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mardi 26 mars 2013

Hors champ - William Bayer

Il est grand temps de me mettre à jour dans les chroniques en attente.
On sort du mode "grosse feignasse" ON et on switch sur le OFF.

William Bayer est un auteur américain (publié également sous le pseudo de David Hunt). Il a écrit Hors champ en 1989. Le livre a été réédité aux éditions Rivages en janvier 2013.
Livre que je découvre grâce à l'opération Babélio/Masse Critique et aux éditions Rivages, que je remercie.







Rivages/Noir, janvier 2013, 362 p.

En quelques mots...

❢ Hors champ est un thriller qui met en scène un photographe trauma. Geoffrey Barnett ne parvient plus à réaliser de portrait. Depuis des années, il erre, le plus souvent la nuit, avec son appareil photo (attention, pas du numérique! Nous sommes dans les années 80-90) et capte des moments. Jusqu'au jour où il fait la rencontre de Kimberly, modèle plutôt directe, qui va l'aider à surpasser son angoisse.
Aussi positive que soit cette rencontre sur un point, elle va également plonger Barnett dans une spirale dont il ne maîtrise pas toutes les ficelles.

Et en d'autres mots...

❢ Malheureusement, je ne suis pas arrivée au bout du roman. Le résumé me tentait bien, autant que le côté roman noir. Sauf que, la mayonnaise a mis du temps à prendre et est retombée comme un soufflé... Le récit démarre lentement. On fait la connaissance du héros, Geoffrey, de quelques bribes de son passé. Une mise en place pas désagréable et qui donne faim.  Ensuite, entre en scène l'objet de tous les bouleversements... et ça bouleverse. Des situations s'enchaînent et on se demande un peu où tout cela va nous mener.
Mon attention s'est un peu perdue quand un coin du voile a commencé à se lever... ou pas.
Etant donné que je n'ai pas lu la fin, je ne saurais pas dire si mes doutes allaient se concrétiser (ce qui en soit m'aurait déçue -il est comme ça le lecteur, s'il devine, il râle; et s'il devine pas, il râle aussi parce que peut-être que ça ne correspond pas à sa logique - mode blagounette ON parce qu'évidemment j'aime être surprise! bref)
Donc, au fil de ma lecture, j'ai perdu peu à peu d'intérêt pour les personnages, qui avaient même quasi tendance à m'énerver.
Mon abandon est dû à certaines longueurs (et peut-être aussi à l'accumulation de scènes de "cul" ou sur l'oreiller qui ne faisaient pas avancer le Schmilblik). L'intérêt  pour les personnages et l'intrigue s'est peu à peu estompé... j'ai donc décidé de le laisser tomber -chose que je n'aime pas trop faire, surtout si près du but.

❢ Bref, malgré une plongée dans les années 80/90, un thème sur la photographie bien travaillé, une intrigue prometteuse, William ne m'a pas conquise avec son Hors champ.



mardi 12 mars 2013

Contre toute attente - Linwood Barclay

Contre toute attente est le dernier polar, publié en français, de Linwood Barclay.
Edité chez Belfond, l'auteur canadien (né aux Etats-Unis en 1955) est placé dans la lignée d'Harlan Coben. En plongeant mon nez dans ce bouquin, je me suis retrouvée prise dans un page-turner plutôt haletant.







Le Pitch :

❢ Glenn Garber, entrepreneur, perd sa femme dans un accident de voiture. Une mort violente dont les conditions lui apparaissent plutôt obscures, mais aussi résultant d'un comportement qu'il n'aurait jamais soupçonné chez sa femme. De nombreuses interrogations se bousculent au portillon et le poussent à chercher une vérité qui correspond mieux à ses perceptions. A tort ou à raison, cette enquête personnelle va l'entraîner sur un terrain qui pourrait le dépasser.

Mon avis :

❢ Contre toute attente a été un bon divertissement. Et j'en profite pour remercier les éditions Belfond et Laura de chez Athomedia qui m'ont offert la possibilité de découvrir cet auteur. J'ai avalé les 440 pages en quelques jours à peine avec plaisir, même si je n'ai pas eu un coup de coeur. En ce sens, ce livre remplit bien sa mission d'accrocher le lecteur. Barclay mène sa barque à coup de rebondissements multiples. Mais pour moi, pas d'une main de maître.

❢ Le roman contient une bonne dose de suspense et a réussi à me dérouter, mais c'était parfois un peu gros. Je pense que dès le début, je m'attendais à être confrontée à un (voire des) retournement(s) de situation tel(s) que toutes mes "certitudes" allaient s'avérer fausses. Et je n'avais pas tort. Je me suis prise au jeu de deviner les clés du mystère pour savoir si l'auteur me bernait... ou pas.
Les rebondissements rythment bien l'intrigue, mais au final trop is te veel. Et donc, je trouve que l'histoire perd un peu de sa substance et devient moins crédible.

