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jeudi 26 avril 2012

L'assassin du roi - Robin Hobb

Enchantée par le premier tome de la saga, j'ai bien vite enchaîné avec le second. C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai découvert la suite des aventures de FitzChevalerie.
Souvenir du tome 1, c'est par ici!
Histoire de ne pas me lasser, j'alterne la lecture d'une aventure de Fitz avec un autre bouquin différent. Par contre, je pense qu'il ne faut pas mettre trop de distance entre les tomes, pour ne pas non plus oublier tous les détails de l"histoire.

J'ai Lu, octobre 2001, 414 pages
Résumé de l'épisode :

Fitz est de retour avec Burrich du Royaume des Montagnes, où s'est déroulé le mariage du Prince Vérité avec Kettricken. Il est mal en point, en cause l'empoissonnement qui a failli l'achever à la fin du premier tome. Alors qu'il tente de se retaper du mieux qu'il peut, une arrivée au château va quelque peu bouleverser son quotidien. Vérité squatte toujours sa tour, où il artise ardemment afin de contrer les attaques des Pirates rouges qui sont de plus en plus violentes.

Pourquoi continuer cette saga?

Robin Hobb présente un monde imaginaire vraiment cohérent. Le Royaume des Six-Duchés est un territoire complexe, fait d'alliances politiques et d'organisations civiles et sociales. Mais le monde ne s'arrête pas là, d'autres territoires existent aussi au-delà... Et beaucoup de mystères émanent de ces endroits.
Ensuite, Hobb offre une belle panoplie de personnages. On en a déjà découvert pas mal dans le premier tome. Mais on est encore au stade de la découverte.
On entre dans le récit au moment de l'arrivée de Fitz au château de Castelcerf. Et en parallèle avec lui, on découvre les diverses personnalités qui peuplent son quotidien.
Les personnages de Hobb sont plein d'épaisseur. Ce n'est pas en un seul tome qu'on en aura fait le tour. Ils sont complexes, plein de ressources et de face cachées... en quelques mots, ils sont humains.
J'ai à nouveau pris beaucoup de plaisir à en connaître toujours un peu plus sur les divers personnages, mais aussi à en découvrir des nouveaux. J'ai aussi adoré en détester certains!
Point positif également, Hobb ne dépeint pas un monde manichéen, tout n'est pas tout noir ou tout blanc. De nombreuses zones d'ombre persistent et je pense que cela ne va pas s'éclaircir de si tôt.
L'intrigue développée dans ce deuxième tome débute dès la fin du premier. De nombreux "nœuds" apparaissent, ce qui nous donne un récit assez palpitant. Rebondissements entrecoupés de scènes plus réfléchies où on peut voir Fitz grandir et s'interroger.
L'écriture de Hobb est toujours très agréable. Elle fait partie des éléments qui m'ont happée au fin fond de son récit. Il y a un bon équilibre entre les discours internes, les dialogues et les descriptions. Je n'ai pas encore rencontré de longueurs ou de moments creux. Mes yeux sont bien accrochés aux lignes qui se déroulent. Un bon rythme de récit qui permet de tenir un bon rythme de lecture.

Bref, un second tome que j'ai dévoré avec ravissement et qui m'a donné envie de continuer dans ma découvert de la saga! 
Ma note : 4 étoiles

jeudi 19 avril 2012

A la folie - Pascal Marmet

Il y a quelques semaines, j'ai été gentiment sollicitée par Pascal Marmet pour savoir si j'étais tentée par la découverte de son livre "A la folie", en échange d'une petite critique. L'occasion ne se présentant pas souvent, je me suis penchée sur le résumé de l'histoire. Tentée, j'ai répondu par l'affirmative.
Malheureusement, je n'ai pas été très emballée par le roman en lui-même.
Je remercie tout de même l'auteur pour cette proposition.

