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samedi 27 octobre 2012

Walking dead 9 & 10 - Kirkman & Adlard

Je continue avec plaisir cette série, en compagnie de ma potesse Acro.
Attention, que bien évidemment, on parle ici des tomes 9 et 10... donc il se pourrait qu'il y ait quand même des éléments spoilants. (Non pas poilants!). Je fais de mon mieux pour ne pas trop en dire...

Ceux qui restent, tome 9

Delcourt, 7 octobre 2009, 139 pages
Bin en fait, comme l'annonce le titre on parle de Ceux qui restent, et à vrai dire, ils ne sont pas nombreux. Après l'attaque qui a ravagé un peu l'ambiance à la fin du tome 8, Rick prend la fuite avec Carl. Rick n'est pas très bien non plus... surtout dans sa tête.

J'ai eu l'impression que ce tome "avançait" moins vite, mais plutôt en terme d'actions. Évidemment, le tome 8 terminant en apothéose, il était assez difficile de monter encore plus haut dans les tours. Quoique, pourquoi pas, mais alors ça serait la fin de la série (à mon sens).
Ici, moins d'actions, mais pas mal de développement psychologique des personnages. Comme je le disais, Rick se montre assez fébrile; et Carl grandit pour pallier aux absences de son père.
Tous splités à la fin du tome 8, les personnages survivants vont bien vite se retrouver dans le tome 9.

Au niveau du graphisme, j'aime toujours. Les auteurs proposent des doubles pages faisant office d'ellipse, et c'est plutôt bien présenté. Alors par contre, comme Accro l'a souligné aussi dans sa chronique, certaines pages semblent "grisées". Un peu comme s'il y avait un voile sur la page. Et ça, c'est pas top. On dirait une erreur d'impression. Alors, peut-être qu'il y a un message subliminal là derrière, mais, euh, perso... j'ai pas compris.

Un tome qui me donne envie de continuer la série, évidemment!

 Vers quel avenir?, tome 10


Delcourt, 20 janvier 2010, 137 pages
Suite (oui, c'est une série, donc forcément... il y a suite. Sauf à la fin, mais on n'y est pas encore). Dans ce tome 10, les survivants des premiers jours se sont retrouvés, et de nouveaux protagonistes ont fait leur entrée : 2 hommes et 1 femme. Ce qui n'est pas sans apporter son piment à l'histoire. Il y a tout d'abord Mr Mulet (pardon j'ai oublié son nom) qui affirme connaître la cause de l'épidémie, mais qui reste assez vague et mystérieux et montre sa volonté de rejoindre Washington. Il y a aussi Abraham, grand fort type assez bourru; froid, distant, limite violent, mais c'est sans le connaître. Et puis il y a sa copine de route (dont j'ai oublié le nom aussi, mais c'est pas grave, je m'en souviendrai dans les prochains tomes).
Rick se trouve confronté à une nouvelle forte tête. Cette rencontre promet des scènes plutôt touchantes, mais aussi violentes.
Les autres survivants font de moins en moins confiance à Rick, pour ne pas dire plus du tout.
Comme prévu, après le calme, voilà la tempête. Alors que le tome précédent était carrément axé psychologie, ici, c'est le retour de l'action, en prime (car il est assez psycho aussi).
Quand la question Mais qu'est-ce qu'une horde se pose, la réponse ne se fait pas attendre, et l'auteur nous offre une magnifique double page avec une belle horde de zombies. A côté de ça, tout ce qu'on a pu voir depuis le début fait pâle figure.
Le scénario me plaît toujours autant. L'intrigue avance à petits pas. On ne sait toujours pas à quelle sauce on va être dévoré, mais c'est plaisir.
Côté graphisme, j'ai été agréablement surprise. Dans ce tome, on dirait que les traits ont été lissés. Les dessins paraissent plus travaillés, plus jolis, plus ombrés aussi. Les bords sont adoucis et il me semble qu'il y a plus de contrastes. Ça me donne moins l'impression de dessins "griffonnés" qu'au début de la série. Manque plus que du rose, et me voilà plongée dans Candy. (Naan je déconne).

Bref, à nouveau, un tome qui me laisse un bon goût de zombie dans la bouche et une folle envie de continuer à lire la série!

Ma note : 4 étoiles

Bois sauvage - Jesmyn Ward

Belfond, 336 pages août 2012
Proposé par les éditions Belfond, je découvre cette auteur pour la première fois. J'en profite évidemment pour les remercier!

