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mardi 18 octobre 2011

Top Ten Tuesday (3)

Après avoir passé le top du last tuesday, revoici ma liste de la semaine. 
La semaine passée, le thème était "les 10 livres qu'on souhaiterait relire pour la première fois" (peut-être que je ferai un rattrapage si j'ai le courage la volonté).
Cette semaine :






Les 10 personnages principaux préférés 


1- L'infâme Rogue de la série Harry Potter. Personnage bien détestable, quasi tout au long de la série, on apprend petit à petit à le connaître, à le comprendre et (presque) même à l'apprécier.

2- Bridget Jones. Trentenaire célibataire, à la recherche du grand amour, ou finalement pas, mais peut-être que si. Bridget veut donner le meilleur de soi-même, mais mets souvent les pieds dans le plat, quand elle ne les emmêle pas. Son journal m'a fait beaucoup rire à l'époque.

3- Annie Wilkes. Héroïne du Miséry de Stephen King, cette femme est simplement troublante. Elle fait peur. Relayée magnifiquement à l'écran par Kathy Bates, Annie Wilkes fait partie des foldingues qu'on n'oublie pas.

4- John Coffey. Le géant innocent de la Ligne Verte (encore Stephen King) m'a ému. Il est vrai que je garde surtout en mémoire le rôle tenu par Michael Clarke Duncan sur grand écran. Néanmoins, le livre m'a également arraché des larmes!

5- Edmond Dantes, alias le Comte de Monte Cristo. Figure emblématique créée par Alexandre Dumas, il personnifie l'adage "la vengeance est un plat qui se mange froid".

6- Joséphine de Pénélope Bagieu. Je l'ai également choisi elle, car elle personnifie une image de la trentenaire qui me plait. Alors que j'ai découvert Bridget Jones à l'âge de 17 ans, j'ai rencontré Joséphine a la trentaine entamée. C'est une chouette nouvelle copine!

7- Lisbeth Salander. Héroïne de Stieg Larsson, Lisbeth n'a pas eu une jeunesse rose et son passé rejailli sur sa personnalité présente. Déterminée et intelligente, elle est la preuve "vivante" qu'une femme peut très bien mettre un homme à terre, ainsi que de le doubler en matière de Geekerie.

8- Joshua Brolin. Enquêteur de la série sur le mal de Maxime Chattam, ce type a l'air simplement top beau ;-) Qui a dit qu'on ne pouvait pas choisir sur le physique!?! En découvrant la série et l'auteur, j'ai également eu une agréable surprise en accompagnant ce personnage au long sa glauque aventure.

9- Kay Scarpetta, autre héroïne de polar. En me questionnant sur les persos qui me viennent en tête et en parcourant ma bibliothèque, je me suis dit que j'ai toujours apprécié suivre cette bonne femme. Même si j'ai un peu délaissé la série depuis quelques temps, il me tarde de me replonger dedans. Médecin légiste, enquêtrice hors pair, humaine et qui aime faire la cuisine... il faut découvrir cette dame!

10- Humbert Humbert. Narrateur du livre de Nabokov, Lolita, ce personnage est troublant. D'une part, on peut le voir comme un gros dégueulasse de pédophile. D'autre part, il y a l'homme, resté enfant (suite à la mort de son amoureuse de ses 19 ans) et qui est séduit par une gamine de son âge "mental". Il est vrai que vu comme ça, c'est difficile de pencher positivement pour ce type. C'est pour ça que je dis troublant. Car il voue un véritable amour à cette fille (sa belle-fille) qui va littéralement le mener par le bout du nez. C'est Lolita. Mais l'acte reste quand même dégueu. Un livre coup de coeur (tiens, ça me donne envie de le relire).