France-Empire, février 2012, 175 pages
Chipage du résumé de l'éditeur
Armée d'une bonne dose d'insolence et avec l'impertinence de ses vingt ans, Joanna force la porte d'un prestigieux groupe de presse et, grâce à son audace, se fait embaucher par la directrice d'un célèbre magazine féminin. Alors que sa destinée semble s'améliorer, son passé trouble la rattrape sous la forme d'un journal intime dont elle hérite d'une parfaite inconnue. Ce cahier va placer sur son chemin Pascal Langle, un propriétaire de théâtre rongé par la tristesse. Lui aussi reçoit un des onze cahiers de sa compagne décédée dans ses bras il y a dix ans. A leur insu, un manipulateur usé par la folle dirige dans l'ombre un odieux projet. Rencontres décalées, magie du milieu de la mode, courses poursuites à travers le Paris touristique, croisière à haut risque dans les calanques du sud de la France, enlèvements, séquestrations, meurtres, manipulations génétiques, démence, cambriolages et amour impossible, sont les thèmes de cette machination diabolique distillée comme du venin par l'auteur. Un seul antidote : lire jusqu'à la dernière goutte ce "thriller" romantique, sombre comme une malédiction et pétillant comme une comédie de boulevard. Un récit grisant à la mécanique parfaite jusqu'à la surprenante délivrance, que rien ne permet de deviner. 

Le roman est présenté comme un "thriller romantique". N'étant pas très fan de l'eau de rose, je suis passée outre mon apriori sur le terme "romantique", me mettant l'eau à la bouche avec le côté mystérieux des-dits carnets. C'est vrai que le contexte du passé qui rattrape un héros n'est peut-être pas le plus original du monde. Néanmoins, c'est une recette qui marche.
Que sont ces carnets? Que contiennent-ils? Qui sont les destinataires? Pourquoi est-ce que ces personnes les reçoivent-elles? Et surtout, que cache leur passé!
Sur le coup, je suis restée un peu sur ma faim. On parle de 11 carnets, mais on en sait que très peu finalement. Et bien de mes questions sont restées sans réponse. Alors, je n'ai rien contre les romans qui laissent une fin ouverte et planer le doute dans l'esprit du lecteur. Mais ici, ces carnets sont bien vite relégués au plan de prétexte.

La présentation des personnages était elle aussi plutôt tentante.
Mais en les découvrant de plus près, j'ai un peu déchanté.
L'entrée du premier personnage féminin, Joanna Marcus, est assez agréable. Je me suis dit en voilà une qui en a. Bloggeuse, elle décide de franchir la porte d'un grand magazine de mode pour tenter de se faire embaucher. Elle use d'un culot certain et ça fait sourire.
Par contre, au niveau de sa situation "familiale", l'auteur nous donne quelques informations, explore une piste avec une colocataire, pour les balayer aussi vite.
Ce qui m'a le plus gêné, je pense, c'est la transition entre la situation de Joanna au début du récit, et celle décrite quelques semaines plus tard. Bref, c'est vrai que ce n'est pas le centre de l'histoire, néanmoins ça fait partie du décor. Il y a aussi le fait qu'elle semble devenir une vraie petite peste, mais je n'ai pas bien compris comment elle a pu changer si vite.

On fait également rapidement connaissance avec Pascal Langle, le héros masculin.
Et là j'avoue, j'ai vraiment eu du mal avec ce type. Très certainement parce que dans mon esprit, il apparaissait comme un vieux-beau solariumisé. Abattu par la perte de sa compagne 10 ans plus tôt, je n'ai pas vraiment eu de tendresse pour lui. Au contraire de Joanna qui semble franche et rentre-dedans, Langle se montre un peu trop mou à mon goût. J'aurais préféré être face à un battant, certes blessé par la vie, mais qui ne passe pas son temps à s'apitoyer.
Dans le même ordre d'idée, j'étais aussi un peu rebutée par les descriptions un peu ostentatoire liées aux objets qui entourent son quotidien. 
Détail qui m'a fait tiquer : ce héros porte le même prénom que l'auteur.

Néanmoins, je suis passée au delà de mes apriori pour me plonger dans l'intrigue en elle-même.
L'histoire met un peu de temps à se mettre en place.
L'auteur prend du temps à dépeindre ces deux premiers personnages et planter le décor. L'intrigue semble se tenir. Elle donne envie d'aller plus loin pour dénouer les fils et de lever le voile sur le mystère qui relie ces deux héros aux univers totalement différents.
Entre alors en scène, deux nouveaux personnages. Ils tombent un peu du ciel au tiers du roman, mais on se doute que ça va faire avancer l'histoire.

