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lundi 25 novembre 2013

Esprit d'hiver - Laura Kasischke

❢ Avec Esprit d'hiver, Laura Kasischke plonge son lecteur dans un ambiance neigeuse et de fêtes de fin d'année avec brio... mais pas que! Reçu dans le cadre de l'opération "Les Matchs de la rentrée littéraire 2013" organisée par Price Minister-Rakuten, j'ai découvert un roman fort, surprenant et dense. Pour l'opération, la cotation se fait sur 20.... ce sera donc un 16/20!



Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?


Ch. Bourgeois, août 2013, 276p.
❢ C'est le matin de Noel, Holly et son mari se réveille tardivement.
Lui, démarre en trombe vers l'aéroport pour aller chercher ses parents. Elle, se prépare pour recevoir ses invités pour le réveillon.
Mais Holly est submergée par un sentiment de culpabilité et une phrase qui lui revient sans cesse en tête "Quelque chose les avait suivis depuis la Russie jusque chez eux!"
Un malaise qui s'accroît alors qu'elle se retrouve seule avec leur fille, Tatiana, habituellement affectueuse, qui se montre plutôt froide et distante.

Un petit avis pour tremper dedans?


❢ Esprit d'hiver est le second roman de Laura Kasischke que je lis. Agréablement surprise avec La couronne verte, c'est assez bluffée que j'ai refermé ce nouveau livre.
Kasischke plonge son lecteur au coeur d'un récit introspectif et étouffant. Très rapidement, le décor est planté. Le malaise, déjà bien présent dès les premières pages, va aller crescendo.
Holly a loupé son réveil. Ca la stresse et lui file quasi des angoisses. Elle culpabilise et se persuade que c'est à cause de ça que sa fille se montre plutôt froide et distante.

❢ Introspectif, parce que tout au long de l'histoire, Holly se remémore les souvenirs de l'adoption de Tatiana. Toutes les démarches qu'ils ont entrepris, leurs voyages en Russie, le retour aux Etats-Unis, et ces 15 premières années avec leur fille. Tout cette démarche psychologique se fait au son d'une phrase qui lui revient constamment à l'esprit. Une phrase qui la torture, qu'elle souhaiterait mettre à plat sur papier... sauf qu'elle n'a pas le temps. Elle s'est levée trop tard et doit préparer le repas de Noel. Cette phrase participe au malaise ambiant qui règne. Pendant toute l'histoire, je n'ai pu m'empêcher de me demander ce qui c'était passé en Russie qui puisse la mettre dans un état pareil. Le genre de petit détail qui pousse à tourner les pages sans s'arrêter.

❢ Etouffant, parce que ce roman est un huis-clos. Mis à part la présence du mari dans les 2-3 premières pages, le lecteur se retrouve vite seul en compagnie d'Holly et de Tatiana. Les relations sont plutôt tendues entre la mère et la fille, et on se retrouve au milieu, tel un spectateur invisible de toute la scène. Seuls quelques coups de téléphone donnent un peu d'air.
Le blizzard qui s'installe, joue également un rôle important dans l'histoire.
Premièrement, il enferme encore plus la situation, impossible de sortir ou d'entrer. Ensuite, la manière dont il est décrit m'a vraiment donné l'impression d'être coincée en dessous-et donc d'étouffer. Mais en bonus, la présence de toute cette neige m'a vraiment plongé dans cette ambiance de Noel.


❢ C'est également un roman très psychologique. Le récit est basé sur les souvenirs, les sentiments et les perceptions d'Holly. Mais le lecteur en prend aussi plein la tête. On tente de comprendre et de démêler les fils. La situation est complexe, et le malaise m'a également envahi. Laura Kasischke a construit son roman de telle manière que tout du long, on peut sentir que des éléments nous échappent. Et pour les découvrir, il faut...tourner les pages!
Sa manière de décrire l'environnement et de faire parler les personnages sont agréables. Le style est assez rythmé. Les focalisations internes sont prédominantes, mais les dialogues sont également présents, ce qui donne une bonne dynamique au récit.

