livre aux dévoreurs de thriller. Sur une échelle, je le place en dessous de l'âme du mal ou d'In Tenebris de Chattam, mais bien au dessus de Prédateurs, du même auteur (pour me borner à une seule référence...)
Donc un bon moment de lecture.
Ma note : 3,5 étoiles

On en parle ici : Cocola's, Enlivrez-vous, Clarabel

Un sur deux, Steve Mosby, Points, 437 pages, janvier 2009

jeudi 13 août 2009

La ferme du crime, Andrea Maria Schenkel



Un livre à plusieurs voix qui nous plonge dans une ambiance froide, humide et glauque.

A la base de son polar, Schenkel prend un fait divers qui s'est déroulé en Allemagne dans les années 20 et qui n'a jamais été résolu. Elle le transpose dans les années 50, et lui trouve une issue. Pour parvenir à la clé de ce roman noir, l'auteur nous narre son récit à travers l'oeil de plusieurs "témoins". (Nombreux chroniqueurs font la comparaison avec le style utilisé par Truman Capote dans "De sang Froid" - Roman que j'ai envie de lire depuis longtemps, mais qui est encore à l'état de lacune sur mon tableau de lectures)

Petit à petit, le lecteur est amené à découvrir ce qui s'est passé dans cette ferme du crime. Le suspense est haletant. Chaque personnages apportant sa pierre à l'édifice.

J'apprécie l'idée de passer d'un narrateur à l'autre pour raconter une histoire. A travers les mots des personnages, on peut se faire une idée de leur caractère, se faire une image d'eux. Puis surtout, ça permet de donner une certaine "objectivité" en recoupant les différents témoignages. Concrètement, le lecteur reçoit différentes perceptions d'un même fait.

Petit résumé :
L'histoire se déroule dans une ferme de Tannöd, une région catholique très dévote, sur fond d'Allemagne imprégnée de désastre. Mais un soir, les Danner, habitant la ferme, sont assassinés sauvagement. Le père, la mère, la fille et ses enfants. Pourquoi un tel massacre? Jalousie, vengeance? Les secrets, le passé trouble, accentuent le côté malsain de cette intrigue.

A la base, je voulais m'offrir "un tueur à Munich" du même auteur, qui venait de sortir dans ma collection chouchou "Actes noirs". Je demande conseille à mon libraire, avant de réaliser un achat impulsif et compulsif. Celui-ci, bien attentioné, me signale que le premier livre de Schenkel vient de sortir en poche chez Babel noir.
Entre passion (pour la magnifique collection) et raison (une version poche et économique), j'ai penché vers la Ferme.

Je n'ai pas été déçue. Même si je n'ai pas été transcendée par l'histoire, j'ai été emportée dans l'intrigue et prise dans son atmosphère étouffante. A travers son texte, l'auteur nous laisse tout une sensation de malaise. En refermant la dernière page, j'étais sur le "pas mal", mais voilà que j'y repense quelques mois plus tard, et il m'en reste tout de même une sensation bizarre. Comme quoi, un texte se digère ;-)
Un bon bouquin pour les adeptes des romans noirs.

Ma note : 3,5 étoiles

Babel noir, mars 2009, 157 pages.
Mais aussi Actes noirs, janvier 2008, 160 pages.

Ils en parlent, en bien ou en mal....

Eleanor Rigby - Douglas Coupland

Titre inspiré par la chanson éponyme des Beatles, le dernier roman (paru en français, j'entends) de Douglas Coupland met en scène Liz Dunn. Le lien entre les deux...la solitude.
Lizz Dunn, 36 ans, est obèse et vit seule dans un appartement pas très folichon. Sa famille prend quelque peu de ses nouvelles, mais la considère comme un cas désespéré. Lizz, elle, n'attend pas grand chose de son avenir. Elle sort d'une opération des dents de sagesse et passe sa semaine de convalescence entre anti-douleurs et films à l'eau de rose qui la font chialer.

Alors qu'elle arrive au bout de son stock de joyeusetés, elle reçoit un coup de fil de l'hôpital. Un jeune homme y a été admis. Il porte un bracelet mentionnant les coordonnées de Liz.
Un coup de fil qui fait l'effet d'un tourbillon vers un passé bien enfouit.
Coupland porte à nouveau un regard sur la société et le comportement des gens. Acide et cynique, il use de beaucoup d'humour et de non-sens.
J'ai apprécié ce roman, un peu plus que "Girlfriend dans le coma", mais moins que "Toutes les familles sont psychotiques". Un peu à la manière de Girlfriend, je me suis plongée dans la vie de Lizz, avec l'envie d'en découvrir toujours plus. Puis, quelques éléments "bizarres" donnent une tournure au roman qui m'a donné moins envie (dans girlfriend, c'est la troisième partie qui m'a déçue).
L'écriture de Coupland est agréable. J'apprécie cet auteur et sa vision du monde. Il nous fait réfléchir sur le monde qui nous entoure. Par contre, je suis déçue par ce petit "moins" qui fait que je ne suis pas sortie de ce livre en me disant "wouaf! C'était vraiment génial", mais plutôt avec un "Ah, bin c'était chouette oui" et un petit sentiment de doute.
Tout cela ne m'empêchera pas de me plonger dans "Hey Nostradamus!" qui trône sur ma PAL depuis des lustres déjà!
J'espère toujours retrouver ce qui m'a piqué dans "toutes les familles..."
Un roman qui vaut quand même la peine d'être découvert. Un auteur qui vaut la peine d'être lu!
Ma note : 3,5 étoiles