A ce stade, j'avais toujours l'impression de dénouer petit à petit ces nœuds. 
Quelques dizaines de pages plus loin (un peu après la moitié, je pense), j'ai pris la suite comme un coup de cuter. Et j'avoue que ça m'a un peu énervé.
Alors qu'un mystère intéressant planait, l'intrigue s'est étalée sous mes yeux de manière un peu trop facile. J'ai eu comme une vague impression que l'auteur voulait en finir vite.
Alors, on pourrait dire qu'un bon polar se doit d'être rythmé, etc. Mais là, j'ai pas très bien compris pourquoi avoir pris autant de temps pour entrer dans le récit pour en découdre aussi vite.
Alors, je ne sais pas si l'auteur était limité à un certain nombre de pages pour son roman, mais dans un tel cas, j'aurais préféré rentrer plus vite dans le vif du sujet et que le puzzle ne soit pas résolu en trois coups de cuillère à pot.
C'est, je pense, cette dernière partie qui m'a vraiment déçue. J'ai eu l'impression que c'était un peu bâclé et je me suis retrouvée face à quelques incohérences.

MODE semi-spoiler ON!!!!
Il faudrait m'expliquer comment une gonzesse séquestrée pendant 10 ans (et donc enfermée avant l'arrivée de l'Euro), peut évaluer en deux secondes la somme de 1000 euros et s'écrier que c'est beaucoup
De même, cette dame ne semble pas farouche et se noue rapidement avec des inconnus sans crainte. Et enfin, je trouve que l'évocation de son histoire donne trop facilement re-goût à la vie à des personnes au bord du suicide...
MODE semi-spoiler OFF!!!!

Je n'ai donc pas vraiment accroché à ce livre. Maintenant, peut-être que l'auteur n'est pas responsable de la découpe de son récit. Ça je n'en sais rien. J'ai trouvé dommage certaines longueurs à la fin, alors que le point brûlant avait été vite bouclé.
Malgré les choses décrites jusqu'ici, le style de l'auteur n'est pas déplaisant.
C'est ce qui m'a aidé à aller jusqu'au bout. Comme je l'ai évoqué, sa manière de planter le décor est intéressante. Et l'alternance entre les descriptions, les pensées et les dialogues apportent un bon rythme de lecture.

Je sais que ma chronique n'est pas des plus positive. Et j'espère que Pascal Marmet ne m'en tiendra pas rigueur. Il n'est pas toujours aisé de dire qu'on n'a pas aimé un livre qu'on nous propose. Mais c'est le jeu et j'avais promis de rester objective.
Cette chronique évidemment n'engage que mon avis propre.

 Ma note : 0.5 étoile

mardi 10 avril 2012

Walking dead.. tomes 2, 3 & 4

Silence radio côté Walking dead depuis le 18 décembre 2011, date de la chronique du tome 1.
Depuis, de l'eau à coulé sous les ponts, et cette série fait désormais partie d'une Lecture Commune, avec potesse Acro.
Donc, nous avons englouti ensemble et à distance les tomes 2 à 4 : "Cette vie dernière nous", "Sains et saufs?", et "Amour et mort", de Robert Kirkman (scénario) & Charlie Adlard (dessin).

Tentative de chronique sans spoiler!

Tome 2 : Cette vie derrière nous

Delcourt, juin 2007, 133 pages
Le groupe de survivant campe toujours non loin d'Atlanta, mais divers évènements vont les inciter à déménager. Les lieux sont peu sûrs au vu des la masse zombifique qui zone dans la ville.
C'est lors de ce déplacement qu'ils vont rencontre 3 autres survivants : Tyreese, Julie (sa fille) et Chris (le petit ami de celle-ci). Accepté dans le groupe, tout le monde se met en route afin de trouver de quoi se nourrir et un nouvel abris.

Après avoir découvert le chaos régnant et les premiers protagonistes dans le premier tome, Kirkman nous invite au voyage. Malgré qu'ils sont un petit groupe d'une dizaine de personnes, les personnages sont seuls au monde. Isolés de toute vie sociale normale, étant donné que la plupart des humains ont été réduits à l'état de zombie, mais aussi isolés dans leur propre esprit. Ils sont ballotés entre les sentiments d'espoir et de combat, et ceux de désolation et d'abandon.
Kirkman insuffle quelques petits évènements qui troublent la pseudo quiétude et l'organisation et donnent un tour intéressant au récit. (Je ne vais pas en dire trop et gâcher l'effet de surprise).
Les rebondissements sont donc intégrés petit à petit et donnent un certain rythme au récit.
Entre ces moments de retournement, on découvre la personnalité de chacun. On apprend à connaître les défauts, comme les qualités. Mais surtout on découvre les petites failles qui peuvent faire tout vaciller.