Belfond, Fév. 2013, 440p.
Beaucoup de personnages arpentent le récit. Ca a le don de brouiller les pistes et d'embobiner le lecteur, mais je n'ai pas totalement adhéré à ce principe, dans le sens où je ne me suis pas vraiment accrochée aux personnages, pas de réel coup de coeur pour l'un ou l'autre, pas trop d'attache.

Multiplication (des rebondissements) par multiplication (des personnages) ça donne un exposant qui m'a fait perdre mon latin. Blague dans le coin, le récit est très fouillu, peut-être trop. Des pistes sont explorées mais pas vraiment exploitées. J'avais l'impression que l'auteur voulait faire entrer beaucoup d'ingrédients dans sa recette, et du coup, le plat perd un peu de saveur.

A la manière de nombreux polar, le récit s'inscrit dans une critique du contexte socio-économique et de ses effets sur la psychologie et/ou le comportement des protagonistes. Ainsi Barclay inscrit son roman sur un fond qui marque encore notre société actuelle, la crise des subprimes et ses dommages collatéraux. Un élément bien exploité pour la mise en place de l'histoire, mais qui est peut-être un peu trop souvent rabattu explicitement.

Barclay n'a pas une écriture désagréable : partage équilibré entre dialogue et introspection, alternance des chapitres de manière à rythmer l'intrigue et ménager du suspense, une écriture facile et passe-partout. Ici, on ne se casse pas la nénette, pas besoin de concentration intensive.
Néanmoins, ce n'est pas non plus désagréable.

❢ Ce livre m'a fait l'effet d'un téléfilm made in US avec ses qualités et ses défauts. Un bon rythme de lecture, un intrigue pas exceptionnelle mais qui fonctionne, beaucoup de rebondissements et un héros un peu trop Bruce Willis. 
Bref pas un grans roman policier, néanmoins un passe-temps pas désagréable pour la cause.
Beaucoup page-turner, beaucoup too-much, mais pas forcément à nier. Un bouquin qui pourrait être le compagnon de vacances de nombreux lecteurs qui veulent s'évader pendant quelques heures.

L'avis d'Antoni, un peu emballé que moi.

lundi 11 mars 2013

Walking Dead 15 & 16 - Kirkman & Adlard

Etant donné que nous avons survécu à la fin du monde, Acr0 et moi-même continuons notre bout de chemin ensemble, sur les routes tracées par Robert Kirkman dans son fameux Walking Dead.
Deux tomes lus fin janvier/début février et qui n'ont pas encore été mis à l'honneur. La zombification me guette... L'avis d'Acr0, c'est ici!


Walking Dead tome 15 : Deuil et espoir



Delcourt, 135p., février 2012
Ma note : ✪ Très bon

 Après la débauche de la fin du tome 14, Deuil et espoir, est un numéro assez calme, plus axé psychologie. Depuis le début de la série, le rythme est quasi constant, avec une alternance entre un tome plus mouvementé d'un point de vue de l'action, puis un autre plutôt centré sur le développement psychologique des personnages.
Néanmoins, ça n'empêche pas Kirkman de casser sa "logique" pour surprendre son lecteur.

D'un point de vue graphisme, Adlard propose toujours de belles planches qui font bien passer les émotions, l'état d'esprit des personnages, mais aussi la désolation et la glauquitude de l'environnement du récit.

 C'est toujours avec beaucoup de plaisir que je me plonge dans la série, avec des personnages très attachants, détestables ou intrigants.
C'est pas maintenant que je vais m'arrêter!


Walking Dead Tome 16 : Un vaste monde


Delcourt, 144 p., septembre 2012
Ma note : Très bon

 Un petit vent de fraicheur souffle sur ce tome. Non je déconne, c'est toujours aussi sanglant et la putrescence des zombies embaume l'air, tel un arbre magique accroché au rétroviseur d'une Twingo.
Néanmoins, un peu de nouveauté pour relancer l'intrigue... à savoir des nouveaux personnages.
Evidemment, cette nouvelle incursion s'accompagne de sa part de mystère et d'inquiétude. WTF are these people!?! C'est louche me direz-vous. Et je ne vous le fais pas dire! Ou pas.

❢ Un tome plutôt découverte, mais avec son lot d'actions et de surprises. On peut y voir de la répétition (dans cette nouvelle rencontre) dans le canevas, mais en même temps, sans répétition... baaah ils seraient vite seuls nos compagnons, déjà qu'ils ne sont pas nombreux. De plus, l'arrivée de ces nouveaux persos ajoute des nouveaux éléments d'intrigue et fait avancer le récit. Un volume que j'ai dévoré comme un zombie sur les entrailles d'un être humain... à savoir avidement et avec délectation.