En bref, thriller ou roman psychologique, Esprit d'hiver est avant tout un livre qui happe le lecteur dans une atmosphère palpitante et inquiétante à la fois. C'est un roman qui met mal à l'aise, qui dérange un peu, mais qui laisse planer une bonne dose de mystère du début à la fin.
Personnellement je me vois bien relire ce livre au coin du feu, avec une bonne couche de neige de l'autre côté de la vitre.



vendredi 22 novembre 2013

22/11/63 - Stephen King

❢ En 2013, je suis revenue à Stephen King avec beaucoup de plaisir. Ce fût en août avec Dôme, mais c'était d'abord en avril avec 22/11/63. Je n'avais pas encore parlé de ce livre, mais en ce 22-11-13-50 ans après la disparition de JFK- c'est une très bonne occasion de dépoussiérer mon avis.







Vous prendrez bien un petite résumé avec votre thé?

❢ Jake Epping, jeune professeur d'anglais dans le Maine, mène une vie tranquille jusqu'au jour où Al, le patron du diner local l'investit d'une mission particulière : empêcher l'assassinat de Kennedy.
Grâce à une faille temporelle située dans son arrière cuisine, Al a la possibilité d'être transporté en 1958. N'ayant pas encore réussi à sauver le président, et malheureusement atteint d'un cancer en phase terminale, Al informe Jake des possibilités de cette faille et lui demande de réaliser cette tâche pour lui. Jake va-t-il se laisser tenter...


Un peu de mon avis pour tremper dedans?

❢ Un peu mon n'veu que Jake va accepter la mission-il n'y aurait pas de livre sinon, c'était une question purement rhétorique, pas de spoil à ce niveau- et ce pour le plus grand bonheur du lecteur!
22/11/63, c'est le roman des "Et si...", un roman fantastico-uchronique, une brique de plus de 900 pages que j'ai dévorée avec avidité. Quand je me suis penchée sur cette nouvelle sortie-à l'époque de la sortie j'entends dire- j'ai été appâtée par :

  1. le côté "Retour vers le futur",
  2. l'incursion dans la grande histoire,
  3. le thème de l'assassinat de JFK.
Albin Michel, 27/02/13, 936p.
❢ Tout d'abord, je suis très fan de ces histoires de voyages dans le temps où il est "offert" aux héros de modifier le passé et de voir ce que ça donne dans le présent-d'ailleurs ce n'est pas pour rien que je me refais Back to te future à chaque rediff' télé. En janvier 2005, j'avais déjà fondu pour le Replay de Ken Grimwood, que je conseille au passage. Je trouve que ce genre de récit attise la curiosité du lecteur et donne donc envie d'aller voir plus loin dans le livre.
Cerise sur le gâteau, Stephen King inscrit son récit dans la grande histoire, dans la réalité. Là j'ai laissé les clés et j'ai dit "Stephen, drive me crazy".
Et enfin, le thème de l'assassinat de JFK est toujours un sujet qui attire mon attention. Pas que j'y connaisse quoique ce soit à la politique américaine ou aux tractations qui auraient pu conduire à cet attentat, mais je trouve que cet évènement fait partie des "mythes" du XXème siècle-si on se penche en plus sur les funestes destins qui ont touchés la quasi totalité de la famille, il y a de quoi blablater. JFK était également un des premiers "films de grands" que j'avais été voir au cinéma. Mais surtout, mon premier voyage aux Etats-Unis m'a amené à Dallas où j'ai pu voir en vrai l'endroit où tout ça s'est passé. Déjà impressionnée par l'environnement (les USA, ça change de la Belgique), à 13 ans et demi, je l'ai été doublement impressionnée de me retrouver dans un lieu marqué par l'histoire.