4ème de couv' :
A Bois Sauvage, Mississippi, en 2005. Depuis que sa mère est morte en couches, Esch, quatorze ans, s’occupe des hommes de sa famille : son père Claude, ses deux aînés, Randall et Skeetah, et Junior, le petit dernier. Esch a du mal à trouver sa place : elle couche avec les copains de ses frères pour leur faire plaisir mais c’est de Manny qu’elle est amoureuse. Et dont elle est enceinte. A qui le dire ? Skeetah n’a d’yeux que pour China, son pitbull adoré qui vient d’avoir une portée de chiots ; Randall s’entraîne pour le match de basket qui pourrait lui valoir une bourse sportive et Junior traîne dans ses pattes, en quête d’un peu d’attention. Quant à leur père, il tombe régulièrement dans la bière pour oublier qu’il est seul. Alors Esch se réfugie dans son livre favori, sur la mythologie grecque, et fait des rêves où sa mère prend les traits de Médée. Les journaux annoncent l’arrivée imminente d’une tempête. Habituée à la saison des ouragans, la famille fait ce qu’elle fait toujours : consolider la maison, rassembler de la nourriture, quitte à aller en chaparder aux alentours. Mais cette tempête n’est pas comme les autres, elle se nomme Katrina, elle est la mère de tous les ouragans. Et sa violence est sans limites… 

Mon avis :
A travers douze journée, Jesmyn Ward nous conte l'histoire d'une famille noire et pauvre du Mississippi. Pas n'importe quels jours en fait, mais ceux précédant l'arrivée de la terrible tempête Katrina. Nous découvrons le quotidien de cette famille à travers le regard de Esch, jeune fille de 14 ans.
Dans son style d'écriture, Jesmyn Ward fait bien transparaître la voix de cette gamine, plongée dans la pré-adolescence. Pas tout à fait ado, mais plus tout à fait enfant, les propos tenus par Esch peuvent être enfantin, comme cru. Et bien souvent, la transition entre les deux "statuts" de la gamine est abrupte. Elle peut passer de descriptions totalement anodines du quotidien, à celles de ses aventures avec Manny. Ce qui est assez terrible dans ce discours, c'est le fait qu'elle est royalement abusée par ces garçons, et qu'elle s'en rend à peine compte. Fleur bleue, elle espère toujours que son prince charmant va l'emmener avec elle et l'épouser pour le meilleur et pour le pire.

Esch prend donc la place principale de ce roman, mais elle relate également tout ce qui se passe avec son père et ses frères. Leurs préoccupations du moment, leurs états d'âmes.
J'ai plus ou moins bien apprécié le récit, mais je me suis quelques fois perdues au fil de l'histoire. Un peu désintéressée par des moments que j'ai trouvé plus long.

Les deux derniers jours se déroulent pendant et après la tempête. Ces deux derniers chapitres sont assez intenses et j'ai plus accroché au destin des personnages.

On ne passe pas non plus à côté du l'aspect social de ce roman. Ward nous donne à voir une frange de la population de ce sud des Etats-Unis qui oscille entre la pauvreté matérielle, mais qui ne veut pas se laisser démolir par un destin plutôt sombre.

Côté personnages, ceux-ci sont bien dépeints. Il est assez aisé de se faire une image concrète de ceux-ci. Pas seulement des figures qui passent dans la vie de Esch, les personnages secondaires ont également une personnalité profonde et bien exploitée.

Au final, un roman que j'ai trouvé un peu long et auquel je n'ai pas vraiment accroché, mais qui revêt une belle écriture et des personnages intéressants.

Ma note : 2,5 étoiles

L'avis mitigé d'Antoni.

jeudi 18 octobre 2012

Dossier Benton - Patricia Cornwell

Livre de poche, 542 pages, février 2002
6 ans après mon dernier rendez-vous avec Patricia Cornwell, je me suis replongée avec plaisir dans la suite des aventures de Kay Scarpetta. 6 ans! C'est long! Trop long! Pourquoi avoir laissé passer autant de temps, alors que j'avais déjà la suite sur mes étagères?
Baaah l'idée d'en garder un peu pour plus tard sans doute.
Enfin me voilà remise sur les rails et je pense y retourner assez vite. Il a fallu évidemment faire quelques efforts de mémoire pour réintégrer le petit monde de Kay Scarpetta.