Le top Ten Tuesday a été créé par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.
Le thème de la semaine prochaine : 
Les 10 livres de votre PAL que vous voulez vraiment lire mais dont vous repoussez sans cesse la lecture
 
Et pour la VO : Top Ten Books To Read During Halloween



samedi 15 octobre 2011

Les jeunes filles et la mort - Michael Genelin

Marabout, Août 2011, 504 pages
Michael Genelin est un auteur américain. Les jeunes filles et la mort est le premier tome d'une série d'enquêtes mettant en scène Jana Matinova, une inspecteur de police slovaque. Édité en 2008 pour la VO, il est sorti en août 2011 aux éditions Marabout. J'ai pu découvrir cet auteur grâce à un partenariat, via feu Bibliofolie. 
Résumé : L'intrigue démarre avec l'accident d'un minibus sur une autoroute verglacée de Slovaquie. Matinova est envoyée sur le lieu du drame, où 6 jeunes filles ont péri. Elle en reconnaît l'une d'elles, prostituée à Bratislava. Le conducteur est également mort, carbonisé dans l'incendie du bus. Cet homme s'avère être un tueur "intouchable". Ce début d'enquête, qui semble la mener sur une piste de traite d'êtres humains, va la conduire à Kiev, Strasbourg et Nice. 
Mon avis : J'ai été facilement emportée dans le sillon de Matinova. L'écriture de Genelin est agréable. Le livre se laisse lire tout seul. Au niveau de la construction du récit, l'auteur alterne entre des chapitres consacrés à l'enquête proprement dite, les rapports entre l'héroïne et son entourage régulièrement ponctués d'humour; et le passé de Matinova. Ce va et vient donne un bon rythme à la lecture et permet de découvrir petit à petit la personnalité des personnages et de comprendre leur évolution.
Je pense que ce qui m'a le plus plu dans ce récit, c'est de me plonger dans le passé de Matinova et de me familiariser avec la figure centrale d'une série.
J'ai trouvé assez "original" de placer l'intrigue dans un pays de l'est (perso, je ne me suis pas souvent plongée dans ce décor), avec tout ce que le décor comporte, d'un point de vue politique, autant que climatique.
Finalement, c'est au niveau de l'enquête policière que je me dis que ça dévie un peu. En relisant le résumé, je revois l'idée de base : traite d'êtres humains. En fait, j'ai l'impression qu'au fil de l'histoire, on s'éloigne de ce point de départ et que le roman se dirige plus vers une présentation des personnages qui seront certainement récurrents dans la série. Le suspense n'en reste pas moins bien présent, et à la fin de ce premier tome, des zones d'ombre planent pour attiser la curiosité du lecteur. Mais l'intrigue policière est un peu floue.
Je ne suis pas en mode "total impatience-vite-je-veux-la-suite", néanmoins, j'ai passé un bon moment de lecture et je me suis quand même accrochée aux personnages.

Ce fût une agréable découverte et je remercie les éditions Marabout et Bibliofolie pour ce partenariat.

Ma note : 3 étoiles

lundi 10 octobre 2011

La maison aux 1000 morts - Rob Zombie

Premier arrêt du train fantôme du Challenge Halloween : La maison hantée.
Pour cet arrêt, petite chronique d'un film (pas très courant, mais je devrais m'y appliquer plus souvent!) :

House of 1000 corpses
Réalisé par Rob Zombie (Avril 2003)
Synopsis : 30 octobre 1977, veille d'Halloween, 4 jeunes (deux garçons et deux filles) sont sur le chemin du retour vers chez eux. La raison de leur périple : la recherche d'endroits et d'attractions insolites. Alors qu'ils se trouvent au fin fond du Texas, ils s'arrêtent dans un station essence pour le moins particulière. Tenue par la Capt'ain Spaulding, un vraiment pas beau type grimé en clown, c'est aussi un musée plutôt bizarre. Le gérant propose d'ailleurs un train fantôme présentant des assassins mythiques et mystiques. Profitant de la coïncidence, les jeunes visitent l'attraction et découvre l'histoire du Docteur Satan. Ce dernier aurait été pendu non loin de là.
Bien décidés à visiter le site avant de rentrer, les jeunes repartent sur la route. En chemin, alors que la pluie est battante, ils prennent une drôle de jeune femme en stop.
Celle-ci leur affirme que l'arbre qu'ils cherchent est situé juste à côté de chez elle. Arrivé non loin de l'endroit, ils crèvent "malheureusement" un pneu... simple fruit du hasard??
La jeune femme, Baby, les invite à attendre chez elle que l'on répare leur pneu.
C'est ainsi qu'ils vont faire la connaissance de cette famille rednek complètement déjantée, voire totalement horrible. Suite à une altercation avec ces gens, ils décident de quitter les lieux... enfin, ils souhaiteraient quitter les lieux.