Au diable Vauvert, août 2007, 308 pages
Mais aussi en poche : 10-18, mai 2009, 304 pages

On en parle ici : Clarabel

mercredi 12 août 2009

Les chroniques d'Edimbourg


Avec 44, Scotland Street, Alexander McCall Smith débute ses Chroniques d'Edimbourg. L'idée n'est pas sans rappeler les fameuses Chroniques de San Francisco écrites par Armistead Maupin et publiées dans le San Francisco Chronicle à partir de 1976.


L'héroïne, Pat, s'installe en colocation dans un appartement du 44, Scotland Street. Elle y fait la connaissance de Bruce, un des trois autres colocs et actuellement le seul sur place. Bruce, un être égocentrique et insupportable, bosse dans une agence immobilière. Il lui fait fort impression dès le début.


Dans l'immeuble, elle va faire la connaissance de Domenica, une voisine de pallier excentrique. Et découvrir l'existence de Bertie, un gamin de 7 ans, vivant dans un cadre un peu spécial.

Pat a 22 ans, elle en est à sa seconde année sabbatique, mais est engagée par Matthew pour travailler dans sa galerie d'art.


Dans ce premier tome, nous faisons la connaissance d'une partie du petit monde de Scotland Street, avec comme intrigue le secret d'une peinture. Même si je ne suis pas aussi emballée que pour les chroniques de Maupin, je me suis bien amusée à Edimbourg. Les personnages sont attachants et assez caractérisés : on en aime certains, on veut en taper d'autres...

Un peu à la manière de la série avec Mma Ramotswe, l'auteur utilise un ton léger et beaucoup d'humour. De nombreuses situations m'ont fait sourire. Le roman est découpé en courts chapitres intitulés, passant d'un personnage à un autre.

Je ne me suis pas encore ruée sur le second tome (à savoir que le tome trois vient de paraître en français, et un quatrième tome en anglais), mais ça ne saurait tarder. J'ai tout de même envie de connaître la suite des aventures de Pat, Bruce, Bertie & co.

Ma note pour le début de cette série : 3,5 étoiles


44, Scotland Street, Alexander McCall Smith

10X18 (hors collection), 413 pages, mai 2007

La couronne verte - Laura Kasischke


Véritable rituel aux Etats-Unis pour les élèves en dernière année, Terri, Michelle et Anne parte en voyage de printemps.

Leur destination : les plages mexicaines.

Arrivées à l'hôtel, elles constatent que le ton est donné : alcool et fête sont au rendez-vous. Au bar, elles vont faire la connaissance d'un inconnu d'une quarantaine d'années. Ce dernier leur propose de l'accompagner lors de sa visite du site de Chichen Itzâ. Prises entre l'idée alléchante d'aller à la rencontre des monuments culturels locaux, et les consignes de leurs mères, elles vont tout de même se lancer dans l'aventure.

Un déclencheur qui va plonger le lecteur dans une intrigue qu'il ne soupçonnait pas au début.

A la lecture du résumé, on pense se plonger dans un roman plutôt sympa et quelque peu effrayant sur les voyages entre ados. Une histoire qui commence bien et dérape. Mais l'auteur va beaucoup plus loin que ça. A travers le suspense qu'elle construit, elle déroute son lecteur. Des rebondissements surprenants jalonnent le texte.

Je découvrais Laura Kasischke avec ce roman. Son style d'écriture est entrainant et agréable à lire. Un roman qu'on dévore en quelques heures.