Bribes.

Ce Dossier Benton démarre assez rapidement. Dans un double sens : d'abord parce que l'histoire débute vraiment sur la fin du tome précédent; ensuite parce qu'on est directement plongé dans l'action. Kay Scarpetta vient de se faire agresser par Jean-Baptiste Chandonne. Le serial killer qu'elle pistait déjà depuis un bon moment. Celui-là même qui était à l'origine d'un drame de la vie de Kay.
Kay n'est pas la seule à connaître des bouleversements dans sa vie. Lucy, sa nièce, a dû également revoir son plan de carrière.
Alors que Chandonne est mal en point suite à son altercation avec Kay, la question de qui est la victime dans l'histoire est lancée sur le tapis. Une machination est mise en branle afin de faire tomber la célèbre médecin légiste.

Mon avis.

Je me répète, mais j'ai repris la série Kay Scarpetta avec beaucoup de plaisir.
Ce qui m'a le plus "interpellé" au début, c'est le style de Patricia Cornwell. En six ans, j'ai vu défiler pas mal de polars. Ce livre a été écrit en 2000, et il fleure bon ces années là. En effet, au début de ma lecture, j'avais l'impression de découvrir un livre "ancien". Un peu comme si on reprenait un Agatha Christie par exemple. Et cette réflexion n'est en aucun cas péjorative. Je me suis juste rendue compte des évolutions dans le style.
Une chose est sûre, Patricia Cornwell est la digne mère de tout ce qui se fait en matière de polar-expert. Si je ne me trompe pas, l'auteur a commencé à écrire bien avant la déferlante des Experts Las Vegas (et tutti quanti). Et je trouve qu'on retrouve bien son influence dans les séries télés.
Alors peut-être que je suis à côté de la plaque, mais c'est vraiment le sentiment que j'ai eu lors de ma lecture.

L'intrigue de ce 11ème volume de la série, prend cours directement sur la fin du précédent. C'est dire qu'on est directement plongé dans le vif du sujet. Le récit démarre donc sur une scène d'action, mais c'est le côté réflexion qui va primer au final. Au fil des pages, Patricia Cornwell nous entraine dans un puzzle complexe. On avance pas à pas pour dénouer les fils. On retient son souffle. On se fait sa petite idée tout en marchant aux côtés des protagonistes.

Patricia Cornwell met un point d'honneur à développer ses personnages autant que ses intrigues. Ces derniers évoluent au fur et à mesure. Et les divers évènements ont un impact sur leur équilibre psychologique ou les comportements qu'ils adoptent.
C'est ce que j'aime dans cette série : voir évoluer les personnages, les sentir vivre et vaciller, mais se relever. Kay Scarpetta, Pete Marino, Lucy, etc, tous sont humains. Même si parfois on peut avoir l'impression qu'ils agissent tels des supers héros (enfin en même temps, s'ils n'avaient pas de couilles, ils n'y aurait plus d'histoire depuis longtemps), ces derniers restent humains, avec leurs forces et leurs faiblesses. Beaucoup de remises en question au programme de ce roman.

Bref, une série qui utilise des ingrédients qui marchent, une écriture agréable, une évolution cohérente et un réel attachement pour les personnages.

Ma note : 3,5 étoiles


mercredi 17 octobre 2012

La vie de Norman... la suite

Virée scolaire et La vengeance de Garance, sont respectivement les tomes 2 et 3 de la série créée par Stan Silas.
Makaka, 64 pages, octobre 2011
Après avoir goûté aux joies de la lecture de La vie de Norman, je ne pouvais tenir longtemps avant de me ruer sur la suite. Le souci maintenant, c'est d'attendre la suite.
Dans Virée scolaire, les 6 petites élèves sont emmenés par leur maitresse, Mme Plébaire, à la fête annuelle de la bûche. Une virée remplie d'imprévus et qui va vite tourner au cauchemar... pour notre plus grand plaisir.
La vengeance de Garance prend place un mois après le voyage scolaire. Voyage auquel ils étaient partis à 6 élèves, et d'où ils sont rentrés à... 6 élèves. Par contre, pas forcément avec les mêmes. En effet, depuis un mois, Norman a disparu. Tous les autres sont persuadés qu'il est bel et bien mort!