❢ Avec son 22/11/63, Stephen King propose non seulement un roman fantastique (j'ai parlé d'uchronie plus haut, dans le sens où il vise à repenser un présent influencé par un autre passé), mais aussi une superbe description des Etats-Unis des années 50-60. J'ai tout simplement adoré le voyage.
Je dirais que le roman de King est à double vitesse. D'une part, on a la mission de base donnée à Jake,   l'objectif "principal" de l'histoire. J'ai trouvé qu'il s'agissait d'une intrigue plutôt palpitante qui m'a donné envie d'avancer. D'autre part, c'est aussi -et surtout- le cheminent d'un homme à travers sa vie. Alors oui, il est mû par une mission, mais c'est aussi un être humain qui doit se construire dans une époque qu'il ne connaît qu'à travers les livres d'histoires. Tout au long des 936 pages, on voit évoluer Jake. Et ça, j'ai vraiment bien aimé! Je me suis réellement attachée à cet homme, et au delà de sa mission, sa vie m'a également passionnée. J'ai également été séduite par tous ces personnages qui jalonnent son parcours et qui apportent beaucoup de "couleurs" à l'histoire.

❢ Comme je l'avais déjà dit pour dôme, j'ai vraiment apprécié le style utilisé par King-Je pense franchement qu'ils sont tous deux dans mon top 5 2013. Son écriture était assez agréable à lire, simple, fluide, mais aussi très fouillue; beaucoup de vision interne et quelques dialogues. On ne peut pas dire qu'il va directement au fait, car il propose au lecteur pas mal de descriptions du décor, mais personnellement, ça ne m'a pas dérangé, dans le sens où j'étais prise dans le voyage.
L'auteur est bien connu pour les briques qu'il pond. Alors, une brique c'est top quand on accroche, mais ça peut paraître long quand on court après le train. Contrairement au Fléau ou aux Tommyknockers, que j'avais moins apprécié, j'ai retrouvé avec ce 22/11/63 un Stephen King qui m'avait totalement conquise avec son Simetierre ou son Misery-mon coup de cour de tous les temps.

❢  En bref, j'ai vraiment kiffé passer trois semaines à lire ce livre (au moins). J'ai apprécié sa "double" intrigue et j'ai marché à fond. Je suis entrée pieds joints dans son texte et je me suis laissée portée par le flux des mots. Et comme bien souvent avec ce genre de brique, j'ai ressenti un grand vide quand j'ai tourné la dernière page. Ce livre reçoit tout mon adhésion-ah oui, pas un mot négatif tiens donc! Ah bin si, je vais en avoir un... le prix du bouquin était un peu argh... environ 28€...- et vous pouvez également lire les avis de Lhisbei, Carole, Sandrine.


lundi 18 novembre 2013

Cinq jours - Douglas Kennedy

❢ Douglas Kennedy, auteur américain à succès, s'inscrit dans le "roman de vies". Mon expérience se limite à ce cinq jours et à La poursuite du bonheur (que j'avais vraiment adoré), mais ce que je peux en dire c'est que Douglas Kennedy dépeint la vie de ses héros à travers leurs questionnements, la société et l'époque dans laquelle ils évoluent.
Des romans assez forts qui plongent le lecteur dans la vie quotidienne de Monsieur et Madame Toulemonde. Un auteur de romans que certains rapprocheraient de Levy ou autres, mais qui selon moi vaut beaucoup plus que ça!-Non, je ne suis pas fan de Levy du tout...








Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?


❢ Laura, 42 ans, est technicienne en radiographie. Des enfants qui grandissent -la seconde s'apprête à quitter le nid-, un mari qui déprime et accepte mal la perte de son emploi 18 mois plus tôt, une carrière qu'elle avait envisagée un peu plus ambitieuse, Laura voit sa sensibilité s'exacerber de plus en plus. Alors qu'elle se rend à Boston pour un séjour professionnel, Laura va faire la rencontre de Richard, cinquantenaire, expert en assurances. Suite à un premier échange plutôt houleux, une pure coïncidence va les mettre en présence à nouveau. Vont s'en suivre des échanges assez profonds sur le sens de leurs vies respectives.