Tome 3 : Sains et saufs?

Delcourt, novembre 2007, 135 pages
Quelques rencontres et rebondissements plus tard, il faut avouer que le groupe doit dénombrer quelques pertes en son sain. Ce qui n'est pas sans conséquence sur la psychologie des personnages.
Des nouveaux individus, des nouveaux liens, toutes sortes de petits éléments qui ont un impact important sur le déroulement de l'histoire. Les individus vont de découvertes en découvertes, mais aussi de drames en drames. La gestion du groupe est difficile. Il est également assez difficile pour Rick de tenir sa place de leader, avec un comportement exemplaire. Alors qu'ils ont l'impression d'avoir trouvé un endroit où rester, les choses ne vont peut-être pas tourner comme ils le pensent. Les survivants sont sur la corde raide.

Tome 4 : Amour et mort

Delcourt, février 2008, 133 pages

L'arrivée d'un nouveau personnage mystérieux et bizarrement accompagnée sème l'inquiétude. Beaucoup d'appréhension, mais justifiée, car ce dernier va un peu mettre du désordre dans la vie des survivants déjà bien secoués. L'équilibre du groupe est encore plus précaire. Alors que la situation pourrait se stabiliser, nouveau BANG qui relance le stress de la situation.





Difficile de faire un état du récit sans trop donner de détails, ni de spoiler l'histoire.
On peut quand même dire que le récit suit un certain schéma qui lui confère une bonne rythmique. Alternance entre des moments où les protagonistes peuvent souffler un peu, où une graine d'espoir vient poindre, où on peut les imaginer s'installer et reconstruire une nouvelle civilisation par exemple; et les temps de stress intense où ils doivent réagir au quart de tour pour leur survie, les moments de lutte intérieure ou tout simplement de mésentente collective.
Tout au long de la lecture, on sent que les personnages sont sur la corde-raide au point de vue psychologique, en plus du côté physique. Ils sont éreinté dans leur corps et dans leur tête. Les esprits s'échauffent rapidement et les réactions peuvent paraître démesurées. Néanmoins, qui pourrait garder son calme durant toutes ces épreuves et dans ces conditions de survie.
Les personnages ont tous leur particularité et leur complexité. D'aucun n'est tout blanc ou tout noir. D'où l'intérêt du récit. On ne sait jamais à quoi s'attendre au niveau de leurs agissements. Ils sont humains et ça confère une grande part de suspense.

Au niveau du graphisme, les dessins sont hyper-réalistes. Les expressions dépeintes sur le visage des personnages, mais aussi leur maintien, représentent bien leurs divers états d'esprit. Le découpage des pages apportent au récit une part de sa rythmique également. Les cases ne sont pas figées, et Adlard nous offre quelques "belles" planches (enfin pour peu qu'on aime les images un peu gores).


Au final, j'apprécie toujours autant cette série. Et je me réjouis de continuer dans ma découverte!


Ma note : 4 étoiles

lundi 9 avril 2012

Non-Stop - Frédéric Mars

Petite découverte bien sympathique (merci Cryssilda pour le concours qui m'a permis de gagner ce livre!)
Édité chez Black Moon, collection jeunesse de Hachette, ce thriller géopolitique a tout pour plaire à un public adulte.
Black Moon, novembre 2011, 668p.
L'histoire débute le 9 septembre 2012, 2 jours avant la cérémonie d'inauguration de la Tour de la Liberté. Cette tour érigée sur les cendres du World Trade Center.
Le récit débute donc 11 ans après les attentats qui ont quelque peu marqué la face du monde. Mais, il se déroule également 2 mois avant les prochaines prochaines élections présidentielles américaines. C'est dire si les "grands hommes" du pays sont sur des charbons ardents.
Évidemment, la crainte d'une éventuelle attaque est bien présente, néanmoins, la nation prend soin des mesures de sécurité et n'entend pas connaître un autre drame.
Et pourtant... ils n'avaient pas prévu ça...
Dimanche 9 septembre, un homme reçoit une enveloppe, il la lit, tout en faisant son trajet habituel vers le métro. Rien de bien spécial. Mais alors qu'il s'arrête sur la quai en attendant l'arrivée de la rame, il explose.
Sam Pollack, capitaine de police se trouvait justement sur les lieux. Blessé, mais sauf, il se lance alors dans l'enquête. Une enquête qui va réunir sur le plateau de jeu des investigateurs du Homland sécurity, du FBI, en plus de la police de New-York. Ce qui promet quelques frictions entre les divers protagonistes.
Très vite, le phénomène du marcheur qui explose se propage. Le même schéma se répète : une personne reçoit une lettre anonyme, lui indiquant un point à rejoindre et la menace d'exploser si elle s'arrête de marcher.
Quelle organisation terroriste se cache sous ces attaques? Quelle est son objectif, sa cible?
La lutte contre la montre ne fait que commencer!