Makaka, 64 pages, avril 2012
Stan Silas offre à nouveau deux tomes remplis d'humour noir, de cynisme, mais aussi parsemés de références au cinéma. Les intrigues sont bien ficelées. Elles tiennent la route et m'ont totalement absorbée. Le ton des dialogues est léger et bien décalé.
Décalé, c'est bien le terme qui colle au mieux à cette série.
Je n'ai pas le souvenir d'avoir autant ri en lisant une BD. Certains passages sont pas mal glauques, mais sont jouissifs car blindés d'humour.

J'adhère également au coup de crayon de Stan Silas. Ces personnages sont toujours autant expressifs. Et la noirceur de l'histoire contraste bien avec les couleurs des planches.

Que dire de plus... Je me prosterne devant cette série! Gros coup de cœur de cette année (et même de tout les temps). Faites vous plaisir et offrez-vous La vie de Norman. Plaisir garanti!


Ma note : 5 étoiles

Par la même occasion, cette série cadre bien avec le challenge Halloween.

mardi 16 octobre 2012

Rock a Billy Zombie Superstar

ANKAMA Ed., 96 pages, septembre 2009
Bande dessinée signée Lou et Nikopek (Co-scénaristes et co-dessinateurs), Rock A Billy Zombie Superstar met en scène un sosie plutôt cracra d'Elvis.

 Un petit bout d'histoire :

Alors qu'il est en train de donner son hebdomadaire prestation d'Elvis dans un bar miteux du fin fond d'une bourgade qui semble désertique, Billy Rockerson est stoppé par une attaque de zombies. Il en échappe de peu avec une belle morsure au bras. La putréfaction le guette. C'est à ce moment qu'il a une vision de son idole qui l'incite à devenir une vraie Rockstar.
Armé d'une pelle et de la voiture du King, il va prendre son destin "en main" dans cette zone sinistrée. Entre vieilles pin'up et Rednek, Billy va faire la rencontre d'un beau panel de personnages.


Mon avis : 

Offerte à Zhom il y a déjà un bout de temps (à sa sortie sans doute), je n'avais pas encore pris la peine de découvrir cette BD/Comics. (Mais pourquoi donc!!). Je profite donc de la période d'Halloween pour rattraper mon retard.
Côté histoire, ce premier tome donne les prémisses d'un potentiel road movie.
Le décor et l'environnement sont plantés. On découvre le héros de la série, ainsi que d'autres protagonistes qui vont certainement revenir.
De sa vision d'Elvis naît son but : se lancer dans une vraie carrière de Rockstar. Il va donc décider de retrouver les membres du groupe de son père décédé.
Avec ce premier tome, on prend la température de cette série : des scènes gores, des personnages typés, une ambiance bien glauque et une bonne dose d'humour noir.
Les auteurs font monter la sauce et nous laisse une dernière case plutôt chaude!
Évidemment, ça donne envie d'aller plus loin.
L'avantage de ne pas m'être ruée sur ce live lors de sa sortie, c'est que je ne vais pas devoir attendre une plombe avant de pouvoir lire la suite.

Côté graphisme, la BD s'apparente au style des Comics. Pas de planches "standardisées", mais bien des éléments plus libres et des planches "pleines". Le jeu de tailles des cases apporte du rythme au récit et permet de mettre des scènes en avant ou d'en envoyer plein les yeux.
Les planches sont colorées et rapportent bien une ambiance rappelant les zones désertes du Texas (ou trucs du genre... je ne suis pas une méga pro de l'étendue américaine), je dirais ambiance Country, santiag, rednek et cafétéria-café-à-volonté (ça vous parle??). Le grain est régulièrement "jauni", un peu comme si c'était imprimé sur du parchemin. Cette manière de faire apporte un certain cachet au récit.
Les traits des personnages et des décors sont assez détaillés, ce qui donne une impression plutôt réaliste du monde que les auteurs croquent. 

En bref, un série que j'ai apprécié découvrir et que je vais continuer très certainement et très bientôt!

Ma note : 3,5 étoiles




dimanche 14 octobre 2012

La vie de Norman, Stan Silas


Makaka, 10 février 2011, 64 pages
 Se plonger dans le premier tome de la Vie de Norman, c'est se garantir un bon moment de lecture. Découverte via un blog, j'ai été vite attirée par l'histoire, mais aussi le graphisme.
Norman, 8 ans, est un tueur. En fait, il va à l'école, comme tous les gamins "normaux", sauf que son passe-temps, c'est de buter ses camarades de classe.
Le récit débute ainsi avec la disparition d'un nouveau venu dans sa classe, Jérémy. Une disparition qui va inciter Garance, la petite garce de la classe, à mener son enquête.

