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lundi 25 septembre 2006

Concours de PAL!

Il y a quelques jours, j'ai reçu un mail de Clarabel m'invitant à participer à un concours particulier. Celui de la PAL- de la Pile à Lire.
Ce championnat a été instigué par Gaëlle et Loupiote, via leur blog respectif.
Il a débuté ce vendredi 22 septembre pour une durée de deux semaines.
J'avais déjà "un peu" répertorié les bouquins que je n'avais pas encore lus, il y a quelques mois... Mais comme je l'écris, c'est bien il y a quelques mois.
Un recomptage s'imposait donc pour participer.
Je ne ferais pas une conversion pour savoir combien de billets (et surtout la couleur) j'aurais en plus dans mon porte-feuille si je n'avais pas acheté tous ces livres...
Dépliage, déballage de cartons (oui toujours ces fichus cartons...) et remballage (pffiu il y en a de la poussière derrière ces caisses).
Une partie de mes bouquins (environ une trentaine, je vais d'ailleurs les recompter) sont chez ma mère- j'ai mis 30... mais il doit y en avoir quelques uns de plus...
J'ai été honnête et je n'ai pas compté les bouquins que je sais que je ne lirai pas...
Je sais pas si je serais bien classée, parce qu'il y a pas mal d'acharnées... (oui au féminin, on attend que les mecs se manifestent! A croire qu'ils ne lisent pas!!)
Ma PAL grimpe à 372 livres tout style confondu.
Dès que j'emménage... je fais une photo...
Il me reste donc à prendre ma pension pour pouvoir tout lire!
Comme le concours dure deux semaines... Il y a peut-être des chances pour qu'elle monte encore un peu... Non là faut que je me calme (oohhh juste un ou deux.... siouplait!)

Le règlement du concours... c'est par là...

samedi 2 septembre 2006

Journal d'Hirdondelle, Amélie Nothomb - 3,5 étoiles


Le mois d'août s'achève et avec lui arrive les livres de la rentrée littéraire.
Chaque année, à cette prériode, j'attends toujours avec patience, ce que va nous réserver notre Amélie nationale. C'est devenu un rituel. Le livre que l'on dévore en quelques heures à peine.
Soit on l'aime, soit on est déçu. Mais souvent on y revient, pour savoir ce qu'elle nous a concocté pendant un an. Mal perçue l'année dernière par la critique, Amélie Nothomb ne devait pas décevoir son lectorat. Je n'avais pas détesté Acide Sulfurique, mais il vrai que j'avais été autrement enchantée par d'autres titres.
J'ai bien apprécié ma lecture de Journal d'Hirondelle. Ce roman est court, mais dense. Tout se passe très vite. "Une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou".
Suite à une rupture amoureuse, un courtier de 30 ans devient totalement insensible.
Il perd son boulot et décide d'en trouver un autre. Par hasard, il devient tueur à gages. Avec cette froideur qui l'anime et son don pour le tir, ce métier semble lui convenir à merveille. D'autant plus qu'après son premier client, il se rend compte du plaisir que lui a procuré ce meurtre. Il retrouve enfin la jouissance dans le décalage, l'expérimental. Il vit au rythme des derniers albums de Radiohead. Jusqu'au jour où il a pour mission d'assassiner un ministre et sa famille et de ramener un serviette de documents de haute importance.
Je ne vais pas en dévoiler plus loin sur l'histoire, pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte.
Dans ce roman, elle nous entraine au fin fond de la psychologie et l'intimité du héros, à travers un quasi-monologue. Ses sensations, sa perceptions sont décrits minutieusement. On est curieux de savoir ce qui va se passer. Comment va-t-il réagir?
Le roman se lit d'une traite. Le style est clair, loin d'être lourd.
Mais c'est vrai que c'est toujours très court. On voudrait dire trop court. Mais est-ce que l'histoire aurait le même impact si elle se prolongeait sur une centaine de pages de plus?
Je ne crois pas?
Ce type de roman qui ne passe pas par quatre chemins est en quelque sorte sa marque de fabrique. Elle va à l'essentiel, mais avec un certaine intensité.
On se force à ne pas lire trop vite, pour bien s'imprégner du texte, aller au fond du personnage.
A dans un an....

Petits suicides entre amis, Arto Paasilinna - 2,5 étoiles


Voilà le titre que j'ai choisi pour l'auteur du mois du Bouquinet .
Cela faisait déjà quelques temps que la couverture de l'édition Folio me tentait bien, puis il y avait le résumé. L'histoire semblait "sympathique", originale et "humoristique"...
Ce que le quatrième de couverture ne précisait pas, c'est que ce livre tire en longueur.
Généralement, je suis pas trop vache avec mes notes, mais là je suis assez déçue.
Je m'attendais à mieux, du moins à quelque chose de plus dynamique, qui avance...
Ca pour avancer, ça avance. Les personnages du roman sillonnent toute la Finlande pour rejoindre le point le plus au nord de la Norvège, pour ensuite repartir vers la Suise... bref, des kilomètres au compteur.
L'histoire raconte la rencontre de deux hommes. Ne me demandez pas leur nom, je les ai oublié ou presque (sans doute fréquent en Finlande, mais bon).
Le premier, Rellonen (ah si celui-là me revient), décide de mettre fin à ses jours au lendemain de la Saint Jean. Suite à de nombreuses faillites, et à d'autres suicides ratés, Rellonen veut définitivement se tirer une balle. Alors qu'il s'approche d'une grange, pour ne pas faire ça chez lui, il surprend un autre homme, dans cette grange, en train de préparer sa pendaison. Au moment crucial, il ne fait ni une, ni deux et le sauve d'une mort certaine.
Après une discussion à propos de leur ambition commune, ils rentrent chez Rellonen et passent quelques jours ensemble, ayant pris la décision de remettre leur mort à plus tard. Leur vient alors l'idée de regrouper les suicidaires de Finlande, afin d'organiser ça en groupe. Ils rédigent une annonce pour un journal et voilà que débute la "grande aventure".
Tout au long du roman, on fait la connaissance d'autres personnages. On apprend le pourquoi de leur volonté de dire au revoir à la vie. On voyage à travers ces pays nordiques. On s'endors sur certaines descriptions un peu trop longues...
Le style de l'auteur est agréable à lire, simple et pas prise de tête. Certains rebondissements jallonent l'histoire, mais ne sont pas très percutants. On pourrait croire qu'ils ont été ajoutés au fur et à mesure dans le but de dépasser les 150 pages (le roman en fait près de 300).
Je me suis assez vite lassée de cette intrigue. On se demande effectivement si oui ou non ils vont en terminer une bonne fois pour toute. Mais à parfois on se demande aussi s'il va se passer quelque chose.
Pas de tournant flagrant qui redonnerait un petit coup de fouet au texte. Juste quelques aléas.
Peut-être ai-je été influencée par des critiques pas très positives à propos de ce titre. Mais même sans avoir lu ces commentaires, je n'aurais pas grimper aux rideaux en le lisant.
Je n'aime pas lacher un livre. Je laisse toujours à l'auteur une chance de le réaccrocher en route. Ce livre aurait fait 100 pages de plus, je ne suis pas certaine que j'aurais persisté.
Oui j'avoue avoir lu quelques pages en diagonale...
On verra si je re-tente Paasilinna un jour...
Comme quoi "la lecture c'est comme une boîte de chocolat, on sait jamais ce qu'on va trouver à l'intérieur"...