La Couronne Verte, Laura Kasischke, Ch. Bourgeois Ed., 238 pages, octobre 2008

Note : 3,5 étoiles

On en parle ici : Cocola's

mardi 11 août 2009

Un vampire ordinaire - Suzy McKee Charnas


J'ai reçu ce livre via le partenariat B-O-B/Robert Laffont (Encore merci Madame Charlotte).
J'ai été alléchée par le résumé proposé par l'éditeur. Dans la profusion de livre sur les vampires que l'on trouve aujourd'hui, celui-là me semblait pas mal.
Résumé
À l’université de Cayslin, Edward Weyland enseigne l’anthropologie. C’est un professeur idéal : grand, mince, cheveux gris, profil d’oiseau de proie, distant, intimidant. Sa spécialité : les rêves. Ceux des autres, car lui ne rêve jamais. Il n’est pas humain. Il est un vampire.
Un vampire n’est pas un être surnaturel. C’est un prédateur qui se nourrit de sang humain comme un tigre de la chair de ses victimes. C’est un fauve, spécialisé, hautement intelligent, d’une incroyable longévité et fort habile à se glisser dans le troupeau. Pas de cape flottant au vent. Pas de crocs acérés dépassant de lèvres vermillon. Pas de spectaculaires métamorphoses en chauve-souris, non plus. Tout juste un aiguillon sous la langue à l’aide duquel il suce le sang de ses victimes. Des proies qu’il ne tue pas forcément, d’ailleurs. Il s’arrange, quand il le peut, pour les plonger dans l’inconscience avant de s’abreuver et parvient ainsi à garder relativement aisément son anonymat, seul garant de sa survie.
Mais un jour, Weyland le vampire rencontre une femme qui d’abord le croit fou, puis l’accepte tel qu’il est et finit par l’aimer. C’est le cœur percé que meurent les vampires. Weyland échappera-t-il au sortilège de ses proies ?
Mon avis
La couverture du roman affiche une citation de Stephen King "Terrifiant, drôle, plein de suspense... impossible à lâcher". J'ai pour habitude de ne pas me laisser "séduire" par ce genre de chose... Qui n'est jamais tombé dans ce panneau et être déçu d'un livre à cause d'une accroche d'un auteur reconnu! Et dans le cas présent, je me demande toujours si Stephen a lu le même bouquin que moi... humhum
Attention abandon...Parce que oui je l'ai fait! J'ai lâché ce livre au début du quatrième chapitre (qui débute après le moitié du livre).
Attention mini spoiler...
Dans le premier chapitre, on fait plus ou moins connaissance avec le vampire, une dame, d'autres personnes, un cadre universitaire. Je n'ai pas bien saisi quand cela se passait. J'avais assez de mal à me faire une image des personnages. Après quelques pages, je trouvais que ça sentait un peu le plastique brûlé, mais je me suis accrochée...
Second chapitre, le vampire est emprisonné et utilisé comme bête de foire par un homme chasseur de magie noire. Il réussit à d'enfuir.
Troisième chapitre, le vampire qui souhaite récupérer une place à l'université où il donnait cours, doit poursuivre une thérapie avec un psy. (Apparement... c'est le coeur du résumé).
Quatrième chapitre, le vampire va à l'opéra et.... bin je ne sais pas ce qui se passe ensuite.

Je me suis trainée durant les deux premiers chapitres. J'ai ensuite plus ou moins apprécié le troisième. Par contre, au démarrage du 4... impossible pour moi d'aller plus loin.
Alors soit, il ne se passe rien dans ce livre, il s'agit quand même d'un vampire ordinaire...et que se passe-t-il dans la vie d'un vampire ordinaire...pas grand chose...
Soit, je suis passée complètement à côté d'une merveilleuse histoire fantastique.

J'ai trouvé le texte long, lent, sans vraiment d'histoire, ni de rebondissements.
Je me suis trouvée un peu perdue, sans comprendre où voulait me mener l'auteur.

J'espère qu'elle aura trouvé d'autres lecteurs plus enthoisiastes que moi. De mon côté, il n'y aura pas beaucoup d'étoiles à côté de ce titre...

Un Vampire ordinaire, Suzy McKEE CHARNAS, Robert Laffont, mai 2009, 378 pages.

Ma note : 1,5 étoileOn en parle aussi : Jennifer

Ainsi soit-il - Eli Gottlieb



Voici une découverte reçue grâce à Madame Charlotte (Blog-O-Book) et son partenariat avec la collection 10/18. (Merci merci!)

Le résumé : Il s'appelait Rob Castor. Charismatique, brillant, enfant terrible des lettres new-yorkaises, Rob était de ceux à qui tout semble réussir. Aujourd'hui, son suicide fait la une des journaux, parce qu'il a pris la peine de tuer sa femme avant d'en finir. Au centre de cette histoire vertigineuse se trouve Nick, son meilleur ami d'enfance. Sous le choc de sa disparition, Nick va chercher à comprendre son geste et, ce faisant, réévaluer sa propre vie et son passé. Mais, dans le paysage des jours enfuis, d'étonnants secrets le guettent ...

A la lecture du quatrième de couverture de ce roman, on pense que l'on va plonger dans les méandres d'une vie d'écrivain torturé afin de comprendre le pourquoi de son geste. Eh bien pas du tout. Nous entrons en fait dans l'univers de Nick, l'ami d'enfance. Les recherches effectuées en vue de comprendre Rob vont le conduire à se comprendre lui même, à se remettre en question. Petit à petit, le lecteur découvre les petits secrets qui jalonnent la vie de Nick.

La mort de Rob n'est qu'un prétexte au tourbillon dans lequel est prit Nick. Le bouleversement de sa vie va bien au-delà de la disparition de son ami.

Le roman se lit simplement. Il ne déborde pas de rebondissements, juste quelques éléments qui le ponctuent et poussent le lecteur à aller voir plus loin. L'auteur balance alors une fin vertigineuse qui laisse le lecteur sans voix.

Un roman sombre sur l'existence.
D'autres avis : Virginie, Lou, PetiteFleur
Ainsi soit-il, Eli GOTTLIEB, 10/18, 273 pages, 2009
ma note : 3,5 étoiles