Je trouve l'intrigue assez originale et j'ai vraiment adhéré au concept. L'idée de créer un gamin de 8 ans, tueur en série, peut paraître plutôt glauque. Mais c'est sans tenir compte de tout le côté humoristique qui plane sur toutes les planches.
Les graphismes sont plutôt "doux" et l'esthétique des personnages "enfants" me rappelle celle de certains mangas : des personnages avec des "petits corps", avec de grandes têtes et des grands yeux. (Les adultes sont proportionnés "normalement"). Cet aspect du dessin permet notamment de mettre l'accent sur les expressions faciales des protagonistes.
Et franchement, ça en vaut la peine.

J'ai trouvé les personnages extrêmement drôles. Chacun a son petit "truc" qui le rend vraiment attachant. Même la vilaine que t'-as-envie-de-taper m'a fait beaucoup rire.
Norman a des petits airs d'un Dexter modèle réduit, et est toujours accompagné de son petit "démon" avec qui il discute souvent.
La bande à Garance est bien caractéristique aussi et apporte son lot de sourire.
Et puis, il y a la maîtresse... la quasi seule adulte de la BD. Bien borderline, ses comportements sont totalement inadaptés.
Je ne vais pas entrer dans les détails... il faut les rencontrer par soi-même.

Grand plaisir de lecture avec le premier tome de cette série La vie de Norman. J'ai été séduite autant par les dessins que par le scénario et les dialogues. Les situations sont cocasses, les personnages décalés. J'ai beaucoup ri!
Je pense que je ne vais pas tenir très longtemps avant d'acquérir les second et troisième tomes de la série qui sont déjà parus! Fête!!


Ma note : 5 étoiles




dimanche 7 octobre 2012

Mémoires de l'enfer - Marilyn Manson & Neil Strauss

Lu au mois de juillet, j'ai gardé ma chronique de cette (auto)biographie pour le mois Halloween.
Comme le nom de l'auteur l'indique, Mémoires de l'enfer nous plonge dans la vie de Marilyn Manson, rockstar de son état.
Lancée dans un élan d'envie de biographie, totalement inculte en ce qui concerne le Prince du mal de l'industrie musicale, Zhom m'a conseillé de me tourner vers ce texte, co-écrit par Neil Strauss et le principal intéressé.
Évidemment, celle-ci date un peu (2000), mais à ce qu'on m'a dit, est vraiment très top!

Je ne suis pas une grande fan du groupe de Manson, mais il m'arrive d'écouter le best-of. Ne vivant pas dans une grotte, je suis également au courant des "frasques" de la rockstar et de ses comportements particuliers.
J'avais donc envie d'en savoir un peu plus ce sur personnage atypique. Comment était-il arrivé à la musique, l'évolution du groupe, quelle était sa vie alors qu'il n'était encore que le petit Brian Warner.

La bio débute avec des éléments de la jeunesse de Brian dont une scène un peu épique à propos des activités de son grand-père dans sa cave. On découvre le cadre dans lequel il grandit, ses parents, son école, ses fréquentations. Éduqué dans une école catholique, Brian se positionne déjà très tôt en opposition aux principes imposés par la religion. Ces faits sont évidemment mis en avant afin d'expliquer son principe d'Antichrist superstar.


Denoel, 269 pages, novembre 2000
L'enfant grandit, on fait connaissance avec son adolescence et ses prémisses d'auteur. Bien vite, ce dernier fait preuve d'une grande noirceur dans ses écrits avec un penchant pour des scènes gores et assez sadiques. Ensuite, vient la "création" du groupe et son évolution jusqu'aux années 2000. Les premières expériences de drogues et les divers délires pervers sur scène... mais aussi ses relations avec les filles.

Je ne vais pas refaire ici un résumé de la bio. Soit on veut savoir et on lit la bio. Soit on s'en fiche un peu et on lit Wiki pour un historique plus large.