Un peu de mon avis pour tremper dedans?


Belfond, octobre 2013, 352p.
❢ Ca faisait longtemps que je ne m'étais plus plongée dans un Douglas Kennedy, et ça m'a fait plaisir de retrouver sa plume. 5 jours, c'est le titre du roman, mais aussi la période couverte par le récit. 5 jours pendant lesquels on vit au rythme de Laura, cette jeune quarantenaire un peu mal dans ses baskets. Dès les premières pages, j'ai été plongée au coeur de l'histoire. Et il faut dire que le début est quelque peu plombant. Je me suis assez vite acclimatée à l'état d'esprit de l'héroïne.
C'est dire si le style de l'auteur est assez efficace.
L'intrigue prend place dans le quotidien d'une femme, qui peut-être celui de mille autres. Ce qui permet sans doute d'être prise au jeu (même si on n'a pas 40 ans).

❢ Les personnages n'ont rien d'extraordinaire. Ce sont des Monsieur, Madame Toulemonde. C'est ce qui fait l'intérêt du roman. Pas d'histoire rocambolesque, pas de super-héros, on est bien ancré dans la réalité. Même si l'auteur apporte une bonne dose de coïncidences, l'histoire se tient. La vie n'est-elle pas faite de coïncidences parfois?!
J'ai quand même été un peu "agacée" par les personnages, que ça soit lors de situations ou de répliques un peu téléphonées. Mon plaisir de lecture s'est un peu amoindri vers les 4/5 du roman, néanmoins Kennedy remonte bien la barre à la fin et sait attiser la curiosité du lecteur.

❢ Le style est assez agréable et vif. La narration est en "je" et le texte contient pas mal de dialogues. Le rythme est donc assez soutenu et les pages défilent rapidement. Les discussions entre les deux protagonistes sont animées. Elles brossent un tableau de leurs vies et permettent d'apprendre à les connaître et les apprécier.

❢ En bref, Kennedy offre avec ce roman un moment de lecture "divertissant". Une histoire plutôt grave, parfois sombre, mais qui laisse place à l'espoir. Une écriture fluide et légère qui se laisse lire n'importe où. Des dialogues bien travaillés, des discussions intéressantes autour de la culture et de la littérature. Le récit introspectif d'une jeune quarantenaire au tournant de sa vie, qui peut toucher le lecteur... Il n'est jamais trop tôt ou trop tard pour se remettre en question...
Au passage, je remercie les éditions Belfond (et Laura) de m'avoir permise de découvrir ce roman.


mercredi 13 novembre 2013

Les magiciens de Caprona - DIana Wynne Jones

❢ Diana Wynne Jones (1934-2011) est une auteur de romans fantastiques destinés aux enfants et aux adultes. Les magiciens de Caprona est le second tome de la série Chrestomanci (qui en compte 5). J'ai découvert la série il y a un peu plus de 10 ans, avec Ma soeur est une sorcière (1er volume) et  Les neuf vies du magiciens (4ème volume). Des livres qui m'avaient agréablement surprise. Par contre, j'ai ressenti moins de plaisir à revenir dans l'univers de Chrestomanci.
Un livre qui peut dire merci au Challenge Halloween 2013 qui m'a motivé à le sortir de ma PAL.








Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?

❢ Rien ne va plus dans la ville italienne de Caprona. Non seulement, les deux familles de magiciens qui y vivent, les Montana et les Petrocchi, se livrent une guéguerre depuis des générations, mais en plus, ces derniers doivent faire face à la perte de leurs pouvoirs. Une situation assez désastreuse étant donné le climat de conflit qui règne avec les villes voisines qui menacent de déclarer la guerre à Caprona.

Et mon avis pour tremper dedans?

Folio junior, 293p.
❢ Ce second tome de la série Chrestomanci n'est pas sans rappeler le Roméo et Juliette de Shakespeare. Deux familles qui se déchirent depuis des générations, des jeunes qui ont conscience de cette haine via les "légendes" racontées de génération en génération, et qui finalement n'y voient que peu d'intérêt. Des disputes intestines qui génèrent régulièrement des situations cocasses.