Mon avis :
Avec ce titre, je découvre un auteur, mais aussi une collection. Black Moon est une collection Young Adult des éditions Hachette. Faux, j'ai déjà lu les deux premiers tomes de la série Twilight, dans cette collection (je viens de vérifier). Je vais dire que je re-découvre la collection, alors.
Non-stop ne nous plonge pas dans un énième roman autour de vampire, mais bien dans l'univers réel. J'ai été très tentée par le 4ème de couverture et je n'ai pas été déçue de ma lecture.
Hop, passé la couverture, je suis directement entrée dans un futur très proche et très réel. Le récit est très bien documenté au niveau historique. Des faits assez récents sont évoqués (à se demander si l'auteur les as ajoutés après avoir tout écrit, ou s'il écrit vraiment vite -délais relativement court entre la sortie du livre et les faits évoqués).
Cet ancrage dans la réalité donne beaucoup de crédibilité au récit. Ça a également contribué au fait que j'ai accroché à l'histoire dès le début. J'y ai cru tout du long.
L'intrigue est assez bien ficelée. Appuyée sur une structure calquée sur le mode de la série 24, l'intrigue est rythmée. De l'action, de la réflexion et des rebondissements. Assez pour tenir le lecteur en haleine, mais pas trop pour ne pas tomber dans un film avec Bruce Willis. 
Donc un bon dosage qui accentue la crédibilité de l'histoire.
Le côté géopolitique est assez présent. Je ne suis pas très "géopolitique" ou roman d'espionnage, mais cet aspect m'a intéressé, malgré peut-être un petit décrochage un moment ou l'autre.
Cette collection est "normalement" destinée à un lectorat de jeunes adultes, mais la manière de traiter le récit, en incluant des éléments politiques, stratégiques et historiques, me fait dire que l'auteur ne se moque pas de son lecteur. 
Jamais je n'ai senti que l'histoire tombait dans le neu-neu et le rose bonbon.
L'écriture de Frédéric Mars est agréable à lire. Le texte contient une bonne dynamique entre les dialogues, les pensées des protagonistes et les faits historico-politiques. Écrit à la troisième personne, on suit le parcours des divers personnages, et particulièrement celui de Sam Pollack, le "héros". 
On a vite fait de s'attacher à certains et de détester d'autres. Quoique si je me souviens bien, il n'y pas de personnage que j'ai détesté. Ils ne sont pas tout blanc ou tout noir. Chacun a ses bons et ses mauvais côtés. (De fait, les méchants ne sont quand même pas très sympas, mais ils restent "humains").

Clairement, en ouvrant Non-stop, on entre dans un roman d'action, un thriller psychologique.
Même si on peut deviner comment l'intrigue va se clore, il n'empêche qu'elle est prenante et n'est pas résolue facilement. L'auteur laisse quand même planer des gros doutes. Et qui sait, les plus paranos d'entre-nous pourraient y voir comme une réelle vision de ce futur si proche... qui sait.

Bref, un bon moment de lecture. Une petit brique dévorée assez rapidement. Sans être un incontournable, ce livre vaut la peine d'être découvert. Un ton rythmé qui ne perd pas son lecteur en route et donne envie d'avancer.

Ma note : 3 étoiles


lundi 2 avril 2012

Journal de bord 2012 #3

Voilà déjà le mois d'avril qui pointe son nez, et je me rends compte que j'accumule du retard en matière de chronique.
J'en ai bien une en attente depuis des lustres... mais il faudrait vraiment que je me plonge dedans (du moins avant que mes souvenirs ne soient totalement oubliés!).
Alors, sous le coude et à venir :
Tout d'abord, finir la chronique de Non-stop de Frédéric Mars. Livre que j'ai reçu grâce à un concours sur le blog de Cryssilda.
Ensuite, une chronique dans le cadre de la lecture commune "Walking dead", avec Accro. Au menu, les tomes 2, 3 et 4.
et enfin, écrire une note sur le tome 2 de la série de l'Assassin Royal de Robin Hobb, alias "L'assassin du roi". Un second tome qui m'a donné vraiment beaucoup de plaisir de lecture.