Mon avis : En plein dans la tradition du slasher, Rob Zombie propose ici un film de Survivor. L'histoire est assez simple et on devine vite ce qui va se passer. Pas une grande originalité, mais un truc qui marche toujours!
Selon moi, Rob Zombie offre une grande qualité à son histoire grâce à sa touche particulière. Les images sont traitées avec beaucoup de détails : entre les split-screen et les images en négatifs, je suis entrée dans une atmosphère visuelle qui fait assez peur et attise le suspense et les frissons.
On est dans les années 70 et les images transportent bien dans cette époque.
Ensuite, la musique, créée (ou sélectionnée) par Zombie (pour rappel chanteur du groupe White Zombie, groupe métal des années 80-90; et aujourd'hui à la tête de son propre "groupe" Rob Zombie) avec Scott Humphrey.
La musique, autant dire qu'elle pète. Conjuguée aux images, on ne pourrait pas imaginer mieux.
C'est entrainant et ça m'a immergé encore plus dans le film.
Enfin, les personnages. Une belle galerie de redneks totalement à l'ouest, tarés, déjantés, horribles, dégoutants et moches. D'une part, on a les 4 jeunes, comme on en voit tous les jours. Néanmoins un peu atypique, on dirait plutôt "geek" aujourd'hui de part leur passion pour les attractions insolites.
De l'autre, le Capt'ain Spaulding, personnage à la fois mystérieux et effrayant. Quand on le voit, on ne sait pas trop que penser de ce clown. Gentil ou méchant, il a particulièrement de sales dents! Puis il y a la famille de Baby qui oscille entre cannibalisme et rite sataniste. A la première rencontre avec la jeune-femme, on se rend bien vite compte que ça ne tourne pas rond dans sa tête. Elle n'a pas l'air bien méchante, juste un peu naïve avec des tenues plutôt provocante. La baby-doll en plein. Mais la suite réserve bien des surprises. Sur la brochette, je demande la mère, qui semble totalement nympho aussi, le grand-père sénile (ou pas), et les frères, chacun son "style". En gros, ils sont tous plus inquiétants les uns que les autres.

C'est vraiment avec beaucoup de... plaisir (si on peut dire ça comme ça) que j'ai découvert le côté cinéma de Rob Zombie. Plaisir que je vais continuer en découvrant la "suite" de cette Maison aux 1000 morts, Devil's Rejects.
J'espère un beau moment de frissons en perspective!

Edit :
Petit Trailer en bonus

Mary-Ann en automne - Armistead Maupin

Ed. de l'Olivier, mai 2011, 316 pages
Le huitième et actuellement dernier tome publié des Chroniques d'Armistead Maupin, nous ramène à nouveau à San Francisco.
Suite à quelques problèmes d'ordre familiaux et personnels, Mary-Ann décide de revenir à San Francisco auprès de son ami Mouse, après 20 ans d'exil à New-York.
La vie a continué sans elle là-bas et elle n'est pas forcément appréciée de tous.
Elle retrouve ses anciens amis et renouent des liens, en se demandant un peu pourquoi elle s'est éloignée ainsi des gens auxquels elle tient. Mary-Ann a 57 ans... serait-ce l'automne de sa vie?

J'ai fait des grands bonds quand j'ai vu la sortie de ce bouquin. C'était à Londres en janvier 2011. Acheté en VO pour raison d'impatience, je ne l'ai quand même lu qu'à sa sortie en VF (hum! Alors là Bravo! Enfin quoi! J'avais un bon librairie à dépenser!).
J'étais contente de retrouver la plume et le San Francisco de Maupin, ses personnages hauts en couleurs, ses chapitres qui filent à un rythme effrénés. Je me suis donc plongée avec plaisir dans cette série que j'ai découverte il y a plus de 10 ans maintenant (environ).
Néanmoins, je n'ai pas retrouvé la magie que j'ai éprouvé en lisant les 6 premiers tomes. Les premiers bouquins me faisaient découvrir et imaginer une époque et une contrée inconnue. J'étais vraiment transportée dans son univers. C'était totalement dépaysant! Bref, j'apprécie vraiment son style.
Il faut reconnaître que Maupin sait écrire avec son temps et qu'il nous plonge à fond dans l'époque de son récit. On peut "constater" les changements de décor par rapport aux années du début de la série. Les personnages évoluent également et son toujours aussi attachants. Et c'est dans ce sens où je me suis moins sentie dépaysée. Bah waaiii, il me parle de MON époque, avec des héros qui vont sur Facebook. Je pense que c'est justement l'incursion de FB dans cette série qui m'a un peu "déçue", même si je trouve que d'un côté, il a bien raison d'en tenir compte. C'est tout à fait logique.
Mais voilà, c'est juste ce côté qui m'a ôté un peu de magie à cette histoire.
Au bout du compte, je suivrai de toute façon jusqu'au bout les aventures de Mary-Ann, de Mouse et de Mme Madrigal.
Maupin a vraiment réussi à créer des personnages qui savent accrocher le lecteur.
Et pour ça, ça vaut le coup de continuer à le suivre!