Mon avis


J'ai plutôt bien apprécié le début de cette autobiographie. On découvre la vie de Manson à travers sa propre voix. Le texte se laisse lire facilement à la manière d'un roman.
Au fur et à mesure on entre dans ses délires et ses expériences... peu ragoutantes.
Militantes des droits de la femme... passez votre chemin. Il n'est pas tendre avec la gente féminine. Néanmoins, hormis les mises en scène dégradantes envers les groupies, il ne montre pas d'animosité envers ses relations amoureuses.
De nombreuses situations font quand même assez froid dans le dos. Âmes sensibles s'abstenir.

Arrivée au deux tiers, j'ai finalement été un peu lassée par le récit. Je m'attendais à en apprendre un peu plus sur la formation du groupe, etc, mais de manière un peu plus conventionnelle. Entre les drogues et les prestations, je trouvais que ça devenait un peu flou, et j'avais un peu de mal à me situer dans le temps.
Pas que ça soit super important, mais n'étant pas une grande fan de la première heure, les divers délires ont fini par m'user.
Évidemment, le récit étant raconté à la première personne, on n'a pas une vision extérieure au phénomène. On est carrément plongé dans les pensées les plus intimes de Manson. Ce qui est un plus pour le fan inconditionnel.
Construite sur le schéma de L'enfer de Dante, cette autobiographie est bien travaillée et bien écrite. Mis à part à la fin, dans la description de ses délires que j'ai trouvé plus lourd, le style est assez fluide et direct.

J'ai donc passé un relativement "bon" moment (oui enfin, il faut aimer le gore aussi) en compagnie de Biran Warner/Marilyn Manson.  

Ma note : 3 étoiles

Et une première chronique dans le cadre du challenge Halloween.


Le troisième été - Ann Brashares

Troisième tome de la série "4 filles et 1 jeans". Troisième rencontre avec Carmen, Tibby, Lena et Bee. Troisième agréable moment passé dans la vie de ces jeunes filles.
Pour rappel, ces 4 filles vivent à Bethesda aux Etats-Unis. Elles se connaissent depuis toujours (on pourrait même dire avant leur naissance, leurs mères s'étant rencontrées à des cours de gym prénatal). Au début de la série, elles s'apprêtent à être séparées pendant les vacances pour la première fois de leur vie. Au hasard d'un tri dans un placard, elles tombent sur un vieux jeans, qui comme par magie sied à chacune d'elles. Dès lors, elles décident que ce jeans magique serait leur lien pendant les vacances, se l'envoyant l'une l'autre par la poste.
Depuis lors, une cérémonie d'intronisation ouvre cette période de séparation, et les règles liées au port du jeans sont rappelées. Ensuite, il suffit de laisser le charme agir : le Jeans ne peut que porter bonheur à celle qui le porte.
Ce troisième été représente une charnière pour les 4 gonzesses. C'est leur dernier été avant leur rentrée à l'université. Les évènements s'enchainent, les questions existentielles aussi....

Gallimard jeunesse,
370 pages, avril 2005

Mon avis.

6 ans depuis que j'avais laissé pour la dernière fois les 4 filles et leur jeans. Ça fait un bail, néanmoins je n'ai pas eu de difficulté à me replonger dans leurs aventures.
Ce livre est évidemment une lecture jeunesse/adolescent, mais même à 33 ans, j'ai pris beaucoup de plaisir au cours de cette lecture.
L'intrigue n'est pas tirée par les cheveux. Il s'agit de la vie quotidienne de 4 adolescentes de 17 ans avec leurs soucis, leurs angoisses et les relations avec leurs familles. Les évènements qui s'y déroulent restent crédibles. L'auteur n'essaye pas d'en ajouter une couche pour rendre les choses plus intéressantes.
Le fait que l'histoire soit assez proche de la "vraie vie" m'a permis de me sentir proche des héroïnes. Bon okay, la vie n'est pas pareil pour tout le monde, mais je parle de "vraie vie" en général. Pas de super héros en vue, pas de super top biche reine du bahut ou de vilain crapaud. Ces filles sont dans "la norme" et donc chaque lecteur pourrait y trouver un point commun avec lui-même (elle-même... je pense que cette série cible vraiment beaucoup les filles).