❢ Au niveau de l'intrigue, celle-ci est assez simple. Je dirai que c'est assez linéaire. L'intérêt réside plutôt dans la manière dont elle va être résolue. Au départ, il faut dire que c'est assez fouillu. Le lecteur fait la connaissance des divers personnages, des lieux, et ça peut-être parfois déroutant au vu du nombre de ceux-ci.
Le roman compte une foule de personnages différents et hauts-en-couleurs. Chacun, à sa manière, apporte sa petite touche à l'histoire : certains sont très sympas, d'autres détestables, ou encore louches, bizarroïdes. Bref, Diane Wynne Jones propose une belle brochette avec des petits bouts d'oignons et de poivrons.
Je pense que ce livre est bien adapté aux jeunes lecteurs (10-12 ans). Qui plus est, ce sont les jeunes des deux familles qui sont mis en avant et sont les véritables héros de l'histoire.

❢ Le Style est également très simple, mais ce n'est pas pour autant qu'il n'est pas bien construit. On n'est pas dans une histoire qui infantilise le lecteur. C'est une vraie aventure. L'auteur met en scène de nombreux comportements qui font appel à des valeurs fondamentales, voire des situations qui induit la réussite de "rites de passage".

❢ En bref, j'ai moyennement apprécié ma lecture, en même temps, je n'ai pas l'âge du public cible de ce livre. Je trouve la construction plutôt intéressante et le style d'écriture agréable. Ce livre est bien adapté à un jeune lectorat, qui y trouvera certainement son compte. L'intrigue est bien ficelée et plutôt haletante. Il n'y a pas vraiment de temps morts.
Personnellement, je me souviens avoir plus apprécié Ma soeur est une sorcière et  Les neuf vies du magicien, que ce tome... mais je les ai lu il y a plus de 10 ans...

On en parle : Pralinerie

Spirale - Junji Ito

❢ Opération je déblaye ma PAL, il était temps que je me plonge dans ce manga. De plus il s'inscrit vraiment bien dans la thématique du "Challenge Halloween". Bouclée en trois tomes, cette série a de quoi ravir les amateurs d'horreur. Junji Ito, mangaka japonais, est d'ailleurs considéré comme un des maîtres du manga d'horreur (source wikipedia).








Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?



❢ Kirié Goshima, vit dans la petite ville tranquille de Kurouzu. Encastrée entre une montagne et un lac, ce village a de quoi plaire. Si ce n'est que depuis quelques temps, des choses plutôt bizarres d'y passent. Tout débute quand le père de son petit ami développe une passion sur des objets comportant une spirale et se met à les fixer sans arrêt.
La spirale semble être à l'origine de nombreux autres évènements qui vont se dérouler à Kurouzu. Est-ce qu'il faut y voir la marque d'une malédiction? Kirié aurait-elle mieux fait d'écouter son petit ami et de fuir la ville avec lui?


Et voici mon avis pour tremper dedans.


Kirié Goshima
by Fradiavalo
❢ Ce manga m'avait été conseillé à l'époque par un super libraire bien sympathique. Loin des histoires fleuves, ce récit s'étend sur trois tomes. Trois tomes de fantastique et d'horreur.
L'histoire est racontée à travers la voix de Kirié Goshima, une jeune femme habitant Kurouzou. C'est le témoignage de choses étranges qui se sont déroulées dans ce village.
Très vite, l'auteur place ses deux personnages principaux et lance son intrigue. Dès les premières pages, Kirié est confrontée à des petites choses anodines qui paraissent sans importance, juste un peu bizarres. Alors qu'elle rentre de l'école, elle tombe sur le père de son petit ami, accroupi dans une ruelle, en train de fixer un escargot. C'est ainsi que débute la spirale infernale.