Ma note : 3,5 étoiles

Zombie island - David Wellington

Petit chronique tardive... terminé le 31 octobre 2010.
Hop je profite du second arrêt du train fantôme du Challenge Halloween pour me mettre à jour!
Ce livre fait partie d'un trilogie, Zombie Story, écrite par un certain David Wellington. L'écrivain américain s'est fait remarquer en rédigeant sa série sur son site internet.
Le premier tome de la série a été édité chez Milady en juin 2010.

Milady, Juin 2010, 416 pages
Le résumé : Delkab est à bord d'un bateau en provenance de Somalie. Il s'apprête à débarquer à Manhattan. Sauf que, la quasi totalité des pays ont été anéantis suite à une catastrophe naturelle et qu'ils sont dorénavant quasi peuplés que de zombies.
Quelques armées subsistent, dont celle de Somalie. Le but de son voyage, trouver des médicaments anti-HIV pour la reine de la tribu. La dame s'est imposée face aux ennemis, et il est inimaginable qu'elle meure, pour la bonne survie de son peuple (du moins ce qu'il en reste).
A Manhattan, Gary Fleck se réveille. Au vu de la situation et étudiant en médecine, il a mis en place un stratagème pour se zombifier, mais sans perdre son cerveau. Terrifiant personnage.
La suite... une course acharnée, pour les uns de trouver les médocs, pour les autres, se nourrir de chair fraîche.

Mon avis : Je n'avais pas encore lu d'histoire de zombie. J'étais plutôt emballée à l'idée de me plonger dans ce roman d'horreur, mais j'ai un peu déchanté au fil de ma lecture.
Bon au départ, il faut entrer dans le récit. On débarque un peu au milieu de nulle part, et les prénoms un peu exotiques. Mon foi, les 30 premières pages passées, on entre dans l'histoire.
Le roman ne démarre pas sur les chapeaux de roue, néanmoins, j'ai été intriguée et j'avais envie de savoir.
D'une part, suivre Delkab, savoir s'il va arriver à mener à bien sa mission. D'autre part, le réveil effrayant de Gary et son parcours dans "la Mort".
A chaque changement de chapitre, on passe d'un point de vue à l'autre, ce qui donne un bon rythme entre les deux évolutions du récit. Par contre, le texte contient certaines longueurs qui font que le récit n'avance pas très vite.
Ce sont ces lenteurs qui m'ont un peu cassé ma lecture, dans le sens où ça faisait redescendre les palpitations, le stress et les frissons. Et je me suis un peu ennuyée par moment.
Au final, je ne suis pas sûre de continuer la suite de la série, même si j'ai envie de découvrir la suite.
Je pense que je n'aurais pas hésité si le style de l'auteur était un peu plus "dynamique".
Je vais néanmoins scruter les chroniques des tomes suivants pour voir si ça vaut la peine de continuer.

Ma note : 2 étoiles


Challenge Thriller

Déniché chez Cynthia, le challenge Thriller propose 3 catégories :

- "Touriste planqué" : 3 thrillers au choix
- "Téméraire du dimanche" : 5 thrillers au choix
- "Même pas peur" : 8 (ou plus) thrillers au choix