Robert endormie sur fond de bibliothèque
En ce moment, je suis en train dévorer le troisième tome de la série Millénium de Stieg Larsson. Dire que je l'ai laissé de côté (mais comme on ferait avec un bon cookies -de chez Ben's Cookies London- dont on sait qu'on en aura plus jamais -bon okay, Ben's n'est pas mort).
Le démarrage a été un peu difficile... car il faut savoir que le tome 3 démarre 5 minutes après la fin du tome 2. Tome 2 que j'ai lu en juillet 2008. Il faut donc se rafraichir un peu la mémoire, surtout au niveau des multiples protagonistes secondaires.
Enfin, là j'ai adopté un bon rythme de croisière et je pense être au 2/3 de ma lecture.
C'est toujours aussi prenant que les tomes précédents. C'est sûr, j'aime la plume de Stieg Larsson.

Côté, "je lis une BD par semaine", hum, va falloir revoir ma copie.
Je ne sais plus trop à la quantième semaine de l'année nous sommes, mais depuis le début de l'année, j'ai à mon actif 4 lectures de BD. Oui, je suis loin du compte des "on-va-dire" 12 semaines.

Petit examen minutieux des acquisitions et diminutions de PAL...
En 2012, je constate que j'ai déjà ajouté 20 nouveaux titres à ma PAL (en comptant aussi les cadeaux d'anniversaire). Hum, 3 ont déjà été lus. (non je ne suis pas honteuse :-) )
J'avais également fait une sélection dans ma PAL générale (celle accumulée au fil des ans, et que je n'avais pas encore pris la peine de répertorié par année).
La PAL générale s'élève à 578 titres (BD/bouquins confondus).
La PAL 2012 comptait 171 titres, et à ce jour, j'en ai déjà lu 6 (le 7ème est en cours).
Je ne désespère pas, même si je sais qu'il sera quasi impossible (je ne sais d'ailleurs pas à quoi sert le "quasi" dans cette phrase) d'arriver au bout cette année. Bon en même temps, c'est vrai que j'ai tablé sur un chiffre un peu surréaliste pour moi (j'étais à 52 lectures en 2010), mais bon, ça me laisse ainsi un large panel de possibilité pour faire diminuer cette pile.

Haut fait notable à ajouter, c'est que j'ai bien pris goût à la lecture de la série de l'Assassin Royal de Robin Hobb. Or, seul le premier tome faisait partie de ma PAL2012... (d'ailleurs les autres tomes ne sont pas encore intégrés à ma PAL générale, vu que ce sont ceux de Zhom).
Bref, ceci ne va pas m'aider à avancer dans le challenge Kill/PAL.

J'ai également été sollicitée en mars par Pascal Marmet, qui me proposait de découvrir son livre "A la folie". Je n'ai pas refusé l'offre. J'espère que je ne serai pas déçue.

Côté Challenge, je m'étais à nouveau engagée sur le sentier du Challenge God save the livre. Mais il faut dire qu'à ce jour, je n'ai pas encore relu d'auteur anglais... bouh. C'est dommage, mais bon, on fait ce qu'on peut aussi.
Je m'étais aussi "inscrite" au challenge Thriller. Mais là aussi, de ce côté, je n'avance pas des masses.
Je pense que j'ai du mal à suivre des challenges. D'un côté, c'est chouette de se lier avec d'autres blogueurs dans ses lectures (comme par exemple pour la lecture commune d'Anna Karénine; ou le challenge court d'Halloween). Mais d'un autre côté, ça force un peu le choix de lecture. Perso, je vais souvent au gré de mes envies du moment. Je ne m'impose pas de lire telle ou telle chose, sous prétexte que ça entre dans un challenge ou un autre. Alors, bien sûr quand j'ai démarré le "God save", j'ai un peu privilégié certaine lecture. Mais bon, ils sont tellement nombreux à attendre sur mes étagères...

Au final, beaucoup, beaucoup de lectures à venir!