❢ On sent qu'une certaine tension s'installe. Rapidement, au delà des comportements étranges, les évènements deviennent de plus en plus malsains. Et cela va crescendo. De la fixette à la mutation, il n'y a qu'un pas. L'intrigue est assez intense et ne laisse aucun répit aux lecteurs.
Suichi by Syriac
Les trois tomes sont divisés en chapitres, relativement "courts" (un trentaine de pages). Chaque chapitre relate un nouveau fait qui se déroule dans le village. Cet enchainement apporte une dynamique rapide, tel un tourbillon.

❢ Côté graphisme, les traits de Junji Ito sont fins et détaillés, ce qui contribue à accentuer le réalisme des situations. Un réalisme très glauque. Dès lors, nombreuses illustrations peuvent choquer.
Je ne m'y connais pas beaucoup (voire pas du tout) en cinéma japonais (ni en cinéma de l'horreur japonais), néanmoins je trouve ce manga très cinématographique, que ce soit au niveau du rythme ou des images. D'ailleurs, ce manga a été adapté au cinéma sous le titre d'Uzumaki.


❢ En bref, un manga qui valait la peine d'être sorti de ma Pile à Lire. Une histoire qui fait peur, dans une atmosphère étouffante et un univers glauque. Des dessins très réalistes baignés de scènes d'horreur.

Titre : Spirale
Auteur : Junji Ito
Editions Tonkam - 3 tomes (200p.)

Une participation au mercredi BD fantastique du challenge Halloween 2013.

dimanche 10 novembre 2013

Journal de bord #9 : fantômes et feuilles mortes.

❢ Octobre, c'était le mois dédié au challenge Halloween. Organisé par Hilde et Lou, celui-ci était sensé s'arrêter le 5 novembre. Sauf que... ce n'est pas facile de quitter une maison hantée sans risquer sa peau. Les habitants mystérieux tentent de vous retenir par les cheveux, tendent des pièges pour vous éviter de sortir. Bref, un vrai bordel intersidéral!
Résultat, les grandes prêtresses d'Halloween ont décidé de nous laisser un peu de temps pour plier nos bagages et faire nos adieux aux esprits frappeurs.
Halloween by Sidartxa

❢ Perso, je suis restée coincée au grenier avec une goule, qui me ralentissait dans mes publications. Résultats, pas mal de lectures, pas mal de chroniques, mais qui n'ont été que rarement ponctuelles.
Mais bon, ce n'est quand même pas bien grave... quand on sait que l'horloge de la grande salle à manger tournait à l'envers.


❢ Dès lors, nous avons jusqu'au 30 novembre pour quitter les lieux. Si c'est pas une bonne nouvelle ça! Bon, j'ai été plutôt active en octobre, et là j'ai un peu levé le pied, que ça soit du côté des chroniques, que du côté des lectures. Cette rabiote va quand même me permettre de publier quelques notes tardives, mais aussi de finir quelques BD-frisson préparées pour l'occasion.

❢ Je n'ai pas pour habitude de faire des articles récap' de mes lectures du mois, mais j'avais quand même envie de regrouper les liens quelque part.

Le mercredis BD fantastiques :

Locke and Key, tome 1 : Bienvenue à Lovecraft - Joel Hill
Courtney Crumrin, tome 1 & 2 - Ted Naifeh
Emily the strange, tome 1 : Morte d'ennui - Rob Reger
End, tome 1 : Elisabeth - Barbara Canepa
Walking dead tome 18 : Lucille - Robert Kirkman et Charlie Adlard
Spirale - Junji Ito

Le classique :

Les contes macabres - Edgar Allan Poe & Benjamin Lacombe

La Maison hantée :

Malpertuis - Jean Ray
Rosmary's baby - Ira Levin

Lectures en vrac :

Ce cher Dexter - Jeff Lindsay
Les magiciens de Caprona - Diana Wynne Jones
Dexter revient! : Jeff Lindsay (en cours)