Qu'est-ce qu'un thriller?
La définition peut-être aussi vaste que pointue, mais voici quelques éléments pour s'y raccrocher :
Tous les auteurs (Chattam, Grangé, Thilliez, Lemaître, Lehane, Ellory, Carrisi, Flynn,...) et types de thrillers sont admis (politique, espionnage, science-fiction, psychologie,...) à condition que les oeuvres en question répondent aux critères du genre (rebondissements, suspense, frissons, animaux domestiques éviscérés,...).
Ainsi que la définition "néophyte" de Cynthia :
"Je dirais qu'un thriller est un récit qui joue avec la peur du lecteur (to thrill = frissonner). Il se concentre bien souvent sur le personnage de l'enquêteur (personnalité, background,...) dont la vie est souvent en danger à un moment donné.
Le rythme du récit est généralement plus rapide que dans le cas d'un policier classique (on qualifie un bon thriller de "page turner" au sens où le lecteur se sent happé par l'intrigue et tourne donc les pages rapidement pour avoir le mot de la fin).
Le thriller se caractérise aussi par son écriture très visuelle (effet cinéma).
Que les spécialistes du genre n'hésitent pas à venir compléter cette définition ;)"


Je me suis inscrite pour la catégorie "Téméraire du dimanche", en espérant sauter à la catégorie supérieur!
Le challenge prendra fin le 15 juin 2012

1- Jusqu'à la folie, Jesse Kellerman




Jusqu'à la folie - Jesse Kellerman

Éditions des Deux Terres,
384 pages, octobre 2011
Contrairement à beaucoup de Blogo-lectrices (ou -teurs) que je connais, je découvre Jesse Kellerman avec ce titre. Je savais quand même qu'il était l'auteur du livre "Les visages", dont on a pas mal parlé en bien ces derniers temps. J'ai reçu le bouquin dans le cadre d'un partenariat avec les Editions des Deux Terres et Madame Charlotte.
Résumé :
Jonah Stem est étudiant en médecine. Un soir, alors qu'il est sur le chemin du retour, il se trouve face à une jeune femme en train de se faire agresser par une homme. N'écoutant que son courage, il vole à sa rescousse. Se sentant menacé par l'homme au couteau, il se défend et retourne l'arme contre l'agresseur.
Mort s'en suit, mais malgré ça, Jonah est porté au rang de "Superdoc" par les médias. Retrouvé par la victime, Jonah reçoit en échange une immense gratitude de la part de celle-ci.
Gratitude qui va les conduire à devenir amants. Alors que le début de leur relation parait anodine à Jonah, au fil du temps, il commence à s'interroger sur cette relation. Est-ce qu'il ne serait pas en train de glisser...Jusqu'à la folie?

Mon avis
Séduite par le 4ème de couverture, je me réjouissais de me plonger dans ce thriller psychologique qui semblait prometteur. De plus, les nombreuses chroniques lues à propos du "premier" roman de l'auteur étant élogieuses, ça donnait encore plus envie de découvrir cet auteur.
Au final, un petit goût de trop peu plane au dessus du texte.
Au début, j'ai eu un peu de mal à entrer dans cette lecture, mettant ça sur le compte de la fatigue, j'ai progressé assez lentement durant la partie qui précède le meurtre. On découvre le personnage de Jonah au travers de son stage en chirurgie. Garçon motivé qui n'a pas peur de faire des heures supp', mais néanmoins au bord de l'épuisement. A première vue bien sous tout rapport, le garçon tue accidentellement un homme. Est-ce que ce dérapage ne serait pas l'expression d'un part d'ombre refoulée?
 Le "héros" erre entre des sentiments enfouis et de la manipulation psychologique, sans vraiment adopter une place "décisive". Il dérape un peu, mais pas trop. L'auteur aurait pu pousser plus loin dans la spirale mise en place. Et cela aurait pu aller beaucoup plus vite. Du genre où on doit s'accrocher aux pages pour ne pas s'envoler.
Je ne dis pas non plus qu'il faut absolument bâcler le décor ou se limiter à l'intrigue proprement dite. C'est assez agréable aussi quand le cadre est présent tout au long de l'histoire. Ca donne le sentiment d'être plongé au coeur de la toile. Mais ici, l'impression que j'ai eue au long de ma lecture était un sentiment de "picorer" : quelques infos par ci- par là, mais qui ne vont pas au bout des choses. Excepté pour les descriptions du milieu médical et ce type d'étude, où on peut constater que l'auteur s'est quand même renseigné sur le sujet.
La personnalité des personnages sont bien présentées par l'auteur, mais je pense qu'il manque un petit quelque chose pour qu'il soient plus attachants ou qu'ils fassent vraiment très peur.
Au niveau du style, mis à part quelques difficultés à entrer dans l'histoire et un ou deux moments de décrochages (passages que je ne trouvais pas trop intéressants dans le cadre de l'histoire), l'écriture de Jesse Kellerman est agréable à lire.
Le style est simple. Il allie descriptions, monologues intérieurs et dialogues.
Pour conclure, un thriller psychologie qui se laisse lire, mais qui n'est pas incontournable.
Je pense que la chance que j'ai eue par rapport à de nombreuses lectrices... c'est de ne pas avoir lu Les Visages avant... (car apparemment, après ça c'est déception assurée).