Côté personnage. Les 4 filles sont chacune bien caractérisées. Elles ont chacune leur propre caractère, manière de réagir. Et c'est surtout leur vécu qui va influencer les aventures que nous proposent Ann Brasharès. Et ce, sans verser dans les clichés d'ado. Je ne pense pas avoir été agacée par leurs réflexions ou comportements.
Comme je l'ai dit plus haut, le fait que les personnages soient vraiment proches de la réalité permet d'avoir beaucoup de tendresse pour elles. J'ai pris part à chacune de leurs histoires.
A aucun moment je ne me suis dit qu'elles étaient mièvres ou neu-neus. Et pourtant, je suis assez critique à ce niveau là (faut-il rappeler que j'ai lancé un contrat sur la tête de Bella et de son vampire pour neuneuïsme aïgu!).

Bref, malgré que mon adolescence soit loin derrière moi, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette série. C'est un roman frais, avec des sujets parfois graves, mais abordés sans mélodrame. Des préoccupations d'ados, mais qui ne sont pas insupportables. Des moments qui font sourire, des personnages agréables. Un style simple et fluide, qui alterne entre les dialogues, les lettres et les pensées des 4 protagonistes principales.

Ma note : 4 étoiles

lundi 1 octobre 2012

Journal de bord #8

Deuxième pages du Journal de bord en un laps de temps assez court. Non je ne suis pas malade, je n'avais pas envie de faire de la soupe.
Alors, voilà, ça y est : c'est le début du Challenge Halloween!
Du 1er octobre au 11 novembre 2012, Hilde et Lou nous invitent à un voyage fait de frissons.
Étant donné que (j'avoue) je suis assez bordélique, j'ai fait une petite liste des lectures potentielles sur Goodreads, mais je n'ai pas encore pris la peine de faire une sélection dans le tas, ni de classer selon les étapes du Voyage autour du monde.

Néanmoins, il y aura au programme des chroniques :
- Walking dead de Kirkman & Adlard (lu avec potesse Acro)
- Rosmary's baby de Ira Levin
- Mémoire de l'enfer de Marilyn Manson et Neil Strauss
Et euh, c'est déjà tout ce que j'ai en attente et qui entre dans le Challenge...
Pour le reste, il va falloir que je m'y mette!

Côté films, j'en ai gardé au chaud, tels que The thing de John Carpenter, It de Tommy Lee Wallace (l'adaptation du roman de Stephen King), Red State de Kevin Smith, I spit on your grave de Steven R. Monroe, I saw the devil de Jee-Woon Kim, La nuit des morts vivants de Romero, et pourquoi pas l'intégrale des Freddy...
Enfin, j'ai le choix en matière de films...

Allez, c'est parti...



Journal de bord #7

Le 14 août 2012, j'ajoutais un add-on au challenge KILL/PAL, à savoir le grand défi. Pour rappel, le grand défi consiste en la possibilité d'acheter 1 livre pour 3 livres de la PAL lus ou 3 livres NON-lus vendus. Il est temps de dresser un petit bilan d'avancement...
Et je crois que je peux me féliciter : mini-Olà pour moi!

video 

Au bout d'un mois et demi, j'ai évacué 33 livres, et j'en ai acquis 7! J'ai encore donc la possibilité d'acquérir 4 livres! Fêtes!! Alors évacués : 28 livres lus et 5 revendus. Alors acquis : 4 achetés et 3 reçus.

Deux réflexions se sont posées autour du grand défi. Tout d'abord, j'ai écorché le nom (et j'ai été reprise de volée par le Grand arbitre Piètou). Je vais donc rectifier et le renommer : il s'agit du GRAND CONCOURS DE L'ANNÉE 2012.
Ensuite, en concertation avec le Grand arbitre Piètou, nous avons convenu qu'il serait intéressant de terminer ce CE GRAND CONCOURS DE L'ANNÉE 2012, le 31 décembre 2012.
Mais pour ensuite débuter le GRAND CONCOURS DE L’ANNÉE 2013 le 1er janvier 2013.
Un nouveau "découpage" qui va permettre :
1- d'avoir un nom plus cours (et éviter le 2012-2013)
2- de faire coïncider avec les lectures annuelles ("comptabilisées" sur l'année civile)
3- de faire plus facilement un bilan
4- de se chatouiller pour se faire rire et de chipoter parce qu'on n'a que ça à faire.

En effet, cet aménagement n'apporte pas grand chose de fondamental, mais bon pourquoi pas finalement!

Pour un aperçu du bilan en détail (avec les titres et tout et tout...) c'est par là...