❢ Voilà pour un premier bilan. Ma participation à cette version 2013 était franchement plus fructueuse que celle de 2012. C'est assez amusant de se plonger dans un thème pour une période donnée, même si c'est très chaud de faire ça sur un petit mois.
C'est donc avec impatience que j'attends la version 2014!
Fait notable, j'ai également participé à mon premier Read-a-thon (jour 1 - jour 2)

vendredi 8 novembre 2013

Défi ValerAcr0 #9

❢ 9ème mois du défi ValériAcr0. 9ème fois que nous nous choisissons l'une l'autre un titre à lire pour le mois qui vient. Un petit délire entre deux gonzesses sympathiques et parfois un peu barrées -parce que nous on aime le défi, le challenge, le sang et la sueur!- dont l'origine provient d'ailleurs, à savoir le défi Âne Vs Papillon.

Le concept est peut-être un tout petit peu différent, néanmoins notre but final est :
1- de faire la peau à notre PAL,
2- de mettre du piquant dans nos lectures avec un choix à l'aveugle.


❢ Parce que oui! Mesdames et Mesdames, ceci est un réel choix en aveugle! Je choisis un titre pour Acr0 et elle en choisit un pour moi. Ce choix reste secret jusqu'au grand dévoilage. On a un mois pour le lire et faire la chronique. Et si t'es pas d'accord, c'est pas le même tarif parce que tu dois te fendre d'un joker!
Oui nous avons droit à 6 joker sur l'année. Alors certains nous traiterons de bisounours, d'autres y verront un certain respect des droits du lecteur.
Et donc, ce joker te permet de switcher un titre qui ne te convient pas du tout, de retarder le postage de ta chronique, voir d'excuser l'abandon de ta lecture.
Perso, j'en ai déjà crâmé deux (1 abandon et 1 switch), tandis qu'Acr0 n'en a grillé qu'un seul pour retard de chroniquage.


Trêve de bavardages, pour en savoir plus sur le défi et voir le suivi, il faut évidemment cliquer sur le lien qui se cache sous ces mots!


❢ Et donc, après ma plongée dans les limbes de la PAL d'Acr0, grand tiraillement dans les livres que j'ai à disposition... j'ai envie d'avoirston avis sur beaucoup beaucoup de choses!!
Bon alors, j'avais dans la tête deux titres, mais bon, sont quand même gros (dont un très gros). Etant donné que je lui ai déjà filé des "briques" ces derniers temps... je vais garder ça pour plus tard :-)

J'avais dans la tête un autre titre... mais qu'on va continuer en LC n'est-ce pas :-)

Et donc mon choix s'est finalement porté sur un bouquin que je voulais acheter quand il est sorti (en plus chez Au diable Vauvert). Il avait l'air tentant, puis m'avait semblé avoir lu une chronique plutôt bof... donc au final je veux l'avis d'une vraie experte!!!

tadaaaaam!!!

Titiou Lecoq : Les morues


Et Acr0, elle en pense quoi :
"Ahah, c'est terrible ! Tu m'as déroulé ton choix sur plusieurs lignes... pour ne me l'annoncer qu'à la toute fin. Quand j'ai lu le nom des éditions, je ne m'attendais pas à ce livre. On me l'a prêté, c'est parfait."

Et pour savoir ce qu'elle m'a choisi, clique sur Acr0!



mercredi 6 novembre 2013

Walking dead 17 & 18 - Kirkman & Adlard

❢ Retour des LC Walking Dead!! C'est la fête!
Après avoir dévoré 17 tomes en un peu plus d'un an, il nous a fallu attendre 8 mois pour la sortie du tome suivant. Retour sur la lecture du tome 17, en février dernier avec Acr0. Pour la lecture du tome 18, Sophie Hérisson s'est jointe à nous. Plus on est de fous, plus on rie comme on dit ma bonne dame!
A nouveau un bon moment de lecture et des échanges bien sympathiques!


Walking dead tome 17 : Terrifiant!