Ma note : 2,5 étoiles


Je remercie les Editions des Deux-Terres (et Madame Charlotte) de m'avoir permis de découvrir cet ouvrage.

Lecture "Challenge thriller".




mardi 4 octobre 2011

Top ten tuesday (2)

 
Créé chez les anglais chez "The broke and the bookish". Traduit et repris en français notamment chez The shop around the corner ou chez Happyfew ou Karine. Adapté par Iani.
C'est le jour du Top ten!!



Les 10 plus belles couvertures de livres

lundi 3 octobre 2011

Tony Chu, détective cannibale tome 1 : Goût décès de John Layman

Le mois d'octobre a débuté et avec lui, le challenge Halloween organisé par Hilde et Lou.
Je voulais essayer d'y participer. Une bonne manière de faire descendre ma PAL.
Me voilà déjà en mode Poltergeist! (youhou est-ce que je vais tenir le rythme!)
Je débute alors le mois du frisson avec une BD acquise il y a déjà quelques mois. Et par chance, le tome 2 est déjà dispo!
Delcourt, septembre 2010, 150 pages
Tony Chu est flic, il fait équipe avec un type qu'il déteste "plus ou moins", John Colby.
Tony Chu (ou Chew en VO, vous allez comprendre pourquoi) a un don particulier : il est cibopathe. Ce qui veut dire qu'il peut retracer l'histoire des aliments qu'il mange.
Effectivement, ça peut apporter de mauvaises images en tête, c'est pourquoi il se nourrit exclusivement de betteraves, le seul aliment qui ne lui fait rien (va savoir pourquoi).
Dans une Amérique "post-apocalypse" pour cause de grippe aviaire, le poulet est denrée prohibée et le boulot de Tony est de pourchasser les illégalités en matière alimentaire.
Il tient son don secret, jusqu'au jour où il démasque un tueur en série. Un cuistot, qui s'est entaillé le doigt en préparant du bouillon (de poule) et a ensanglanté sa préparation. Autant dire que la soupe commandée alors par Chu eut un goût amer à la première cuillère.
Cuit comme un gigot, le meurtrier se tranche la gorge face à Chu, qui n'a de choix que de le "goûter" afin de connaître le nom de toutes les victimes. Le voilà ainsi obligé d'expliquer pourquoi il en est arrivé à mâcher (to chew , en VO) la joue du suspect à ses supérieurs.
Intercepté par le mystérieux Savoy, inspecteur de la RAS, division des crimes spéciaux du gouvernement fédéral des USA, au moment de sa mise à pied, le voilà ainsi promu à un nouveau poste.
Pour la suite, je vous laisse découvrir.
Alliant humour noir et cradasserie, j'ai adoré cette BD.
Au niveau du format, je pense que je l'ai déjà dit, mais j'adhère. Il s'agit d'un comic, donc un format qui change des BD "habituelles", plus petit et plus étroit. On a droit à un beau lot de "vlam, slam, takatakatak, psschiit, fiuuuu, bam!".
Les dessins sont très dynamiques. Les mouvements sont bien représentés, il y a de l'animation. Les cases ne sont pas figées et s'adaptent au récit.
Les particularités physiques des personnages sont bien marquées et les détails prenants, m'arrachant au passage plusieurs grimaces de dégoûts ou des sourires face aux expressions.
Le récit est surprenant et m'a tenu en haleine jusqu'au bout, me donnant évidemment envie de continuer avec le tome suivant. Le suspense est bien présent et le tome se termine en point d'orgue, lançant une série qui semble être prometteuse.
Au plaisir de suivre les aventures de Tony Chu, flic d'origine asiatique, obligé d'être cannibale pour mener sa mission.

Ma note : 4 étoiles

Challenge Halloween 2011