Delcourt, 30/01/13, 140p.
❢ Un fouillage dans les mails échangés lors de la lecture s'impose un peu. Et là baam, souvenir!
Quand on commence un échange par OMG! OMG! OMG! ça veut dire beaucoup -c'est peut-être un détail pour vous... hum je sors. Pas de résumé, ça évite de spoiler.
Ce tome déboule comme une flèche avec des évènements qui retournent vraiment la situation et relancent les dés de l'intrigue.
Kirkman surprend tout au long de son histoire et on apprend à ne pas s'attacher à des choses qui semblent acquises.
Pas mal de scènes plutôt violentes, glauques et dérangeantes. Je ne sais pas si ça va crescendo, parce que de nombreuses scènes vues auparavant étaient déjà assez chocs. Néanmoins, ici, il n'y va pas de main morte non plus.
Au niveau de la psychologie des personnages, on peut noter pas mal d'évolutions et de revirements de situation. Difficile de dire comment tout ça va tourner.

❢ Côté graphisme, j'ai bien apprécié ce tome également. Retour d'images bien travaillées, plus ombrées. Les scènes gores sont vraiment bien dessinées et apportent beaucoup de réalisme. Des dessins qui me rappelaient le manga Battle royal, qui donnait aussi à voir des trucs hyper réalistes et hyper dégueu. En gros, un bon cru!








Walking dead tome 18 : Lucille

Delcourt, 4/09/13, 144p.
❢ Retour en terre inconnue en cette fin d'année 2013. C'est avec plaisir que je retrouve les personnages devenus si attachants au fil de cette série. Côté histoire, on avance pépère. Alors pour le moment, ça se tient toujours et je ne suis pas lassée. Néanmoins, on est plus dans l'étude des relations humaines que dans la recherche de la cause des zombifications (cela avait été évoqué quelques tomes plus tôt, mais là, on n'en parle plus vraiment).
Comme le fait remarquer Acr0 lors de notre échange, on est dans un tome "lent". Depuis le début, on a remarqué que Kirkman switche à chaque tome (ou quasi) entre un tome plus lent et psycho, et un tome plus "bam! bam!" blindé d'actions et de scènes plutôt gores.
Néanmoins, le scénario avance quand même.
J'ai apprécié l'alternance entre les différentes actions, de manière assez "rapide". On ne s'attarde pas inutilement sur des scènes pour le plaisir de faire des pages. Cela apporte également un bon rythme de lecture et attise l'intérêt du lecteur.

❢ Côté personnages, il y en a qui ne sont pas très bien dans leur tête. On se demande un peu comment tout ça va évoluer. Ils sont tous sur le fil -qui ne le serait pas dans pareil situation- mais pour certains, ça devient assez limite. Kirkman introduit à nouveau de nouveaux personnages, ce qui alimente évidemment le récit. C'est vrai que depuis le début de la série, on a essuyé pas mal de pertes et qu'il faut renouveler le stock d'êtres vivants. Donc de nouvelles rencontres plutôt hautes en couleurs, qui laissent présager de l'action. Néanmoins, il faut faire attention à ne pas tomber dans la répétition de situation.

❢ côté graphisme, là je vais retirer des points. Alors que dans le tome 17, il y avait pas mal de belles planches, j'ai eu l'impression que le 18 a été quelque peu bâclé. On n'est pas dans le gribouillage, mais le fait qu'un personnage ne soit pas reconnaissable, c'est assez dérangeant. Fait notable également, la disparition de la galerie en fin d'épisode. Habituellement, le lecteur pouvait se délecter avec des images tirées du récit mais retravaillées avec soin. Bon, tout n'est pas négligé, et on a quand même droit à de belles vignettes très réalistes et assez effrayantes.








En bref, une double bonne lecture, avec quelques petits bémols. Une double lecture partagée, et pour lire les avis d'Acr0 et de Sophie Hérisson, il faut cliquer sur leur prénom. Et évidemment un furieuse envie de connaître la suite!

Et hop là, une des dernières participations au challenge Halloween 2013.